Recharges - Logiciels
Cartouches - Santé

Sondage

Jean-Gilles JUTRAS
À la découverte
votre message ici
Abonnez-vous aux bulletins gratuits:
Votre adresse:

UN SI JOLI ROSÉ...


Mardi le 05 juin, 2001

Y a-t-il plus merveilleux moment que celui où on goûte un beau vin rosé, à l’ombre du grand chêne, alors que le thermomètre s’obstine à jouer autour des 25 ou 30° c.? Je ne comprends pas pourquoi des personnes, qui se disent pourtant amateurs de vin, ne veulent rien savoir du vin rosé. Je conçois qu’à un moment donné, on était assez mal servi en vins rosés. Mais les choses ont bien changé depuis.

À ce propos, faut-il répéter que le vin rosé n’est jamais le résultat d’un mélange de vin blanc et de rouge, la loi l’interdit. SAUF!… parce que, comme toujours, à toute règle il y a exception donc, sauf pour le champagne rosé qui est le résultat d’un ajout de vin rouge, à un moment ou l’autre de l’élaboration du célèbre mousseux.

Dans tous les autres cas, notamment en France, le vin rosé provient d’une vinification particulière qui demande par ailleurs beaucoup de soin et d’attention de la part du vigneron ou du vinificateur. Il faut savoir que pour le vin rosé, comme pour le rouge, on ne peut utiliser que des raisins dits teinturiers parce que la coloration du vin s’obtient grâce aux pigments contenus dans la peau du fruit. Or, un raisin blanc ou vert ne donnera jamais de vin coloré alors qu’un raisin rouge ou noir peut donner de bons vins blancs, si on prend soin de ne pas laisser la peau au contact du moût. Toutefois, il est permis quand on vinifie des raisins rouges, d’ajouter une certaine quantité de raisins blancs, pour faire du rosé.

Si on a tendance à dire que la Provence est la patrie des vins rosés français, on constate qu’il y a des rosés dans la plupart des régions viticoles de France. De même, la plupart des pays producteurs offrent de plus en plus de belles bouteilles de vins rosés, que ce soit d’Italie, d’Espagne, du Chili et des États-Unis, etc.

Ils sont tellement spéciaux, les ROSÉS qu’ils ne ressemblent ni aux classiques vins rouges ni aux blancs. Il y a, d’ailleurs, plusieurs façons d’élaborer du rosé :
- Cuvaison de la vendange entière, si on utilise certains raisins ayant naturellement une teinte rosée;
- Courte macération de la vendange entière, suivie d’une saignée;
- Pressurage direct des fruits rouges ou colorés qui précède une fermentation du moût seulement. C’est la méthode la plus répandue.
- Macération carbonique très courte. Il s’agit de laisser agir la fermentation intracellulaire des raisins entiers, après quoi intervient la fermentation alcoolique des fruits écrasés.

A-t-on besoin de savoir tout cela pour bien apprécier un vin rosé? Que non! Un vin plaît quand vous entendez : «Tu n’en aurais pas un deuxième verre?» Ce ne sont peut-être pas des vins dont on parle longtemps, mais il me semble que c’est la fête, quand on verse un vin rosé bien frais, avec ou sans bulle, car un champagne, un mousseux, un crémant rosé contribue à rendre une fête encore plus joyeuse.

Les vins rosés ont par ailleurs l’avantage d’accompagner bien des mets bien différents les uns des autres, aussi bien les poissons et fruits de mer que des brochettes, même de viandes, des salades à base de divers produits et aussi les desserts. Je ne dis pas qu’on peut servir du rosé sans aucune précaution. Mais il se marie bien avec bon nombre de mets et de plats estivaux comme une bouillabaisse, un couscous de légumes ou d’agneau, des grillades variées et quoi encore?

À bientôt pour une liste de vins rosés présentement disponibles afin de vous aider à passer un été agréable. Belles découvertes.

Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
jgjutras@videotron.ca




Recherche dans
Jean-Gilles JUTRAS
À la découverte

Toutes nos chroniques

Retour à Planète Québec

C O U R R I E R - É L E C T R O N I Q U E
[ Rédacteur en chef | Chef de pupitre ]


Politique de confidentialité

Copyright © 2003 - Planète Québec inc. Tous droits réservés.