Recharges - Logiciels
Cartouches - Santé

Sondage

Jean-Gilles JUTRAS
À la découverte
votre message ici
Abonnez-vous aux bulletins gratuits:
Votre adresse:

Mon Histoire du Vin (Chap. 14 - Le BORDELAIS)


Mardi le 24 septembre, 2002

Avec ce 14e chapitre de «Mon Histoire du VIN» on aborde un des plus prestigieux vignobles du monde, LE BORDELAIS. Bordeaux et ses vignes ont une histoire tout à fait exceptionnelle ce qui augmente sans doute l’intérêt qu’on porte aux vins qu’on y produit.

Il faut savoir que la Gironde, ainsi nomme-t-on aussi tout ce département et cette région de France qui s’étale justement sur les rives de la Gironde et de ses affluents, que la Gironde donc a été sous domination anglaise, du temps où Aliénor d’Aquitaine épousa Henri Plantagenet, roi d’Angleterre.

Il n’est donc pas surprenant de lire des noms de châteaux ou de domaine à consonances anglaises. Mais depuis le temps, ces noms et autres appellations se sont nettement francisés. Ainsi on ne dit pas «rothschIld» mais bien rothschild avec un i bien senti.

Ce qui intéresse surtout, c’est le vignoble et la vigne? J’en suis persuadé.
voici donc un chapitre fascinant de «mon Histoire du Vin».

LE BORDELAIS

Le chef-lieu du département de la Gironde, Bordeaux, capitale de l’Aquitaine, donne son nom à tous les vins de cette immense région qui, à elle seule, est plus étendue que la totalité des autres zones viticoles de France réunies. Le Bordelais produit toutes les variétés de vins : des rouges subtils et corsés, des blancs secs ou parfois liquoreux, des rosés, des crémants, etc.

Comme on l’a déjà indiqué, les vins de Bordeaux, dans leur ensemble, sont élaborés par assemblage, c’est-à-dire que le vigneron ou plus souvent le maître de chai utilise plus d’un cépage (variété de raisins) pour les élaborer. Les principaux cépages sont, pour les blancs : le sauvignon, le sémillon et la muscadelle. Les rouges proviennent du cabernet-sauvignon, du cabernet franc et du merlot; certaines maisons utilisent aussi des cépages secondaires, autant pour le blancs que pour les rouges.

Le Bordelais, c’est le pays des châteaux. On estime qu’il y aurait au moins 4 000 domaines c’est, en quelque sorte, l’unité viti/vinicole. En fait, le château bordelais c’est le chai ou la cave plutôt qu’un bâtiment à tourelles et ponts-levis; ces châteaux sont devenus dans bien des cas, des appellations de haut niveau.

Le Bordelais est divisé en plusieurs zones qui offrent des différences souvent très marquées, même si on utilise la plupart du temps les mêmes cépages et des méthodes et techniques qui se ressemblent; ces divisions sont : Médoc, Libournais, Graves et autres.


Le MÉDOC est la plus importante région viticole du Bordelais, voire même en France. Il se subdivise en deux aires d’appellations : le Médoc proprement dit, au nord, produit des vins légers, souples et agréables; au sud, c’est le Haut-Médoc qui fournit les appellations prestigieuses de saint-Estèphe – pauillac – saint-Julien – margaux et moulis-listrac. C’est dans le Haut-Médoc qu’on retrouve les fameux châteaux Lafite, Margaux, Latour et autres crus classés en 1855. Ce classement n’a jamais été modifié depuis, si ce n’est en 1973, alors que le château Mouton Rothschild est passé de second à premier cru classé.

Il y a quelques années, on a procédé au «jumelage» du plus vieux vignoble de France, LES GRAVES avec le plus jeune vignoble, celui du QUÉBEC . La zone des graves encercle la ville de Bordeaux dont l’expansion gruge graduellement une partie des vignes. Plus au sud les Graves encerclent le Sauternais. Les graves produisent une bonne proportion des vins blancs de Bordeaux qui sont d’une qualité remarquable. On doit l’amélioration des vins blancs du Bordelais, en bonne partie aux travaux d’illustres œnologues professeurs de l’université de Bordeaux, On pense au carbonieux, tour martillac, malartic-lagravière, entre autres crus classés. Par contre, il existe plusieurs vins blancs intéressants qui n’ont pas de classement mais n’en sont pas moins de belles valeurs.

On continuera, la prochaine fois, avec les appellations du Libournais : saint-émilion, pomerol et autres. On ajoutera évidemment les entre-deux-mers et autres zones de productions hors des grandes régions mais qui donnent des produits bien appréciés à qui les connaît.

À bientôt!

Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
jgjutras@videotron.ca




Recherche dans
Jean-Gilles JUTRAS
À la découverte

Toutes nos chroniques

Retour à Planète Québec

C O U R R I E R - É L E C T R O N I Q U E
[ Rédacteur en chef | Chef de pupitre ]


Politique de confidentialité

Copyright © 2003 - Planète Québec inc. Tous droits réservés.