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Jean-Gilles JUTRAS À la découverte
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Mardi le 24 décembre, 2002
Demain Noël! je vous le souhaite ensoleillé, joyeux et plein d’amour. Rappelons un peu, l’esprit de la fête, d’abord religieuse, puis peu à peu très profane, un peu trop, peut-être!. Que, pour vous, cela demeure une fête de paix, de générosité et de joie pour vous et tous ceux qui vous entourent. Que cette fête soit le prélude d’une belle année remplie de belles et bonnes choses.
Il est sans doute trop tard pour y penser… Mais,servirez-vous de la dinde, à Noël? C’est une tradition qui nous viendrait de l’Angleterre. J’ai eu à faire une recherche, récemment, sur l’évolution de nos mœurs alimentaires, depuis les débuts de la Nouvelle-France à nos jours. Bien sûr, je ne suis ni historien ni chercheur. Mais il peut être intéressant de savoir d’où viennent quelques unes de nos habitudes de vie, notamment, celles qui entourent la table.
Ainsi, au sujet de la dinde, il semblerait, selon un article paru l’an dernier dans le journal LE SOLEIL de Québec, que jusqu’au 17e siècle, on mangeait plutôt du porc et de l’oie, pour fêter Noël. Or, le roi d’Angleterre du temps, Jacques 1er, n’aimait pas ces viandes sous prétexte qu’elles étaient trop grasses. Il imposa la dinde à la cour et la mode se répandit.
Un peu à la même époque, en 1620, plus précisément, se produisit l’aventure du Mayflower alors que des citoyens anglais ont fui la mère-patrie pour s’installer à Plymnouth au Massachusetts. Dans leurs bagages, ils apportaient la tradition de servir de la dinde le jour de l’Action de grâce.
On rapporte, au sujet de la dinde, que les Américains produisent 300 millions de cet oiseau par année et que 91% d’entre eux en mangent au moins une fois l’an, le jour du «Thanks Giving». Même que la dinde aurait été le premier repas consommé sur la lune par les cosmonautes américains.
Chez nous, la dinde est en bonne place pour la période des fêtes. On voit de moins en moins, cependant, les autres plats traditionnels qu’étaient et que sont encore les pâtés à la viande, les tourtières (selon les régions), les cretons et le ragoût de pattes de porc et de boulettes de viande, etc. Il est vrai qu’on mange aujourd’hui plus léger qu’autrefois, nos habitudes de vie sont tellement différentes. Autrefois, le travail manuel, par grand froid, nécessitait des nourritures caloriques et qui pouvaient soutenir ceux qui le pratiquait. De nos jours, on est plus souvent sédentaire et presque inactif de sorte qu’on dépense beaucoup moins d’énergie que nos aïeux. Il n’empêche que c’était le bon temps!
À propos de certaines denrées, j’ai été fort surpris, au début de décembre, en étant à Lyon, de trouver sur la table du buffet, ce que les Français appellent des «rillons» ou des «grillons». Vous savez ce que c’était? Des «oreilles de crisse» soit, des grillades de lard salé en petites bouchées qu’on sert, là bas, comme amuse-gueule. Quels souvenirs en ai-je eu!
Quelques vins
Pour arroser vos repas de fêtes, je vous propose, dès maintenant quelques vins nouvellement inscrits au répertoire de la SAQ. Jeudi, j’en donnerai d’autres, encore, ce sera, cette, fois pour accueillir l’année 2003.
Corona de Aragon, 1998, vin d’Espagne (640128 – 14,05$) – Couleur d’un rouge vif, tirant légèrement sur des nuances de tuile. Arômes et saveurs de fruits. À servir entre 16-18° c.
Un rasteau (côtes du Rhône) rond et puissant, généreux et tout plein de fruit : Domaine la Soumade, 850206 – 26,65$ sur une viande rôtie ou un fromage.
Atrium 2001, Merlot de Torrès. vin espagnol d’une maison renommée. 640201 – 15,95$ à servir autour de 15° c. sur des charcuteries ou du porc rôti. Bien conserver, les gardera la bouteille pendant au moins 5 ans.
Baccanera Langhe 1998 (Italie) rubis soutenu, nes de fruit, légèrement épicé.
On le verse à 16° c. sur des viandes grillées et peut-être des pâtes avec sauce aux champignons.
Je vous souhaite un très beau Noël : paix, joie, santé. et courage. Soyez généreux pour les plus démunis. À bientôt!
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
jgjutras@videotron.ca
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