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Jean-Gilles JUTRAS À la découverte
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Mardi le 30 mars, 2004
Ce n’est pas l’habitude, chez moi, de raconter ma vie… Mais, il m’est arrivé une aventure absolument merveilleuse et exceptionnelle le samedi 20 mars dernier.
Je devrais plutôt dire que NOUS avons vécu, mon épouse et moi, une soirée inoubliable. Voici les faits, il y a quelques mois que l’événement se préparait. Nous sommes membres de l’Association Québec-France, mon épouse et moi, et appartenons à la Régionale Les Seigneuries-la Capitale.
Or l’Association Québec-France, depuis quelques années, organise une soirée «hommages». La première année était consacrée à Monsieur Gérard Thibault, l’illustre fondateur du célèbre cabaret Chez Gérard de même que d’autres établissements de restauration à Québec.
Cette année, le conseil d’administration de la Régionale m’avise qu’on voulait « me » rendre hommages visant à souligner ce que j’avais pu faire pour favoriser les liens franco-québécois. J’ai répondu que j’acceptais, si on y tenait vraiment, mais à condition que mon épouse Mariette y soit associée. Ce qui fut fait.
Pour marquer mon engagement à faire connaître et apprécier le vin, notamment, il va de soi, les vins français, pour mon attachement à la qualité de la langue, pour quelques autres motifs semblables, on s’est donné beaucoup de mal pour faire de la soirée du 20 mars 2004, un fête de classe.
Cette soirée, rappelons-le, correspondait avec la clôture de la Semaine de la Francophonie présidée par Marie-Michèle Desrosiers qui était présente et qui a interprété « La Langue de chez nous » et nous a dédié « En veillant su’ l’perron ».
Un des moments forts, car il y en eut plusieurs, a été la remise, par le Consul Général de France, à Québec, M.Jacques AUDIBERT, des insignes de chevalier du Mérite agricole de France. Dans son allocution, le Consul a expliqué pourquoi le « mérite agricole ». « Parce qu’en France, dit monsieur Audibert, c’est le ministère de l’agriculture qui est aussi celui de l’alimentation et donc de la gastronomie ».
Plus loin, le consul déclare : « Votre connaissance encyclopédique de ces vins (il parle des vins français, évidemment) qui sont le cœur de nos vieilles civilisations, votre talent à la faire partager dans la convivialité, votre sens de l’amitié, dont témoignent aujourd’hui tous ceux qui vous entourent sont de précieux trésors dont la France vous remercie… ».
Cet honneur de même que les autres marques de reconnaissance et d’appréciation me vont droit au cœur et m’incitent, il va sans dire, à continuer dans cette veine, aussi longtemps que la santé me le permettra. Aussi je continuerai donc avec plaisir à venir régulièrement vous parler et vous écrire sur le vin.
J’ai noté avec satisfaction et reconnaissance, la présence de nombreux représentants des confréries bachiques de la Capitale. En début de soirée, ils ont été une quinzaine à parader en costumes d’apparat pour souligner l’événement. J’en ai été ravi et tout autant émerveillé que les premières fois où j’ai vu ces défilés de confréries tout rutilants et colorés.
LA COUPE DES NATIONS
Je vous ai dit récemment, que bientôt aura lieu à Québec, le Festival de la Gastronomie. Au cours de cet événement, on dévoilera les gagnants du concours COUPE DES NATIONS. Cette compétition organisée par la Corporation des restaurateurs de Québec, a eu lieu le lundi 15 mars. (Le Festival se tient du 23 au 25 avril 2004 – au Centre de Foire, Expo-Cité, à Québec)
Le jury était composé de plus de 20 personnes presque toutes provenant des confréries gastronomiques et bachiques de la région de Québec.
Les vins étaient inscrits dans l’une ou l’autre catégories inscrites aux règlements du concours :
Catégorie A : vins rouges, blancs ou rosés de moins de 22$ à la SAQ;
Catégorie B : vins de moins de 22$ selon 6 cépages (3 rouges) (3 blancs)
ou selon les zones de production : (12 pour les rouges et 9 pour les blancs)
Catégorie C : vins haut de gamme vendus à plus de 22$ en rouge ou en blanc
Catégorie D : vins mousseux ou portos sans égard aux prix.
Catégorie E : vins blancs ou rouges moins de 22$ destinés à être évalués pour leur rapport avec de la nourriture.
Le concours était également ouvert aux produits du terroir québécois : vins ou cidres artisans
Catégorie F : réservée aux producteurs de vins du Québec
Catégorie G : pour les producteurs de cidres
Catégorie K : à l’intention des producteurs de boissons aromatisées aux fruits ou d’hydromel -- Les producteurs des 3 dernières catégories devaient détenir un permis de production artisanale.
En tout, 270 produits ont été goûtés, évalués et classés. Les résultats seront connus, le 22 avril au Festival de la Gastronomie de Québec. Plusieurs membres du jury ont été impressionnés par la qualité des vins soumis dans toutes les catégories et surtout l’évolution des vins du Québec.
Nos vignerons travaillent fort et consciencieusement. Ils sont sans doute tout près d’atteindre leur but. Notamment en ce qui a trait aux vins et cidres de glace, nous n’aurons sans doute plus rien à envier.
On suivra avec intérêt leur progrès et leur réussite.
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec.
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