|
|
|
Jean-Gilles JUTRAS À la découverte
|
|
|
|
|
|
Mardi le 03 juillet, 2001
Vous vous intéressez à tout ce qui entoure le vin, et surtout à ce qui l’a précédé, en quelque sorte. Voici un 7e chapitre de l’histoire du vin.
Rappelons qu’il y a quatre éléments, pour réaliser un bon vin :
- le ou les cépages, c’est-à-dire, les variétés de raisins;
- la nature du sol et des sous-sols, c’est la notion du terroir;
- les conditions atmosphériques et climatiques auxquelles sont rattachées l’idée de millésime
- Enfin, le travail des hommes et des femmes, tant dans les vignes qu’en cave.
Tous ces éléments ne sauraient être dissociés et si ce n’est le travail humain, on
ne produira jamais de bons vins si les autres conditions sont faibles ou défectueuses. Dans les nouveaux pays producteurs, on fait grand état du ou des cépages, alors qu’en Europe, on tient plus compte du terroir. Il faut comprendre que depuis le temps où on fait du vin, en Europe, plus de 2000 ans, on est bien conscient de l’importance du choix des cépages et sans doute que toutes les expériences ont maintenant été faites.
Pourtant, il ne faut pas négliger cet élément qui se répartit, selon la science botanique, en famille, les «vitacées»; en genres, «vitis», pour ce qui nous intéresse; en sous-genres; en espèces (plus d’une trentaine). Il faut savoir que peu d’espèces produisent du jus buvable, même qu’une seule espèce, la vitis vinifera, donne les meilleurs vins du monde, même si lambrusca fournit quelques produits honnêtes, notamment en Amérique du Nord. Il faut aussi souligner que les vitis riparia, rupestris et berlandieri sont très utiles à cause de leur résistance aux parasites dont le phylloxéra, aussi servent-elles comme porte-greffes.
Il faut également préciser que certains hybrides, non autorisés par la Communauté européennes, sont très utiles dans certains pays où le climat est dur et froid. Au Québec, par exemple, n’étaient de certains hybrides on n’aurait aucun des vins de plus en plus agréables produits par nos vaillants vignerons : Orpailleur, Dietrich-Jooss et plusieurs autres tout aussi méritants.
L’Histoire et la science nous apprennent que la «vitis vinifera» a proliféré autour du bassin méditerranéen là où vignerons et viticulteurs l’ont domestiquée et souvent améliorée. La vigne comme bien d’autres végétaux a une tendance naturelle à se reproduire et à se croiser aussi les vignerons ont tout mis en œuvre pour la maîtriser tout en favorisant les croisements qui allaient donner des cépages qui présenteraient un certain nombre de propriétés jugées souhaitables pour obtenir les meilleurs vins qui soient. Mais ce dont il faut se rappeler c’est qu’un autre élément entre en ligne de compte, puis que tout bon cépage ne donne pas toujours d’aussi bon résultat s’il n’est pas dans un sol et un environnement qui lui soit propice.
Le type de vin que l’on veut produire influence aussi le chois des cépages, les dates de maturité est aussi un élément qui peut changer le chois des variétés de raisins puisque, selon les climats, ont choisira des cépages plus précoces.
Comme on peut le constater, le ou les cépages ont une grande importance sur la qualité du vin que l’on boit. On reviendra sur les autres éléments. À bientôt!
Jean-Gilles Jutras,
Ambassadeur du vin au Québec
jgjutras@videotron.ca
|
|
Recherche dans
Jean-Gilles JUTRAS À la découverte
|
|
|
|
|
|
|