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Jean-Gilles JUTRAS À la découverte
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Jeudi le 25 avril, 2002
«Une vaste variété de sites et de cépages et une multitude de producteurs passionnés ont fait de cette région viticole l’une des plus dynamiques et puissantes du monde», c’est le préambule du chapitre sur la Californie qu’on peut lire dans l’édition de 1994, du Larousse des Vins.
Lors de la 22e édition de la tournée canadienne du Festival des vins de Californie, qui eut lieu à Québec, le mercredi 17 avril dernier, j’ai pu constater que les vins de cette superbe région n’ont rien à envier aux produits d’aucun autre pays ou région viticole. Même que les vins goûtés m’ont prouvé qu’il y avait de très évidentes améliorations à tous les points de vue.
Le vignoble californien bénéficie d’un climat extraordinaire et de sols exceptionnels. Ce n’est pas pour rien que bien de grandes maisons européennes s’y sont installées, apportant leurs expériences séculaires. Mais les Américains avaient pour eux la technologie et bien d’autres atouts, notamment depuis la deuxième moitié du 20e siècle alors qu’ils ont pris les bouchées doubles pour cultiver de façon plus rationnelle leur vigne et de vinifier adéquatement les raisins récoltés.
L’histoire de la vigne en Californie remonte autour de 1524 alors que Cortès qui conquit le Mexique crut que la viticulture pourrait devenir une grande industrie en Amérique. On croit que les vignes de l’époque provenait de l’Espagne d’ailleurs, il y a environ deux cents ans, des pères franciscains, véritablement espagnols sont arrivés en Californie pour y établir des missions près des Côtes du Pacifique, ils ont évidemment apporté avec eux, des pieds de vigne pour être en mesure de produire du vin dont ils avaient besoin pour les offices religieux. Vers 1849, la ruée vers l’or a fait progressé l’industrie viticole.
Vers 1861, le gouverneur de la Californie, John G. Downey, commanda à Hongrois, Agoston Haraszthy, considéré comme le père de la viticulture californienne, d’aller, de par le monde, rassembler toutes les espèces de ceps susceptibles de donner du bon vin, selon Alexis Lichine, dans son Encyclopédie des Vins et des Alcools, (éditions Robert Laffont) Haraszthy choisit 100 000 boutures de 300 variétés différentes de vignes. (Pour en savoir plus, ce livre de Lichine est absolument incontournable).
Il y a donc plusieurs dizaines d’années que l’on cultive la vigne en Californie. Il semble que les premiers viticulteurs aient cependant voulu faire différent et se démarquer de ce qui se faisait en Europe, mais on s’est bientôt rendu compte que l’expérience de plusieurs centaines d’années et les antécédents traditionnels des producteurs européens pouvaient encore servir. Les résultats sont sensationnels, aujourd’hui, les vins de Californie prennent une place bien méritée dans l’éventail des grands crus et des domaines de haute qualité.
Des noms nous viennent à l’esprit quand on parle de vins de Californie : Mondavi, Fetzer, Gallo, Clos du Val et des dizaines d’autres tous plus méritants les uns que les autres, à cause des vins de grande classe qu’ils produisent année après année.
Comme bien l’on pense, les sols sont très différents d’une zone à l’autre et on peut en saisir les qualités particulières en goûtant des vins de ces régions diverses : Napa Valley, Spring Montain, Los Carneros, Stag’s Leap District ne sont qu’une infime partie des nombreuses parties du vignoble californien.
La législation de l’État réglemente les indications sur les étiquettes et pour être autorisé à inscrire la zone de production il faut qu’au moins 85% du vin provienne de la dite zone.
Quarante quatre des 50 états américains produisent du vin, mais la Californie demeure bonne première, à tous les points de vue. Au début des années 1990, la Californie produisait 14 millions d’hectolitres de vin, sur 15 millions, au total, pour l’ensemble des États-Unis. Le vignoble californien couvre 150 000 hectares. Tous ces chiffres ne sont-ils pas à l’image du «Géant» d’Amérique? Mais quand la qualité est au rendez-vous, que les vins sont bons et plaisants, que demander de plus, si ce n’est que les taux de change ne viennent pas gâter notre plaisir!
À QUÉBEC, EN FIN DE SEMAINE
Après la fête des vins américains, Québec sera témoin de plusieurs salons fort intéressants, dont l FESTIVAL DE LA GASTRONOMIE – COUPE DES NATIONS, du 26 au 28 avril, au Centre de Foire de Québec. Durant l’événement, plus précisément, le 26 avril, à 14h on couronnera plusieurs vins qui ont été analysés par un jury fort compétent, composé de membres des confréries bachiques de la Capitale.
Le coût d’entrée au Salon de la Gastronomie où des chefs de plusieurs pays se sont donné rendez-vous pour une compétition amicale, en cuisine, est de 8$ - mais on peut bénéficier d’un rabais important pour visiter d’autres salons, durant les mêmes journées. Consultez le personnel des succursales de la SAQ ou voir, à cet effet www.coupedesnations.com ou encore www.quebecplus.ca
N’oubliez pas, le point important, c’est certainement le concours des vins dont les résultats seront dévoilés le 26 avril. J’y serai, venez donc qu’on fasse connaissance!
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
jgjutras@videotron.ca
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