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Jean-Gilles JUTRAS À la découverte
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Mardi le 31 décembre, 2002
Nous voici au dernier jour de l’année 2002. Il me semble que nous venons tout juste de nous habitué à écrire 2002, dans le haut de nos lettres, ou pour dater un document. Nous allons devoir nous faire une idée et écrire désormais 2003… Ce dernier jour de l’année est sous le patronage de Saint Sylvestre. Je suis toujours surpris de constater comment, encore aujourd’hui, nos traditions et habitudes de vie sont souvent accompagnées de connotations religieuses.
Remarquez que je n’ai rien contre… Je suis parmi la minorité qui pratique et va régulièrement à la messe. Mais, cela me surprend un peu, d’autant plus qu’on tente de laïciser tout notre environnement. Nous fêtons allègrement, plusieurs des fêtes de la religion catholique, nous nous «accrochons» à un certain nombre de pratiques, etc. Par exemple, le 31 décembre, plusieurs font la fête pour marquer la «Saint-Sylvestre».
J’essaie de me rappeler de l’époque où nous avons commencer à parler de la «SAINT-SYLVESTRE» et à souligner cette fête. J’ai en tête le monologue «La Charlotte prie Notre-Dame» qui raconte l’histoire d’une pauvre fille de rue qui à l’approche des fêtes, n’en peut plus de geler. Elle se rappelle quelques bouts de prière, dans sa pauvreté et sa déchéance. Mais cette histoire n’a pas lieu le 31 décembre, mais plutôt le 24.
Il me revient encore certains écrits dont l’environnement se situe à la fin de l’année et où on décrit le faste de réveillon marquant le passage d’une année à l’autre, on fête alors la Saint-Sylvestre.
J’ai voulu savoir d’où il sortait ce fameux Sylvestre. En furetant sur des sites de recherche, j’ai découvert deux versions. Peut-être même y en a-t-il plus, qui sait? Dans un article paru dans La Presse, l’an dernier, on apprend que la fin de l’année était célébrée par les Gaulois, dans les temps fort reculés. Vous connaissez les Gaulois? Si vous êtes amateurs, ce sont les cousins d’Astérix et d’Obélix…
Voici un résumé de ce que j’ai pu lire, j’ai, malgré moi, quelques interrogations, car l’auteur de l’article de LA PRESSE parle du 31 décembre comme la fin de l’année alors qu’en disant que la fête du 31 décembre venait, à l’origine des Celtes. Ceux-ci n’avaient pas de 31 décembre, mais ils célébraient malgré tout le solstice d’hiver, donc la fin d’un cycle qui amorçait d’autre part, le début du renouveau.
Ces jours marqués par un déclin considérable de la lumière et de la chaleur, étaient souvent l’occasion de grandes festivités. Les temps modernes ont adapté et adopté cette période qui correspond, aujourd’hui avec le passage d’une année à l’autre et qui est l’occasion de fête.
Pour l’Église catholique, le 31 décembre est consacré au pape Sylvestre 1er dont le pontificat eut cours de 314 à 355. Il était romain C’est sous son règne que le christianisme fut reconnue comme religion de l’Empire romain.
Le 31 décembre, c’est aussi le jour anniversaire de Jacques Cartier, d’Henri Matisse, et sans doute de nombreuses autres personnes de grande qualité, auxquelles j’offre mes vœux de bon anniversaire.
À vous toutes et tous, je formule des souhaits pour une année 2003 de paix, d’amour, de santé et de bonheur! Le 31 décembre, nous avons à notre tour emprunté la «Saint-Sylvestre» qui est devenue une tradition pour laquelle nous nous regroupons entre parents et amis pour passer d’un an à l’autre, que je vous souhaite, encore une fois, rempli de joie et de d’agréables découvertes vineuses et gastronomiques. Je m’engage à vous y aider par mes suggestions et recommandations.
Là dessus, à l’an prochain!
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
jgjutras@videotron.ca
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