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Jean-Gilles JUTRAS À la découverte
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Mardi le 05 décembre, 2000
Les jours qui viennent amèneront de bons moments où on vivra intensément les sentiments du cœur et de l’âme qui nous animent. On en profitera pour réunir enfants, parents et amis, très souvent, autour de la table. C’est connu, Québécois et Québécoises ne ratent aucune occasion de faire la fête par de bons repas bien arrosés.
Il y a bien des façons de recevoir à la table. Le repas traditionnel, servi le midi ou le soir, demeure la formule la plus populaire. Mais le repas combiné, appelé «brunch» (contraction de breakfast et lunch), pris en fin de matinée – début d’après-midi, prend beaucoup de popularité. Ou bien encore ce peut-être un réveillon, particulièrement la nuit de Noël ou de la Saint-Sylvestre, le 31 décembre. Peut-être préférera-t-on un «5 à 7» plus ou moins prolongé…
Il y a bien d’autres manières d’organiser des rencontres autour de la table, avec plus ou moins de convives, sans oublier le repas «progressif» alors qu’on se déplace entre 3 ou 4 maisons, pour y consommer l’un ou l’autre des services du repas qui s’étale ainsi pendant plusieurs heures. On peut recevoir au restaurant ou à l’hôtel, faire servir par un traiteur, etc. Un conseil, à ce propos, si ce n’est déjà fait, hâtez-vous de réserver, car en fin d’année ces établissements sont en forte demande.
TOUJOURS ARROSÉS
Si jadis on servait peu de vin ou de boissons alcooliques aux repas, les mœurs et habitudes ont bien changé. Rares de nos jours les repas le moindrement festifs où on ne verse pas quelques verres de vin. À ce propos, certains ont encore l’impression que de servir plusieurs vins peut être dommageable. «Il ne faut pas faire de mélange», entend-on. Ce qu’il faut savoir, c’est que si on présente seulement du vin, même s’il est diversifié, il n’y a pas d’inconvénients, encore faut-il être modéré. L’abus peut être dangereux, on le répète avec raison. Donc, si on se limite au vin, rien n’empêche de verser du vin blanc et du vin rouge, au cours d’un même repas.
PLUS D’UN VIN, SANS DANGER…
On peut donc, sans inconvénients, servir un vin différent avec chaque service, ou encore, se limiter au vin blanc pour l’apéritif et l’entrée et un rouge pour la viande et le fromage. Au dessert on n’a pas nécessairement besoin de vin, encore qu’un vin doux, un vin de glace du Québec ou d’Ontario peut-être fort agréable. De même le porto, si on en a servi au fromage, peut encore accompagner la bûche de Noël ou le traditionnel gâteau aux fruits.
Pour un repas plus élaboré, de 5 à 7 services, on optera pour une séquence de plusieurs vins : vins blancs à l’entrée et pour l’assiette de poisson ou fruits de mer, on n’a pas besoin de vin sur un potage ou un consommé, mais on reprendra le service du vin, sans doute du rouge, avec la viande ou la volaille et un autre rouge pour les fromages.
Il y a plusieurs années, on versait du champagne au dessert, aujourd’hui on goûte ce grand vin, plutôt à l’apéritif. D’ailleurs, le champagne de dessert doit être beaucoup plus doux que celui versé avant le repas.
Si vous avez des questions, des remarques ou des commentaires, je les recevrai avec intérêt. À bientôt!
Jean-Gilles Jutras,
Ambassadeur du vin au Québec
jgjutras@videotron.ca
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