Imprimez ce
texte
Envoyez ce texte
a un ami
Ecrivez-moi
Archives
M O N D A V I
 

Mardi le 05 juin, 2007


J’ai eu l’avantage, récemment, de rencontrer Gustavo A. Gonzalez, vinificateur (Winemaker) chez Robert Mondavi Winery. Invité par Vincor Internaional qui représente la maison Mondavi, au Quéebc. M. Gonzalez a présenté quelques uns des grands vins Mondavi.

Qui ne connaît pas Mondavi, du moins de nom, quand on s’intéresse le moindrement au vin? Pour ma part, j’avoue que ce lundi 28 mai, je me suis réconcilié avec les vins américains. Avouons que les vins de Mondavi ne sont pas les derniers dans l’échelle des bonnes bouteilles. Mais enfin…Je n’étais pas un « fana » des vins de nos voisins du sud, tant s’en faut! La présentation qu’en a faite Gustavo Gonzalez et la dégustation qui a suivi m’ont vraiment plu! Je me devais absolument de réviser mes appréciations.

MONDAVI

Robert Mondavi est né le 18 juin 1913 - il aura donc 94 ans dans quelques jours – à Virginia, dans le Minnesota. Ses parents, étaient originaires de la région des Marches, en Italie.

Pour sa part, Robert Mondavi a fondé son domaine viticole en 1966, après avoir débuté sa carrière dans les vignes chez Charles Krug, « véritable pionnier de l’industrie vinicole », au début des années 1860, selon le Larousse du vin. Les Mondavi, Cesare, le père, Robert et son frère Peter rachetèrent de James Moffitt, la Charles Krug Winery.

Presque 100 ans, plus tard, en 1965, Robert, en querelle avec son frère Peter, quitte la Krug Winery, pour fonder, en 1966, comme écrit plus haut, sa propre exploitation, à Oakville où, avec son fils R. Michael, il fonde la Robert Mondavi Winery, dans la Napa Valley, après s’être porté acquéreur du vignoble « TO KALON », (terme grec qui signifie « le plus beau ». C’est là qu’il créa, le « fumé blanc », « un sauvignon complexe vieilli en barrique. » (Larousse du vin).

Le fumé blanc : peu d’ouvrages expliquent ce qu’est le « fumé blanc ». J’ai cependant trouvé ce qui suit, dans Le Livre des Cépages, de Jancis Robinson : « Au début des années 1970, le sauvignon vendu comme tel avait peu d’attraits pour le consommateur américain quand Robert Mondavi… s’inquiéta de la popularité croissante du pouilly fumé importé, issu du même cépage. »

L’auteur, Robinson, explique que Mondavi révisa une certaine façon de vinifier le sauvignon blanc, en imposant un séjour plus ou moins prolongé à son vin issu du sauvignon blanc, dans des barriques de chêne… le producteur s’est alors demandé : « et pourquoi ne pas le désigner sous le nom de blanc fumé? » ce qui fut fait… tout le monde connaît maintenant le fumé blanc de Mondavi.

Jancis Robinson écrit que Mondavi en a vendu des millions de bouteilles à tel point que le vignoble a du être agrandi dépassant 5 200 hectares. Pourtant, depuis quelques années Mondavi accusait de plus en plus de difficultés financières.

Affecté par une surproduction de raisin en Californie, Mondavi a, un jour, manifesté ses intentions de vendre ses marques de luxe, sur lesquelles il avait pourtant assis sa réputation, pour se tourner plutôt vers des vins bon marché. C’est ainsi que la Robert Mondavi Winery a été achetée, en 2006, par l’importante maison Constellation Brand.

DEVENU PREMIER

Cette société est ainsi devenue le premier groupe viticole mondial et a tout mis en œuvre pour relancer la Robert Mondavi Winery, au coût, prétend-on d’un milliard de dollars américains. Constellation Brands occupait alors 3,5% du
marché mondial des produits à base d’alcool et contrôlait également un cinquième du marché américain.
Plus tard, Constellation acquiert une douzaine d’autres propriétés de sorte qu’elle peut accéder au premier rang mondial du négoce du vin, en fusionnant avec la société Hardy d’Australie. On estime que Constellation, aujourd’hui, serait propriétaire de plus de 200 marques d'alcool.
Pour ce qui est de Mondavi, Gustavo Gonzalez, le vinificateur toujours en place, il nous a confirmé, cette semaine, que Constellation avait gardé tout le personnel responsable de la production; bien plus, le siège de Mondavi devrait rester à Oakville, dans la vallée de Napa.
Selon certaines sources, les États-Unis se classent maintenant en quatrième place, parmi les pays producteurs de vins, derrière l'Italie, la France et l'Espagne, avec 7% de la production mondiale de vin.
Pour compléter l’information, cette année-même la Constellation s’est portée acquéreur de Vincor international, jusqu’alors et encore maintenant, sans doute, la plus importante agence de vins et spiritueux au Canada.
Ce qu’on a goûté
Au restaurant Le Parlementaire, lundi dernier, on a goûté des vins exceptionnels disponibles maintenant ou sous peu, dans les succursales de la SAQ
Fumé blanc – Napa Valley 2005 221887 -- 26,75$
Nez typique du sauvignon, sans agressivité souligné par des arômes de fruits; en bouche, une belle rondeur et ebaucoup de finesse.

Chardonnay, Carneros 2004 491399 41$
Le chardonnay européen est plus difficile à déceler. Il n’empêche que celui-ci est bien équilibré avec des rappels de fruits croquants. Une concentration plaisante en fait un vin idéal sur le homard ou le crabe nature ou grillé.

Merlot Napa Valley 2003 898866 35$
C’est le vin que j’ai préféré! En dégustant, j’avais écrit « excellent! Une petite merveille » et je persiste! Le bon équilibre et l’harmonie enchantent. On appréciera la richesse du fruit, la persistance et la rondeur. Idéal sur une belle pièce de viande rouge.

Cabernet sauvignon Napa Valley 2002 255513 39,50$
Un vin de haute tenue; les arômes et les saveurs sont bien amalgamées tout en étant bien précises; beaux fruits mûrs persistants; idéal en mangeant une viande rôtie.

Cabernet sauvignon Oakville, 2003 975482 62$
On entre ici dans les ligues majeures. Un vin généreux, d’un équilibre parfait; au nez et en bouche, l’intérêt se porte sur des notions de fruits mûrs, légèrement chocolatées et épicées.

Cabernet sauvignonReserve 2003 705285 149$
Vin d’une classe à part! regorge de fruits noirs : mûres, cerises, cassis, soutenus par des effluves chocolatées, le laurier et le romarin. Opulent en bouche, savoureux et charmeur.

Privez-vous de quelques bouteilles de « vins sans histoire », pour pouvoir goûter une ou l’autre de ces merveilles. Encore une fois, on a la preuve que lorsque c’est signé MONDAVI, on a le summum!

Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec



 
Imprimez ce
texte
Envoyez ce texte
a un ami
Ecrivez-moi
Archives
 
Recherche dans
Jean-Gilles JUTRAS
À la découverte
recettes
Recette :
Vin :
 

 
 
 
 
 
 
Toutes nos chroniques

Retour à Planète Québec

C O U R R I E R - É L E C T R O N I Q U E
[ Rédacteur en chef | Chef de pupitre ]


Politique de confidentialité

Copyright © 2006 - Planète Québec inc. Tous droits réservés.

Répertoire de bon liens