Mardi le 03 juillet, 2007 |
En relisant le chapitre 45 de « Mon Histoire du vin » qui traitait des vignes aux États-Unis, j’ai constaté que j’avais omis de souligner que plusieurs grandes maisons françaises s’étaient implantées en Californie, notamment, mais aussi en Oregon où la maison Joseph Drouhin, le grand producteur bourguignon fait de superbes « pinots noirs » depuis quelques dizaines d’années.
Cependant qu’on ne peut l’oublier, en Californie, quelques maisons champenoises y produisent des mousseux fort intéressants et appréciés. On pense, entre autres, à
Moët & Chandon qui produit le « Chandon brut classic »; (10542031 – 21,70$
le « Chandon Blanc de Noirs » (100693 – 24,10$)
Mumm à qui on doit le « Mumm Cuvée Brut », napa mousseux (265678 – 27,85$
le « DVX Mumm Cuvée Napa » (383596 – 69,25$)
le « Mumm Cuvée Napa – rosé » (433144 – 30,50$)
Roederer qui offre le « Brut Anderson Valley » (294181 – 27,85$)
PLUS au SUD
Le Mexique est toujours en Amérique du Nord, il semble qu’il n’y ait aucun produit du Mexique dans les succursales de la SAQ non plus que sur le site de la Société. Pourtant, comme on le sait, le Mexique tient son origine des Espagnols, il n’est donc pas surprenant qu’on y cultive la vigne et qu’on y produise du vin, il faut noter cependant que l’eau-de-vie de vin est encore plus en faveur au Mexique, pas surprenant que la maison Martell (cognac) s’y soit installée.
En Amérique du Sud
Nul besoin de rappeler que l’influence espagnole ou portugaise, dans le cas du Brésil, ait nettement marqué les traditions des pays sud-américains. La vigne et le vin y sont bien enracinés depuis l’arrivée des immigrants européens, il y a plusieurs centaines d’années.
La SAQ a bien réalisé que les consommateurs du Québec auraient de la difficulté à suivre les augmentations des prix des vins d’Europe, notamment de la France et de l’Italie dont la demande était supérieure dans bien des cas aux possibilités de production. Par contre, les écarts dans les taux d’échange avec les États-Unis éloignaient encore là, les possibilités d’achat des consommateurs québécois. La SAQ s’est donc judicieusement tournée vers le Chili, l’Argentine, le Pérou, l’Uruguay et autres.
Au Chili, notamment, des maisons comme Errazuriz. Vina Santa Rita et plusieurs autres ont prouvé hors de tout doute, leur savoir-faire. On sait par ailleurs, que plusieurs producteurs ou négociants européens des français, en particulier, se sont implantés au Chili et y produisent d’excellents vins : les frères Lurton, le baron P. de Rothschild, casa Lapostolle et, d’Espagne, l’immense Miguel Torres y a aussi fait sa marque avec succès.
Je n’ai presque pas besoin de vous suggérer des noms de vins… Vous en connaissez sans doute tout autant que moi, les prix sont alléchants et vous avez sans doute succombé, avec raison, à l’attrait du rapport quakité/prix.
La SAQ offre quelques dizaines de bouteilles de vins d’Argentine. Ici encore on peut faire d’excellentes et profitables découvertes. On pense à des noms qui offrent de belles et bonnes choses : Trapiche, Catena Zapata, Alamos, bodega Etchart… Les frères Lurton, vignerons propriétaires en Bordelais font de très bons vins en Argentine.
Enfin, quelques « échappés » du Mexique, de l’Uruguay, du Pérou, etc apparaissent de temps à autres sur les tablettes de la SAQ. Libre à vous d’en faire la découverte.
Je mets un point final à ce chapitre sur l’Amérique, sachant fort bien qu’un jour ou l’autre, peut-être pas si lointain, les sonnées auront changé et augmenté… Je laisse à d’autres de compléter!
Là dessus, je vous souhaite que votre été continue en beauté et en santé!
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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