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Jean-Gilles JUTRAS
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Des Vignerons québécois


Mardi le 30 janvier, 2001

Si, dans bon nombre de pays producteurs, les conditions nécessaires à la culture de la vigne sont relativement favorables, la viticulture en Amérique du Nord, au Québec en particulier, demande une bonne dose de foi et de volonté. Il faut de plus user de stratégies sinon de stratagèmes pour contrer les sautes d’humeur de dame nature et de bien d’autres facteurs.



Tous ces soins, ces travaux, ces démarches tant dans la vigne qu’en cave, les vignerons de chez nous les pratiquent avec foi et attention, persévérance et ténacité.
Ceux de l’Estrie et de la Montérégie, entre autres, semblent avoir les choses bien en mains. Des vignobles de plus en plus prometteurs existent depuis près de 15 ans et progressent année après année malgré les vicissitudes climatiques et autres inconvénients de sorte qu’il y a amélioration sensible de la qualité des vins par rapport à il y a 8 ou 12 ans.

À l’occasion d’un repas de haute tenue gastronomique, préparé par les élèves du
Centre intégré en Alimentation et Tourisme (CIAT) de Québec, quelques vignerons québécois ont présenté certains de leurs produits pour l’un ou l’autre des services. On a pu goûter la Mousse d’or, un très agréable mousseux traditionnel produit par le vignoble de l’Orpailleur, un des tout premiers à cultiver la vigne, à Dunham, qui est devenue, au fil des ans, avec quelques municipalités environnantes, la Métropole viticole du Québec. L’Orpailleur est sous la responsabilité de Charles-Henri de Coussergues.

Au cours du repas, on a aussi bu le vin baptisé «Première Neige» du vignoble de M. Séguin, Les Arpents de Neige, également de Dunham. Le vin appelé La Closerie 1999 du vignoble MOROU, de Napierville, propriété de Véronique Morin et d’Étienne Héroux. Du vignoble Dietrich-Jooss, d’Iberville, les propriétaires, Monique Jooss et Victor Dietrich, ont fait verser le Storikengold; puis on a servi le Délice du Chai 2000, du Cep d’Argent, de Magog, vignoble de Denis et François Scieur et enfin, une vendange de Glace, 1999, de l’Orpailleur.

Plusieurs vins produits au Québec ont déjà reçu des mentions plus qu’honorables dans des concours internationaux, tant la qualité est présente et tout à fait remarquable; ces vins sont le résultat de tant d’efforts, de persévérance, de contrôle, de tout ce qu’il faut faire pour réussir d’aussi agréables produits. C’est réussi!

En 1995, le vignoble québécois, le plus jeune d’Amérique, a été jumelé à celui des Graves et Graves supérieures de France, en Bordelais qu’on dit être le plus vieux d’Europe. L’Association des vignerons du Québec avait tenu en février de cette année-là, une semaine d’échanges avec le Syndicat viticole des Graves.

On trouve plusieurs produits québécois dans certaines succursales de la SAQ, dans plusieurs marchés publics et surtout chez les producteurs eux-mêmes. Il est intéressant d’aller rencontrer les vignerons chez eux. Pour plus de renseignements : lire «La Route des vignobles du Québec», édition T. Debeur – ou coimmuniquer avec l’Association des vignerons, au vignoble de l’Orpailleur, 1086, route 202, Dunham, Qué. J0E 1M0 – on encore, visiter le site Internet : http://www.vignerons-du-quebec.com.

À bientôt!

Jean-Gilles Jutras,
Ambassadeur du vin au Québec
jgjutras@videotron.ca


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