Hier, 6 décembre, c’était la «Saint-Nicolas», patron des enfants. On est un peu moins croyant et pratiquant au Québec… mais dans certaines régions d’Europe, cependant c’est une fête encore bien vivante, notamment dans l’est de la France et en Belgique. De nos jours, en Alsace, par exemple, on prépare de petits bonshommes en pain d’épice pour les enfants, à l’occasion de la Saint-Nicolas.
Dans certaines parties de l’Europe, on offre même des jouets, pour cete fête… Je me rappelle qu’en arrivant à Québec, au début des années 1960, chez Paquet, c’était Saint Nicolas qui recevait les enfants sages… Pour faire comme tout le monde, quelques années plus tard, au grand Saint Nicolas a été remplacé par le Père Noël tout de rouge vêtu et arborant une belle barbe blanche qui tranchait sur son costume rouge flamboyant.
En réalité, Saint-Nicolas est l’ancêtre du Père Noël que les anglais et les américains appellent «SANTA CLAUS» Claus étant Nicolas, en anglais. Plus précisément, c’est en Hollande, où les petits néerlandais invoquaient Sinter Klaas. Émigrés aux États-Unis, en grand nombre, au XVIIIe siècle où ils transportaient leurs coutumes, les Hollandais y installèrent leur saint des enfants, sauf que pour coller aux coutumes protestantes, la fête du début de décembre a été rapprochée de celle de l’Enfant Jésus, soit autour du 25 décembre et, saint Nicolas ou Sinter Klaas devin Santa Claus que les francophones traduisirent Père Noël…
De Noël à Noé
Avez-vous remarquez? Dans noël, il y a Noé… Or, Noé, selon la bible aurait été sauvé du déluge, avec sa femme et ses fils de même que la plupart des animaux de la terre, de la mer et des airs. Une adaptation du récit de la Genèse, dit :« Or, Noé commença par être un bon cultivateur et planta alors trois vignes…» On a prétendu que Noé se serait enivré du vin de ses vignes. D’autres écrits qu’on appelle «les Manuscrits de la mer morte» ne font aucune référence ni à l’ivrognerie ni à la nudité, mais on parle de rendre grâce à Dieu après une fête consécutive à la première vendange après le déluge. (Manuscrits de la mer morte, version intégrale, Plon éditeur, 2001, page 93).
Notre chanson populaire nous rappelle :
«C’est notre Grand-Père Noé,
Patriarche digne,
Que l’Bon Dieu a conservé,
Pour planté la vigne»
Il est fort compréhensible que les confréries bachiques, dans leur rituel d’intronisation, remercient Noé comme «Père» de la vigne, et ce, en compagnie de Bacchus, dieu du vin, de Rabelais, chantre de la dive bouteille. Sachons reconnaître le rôle important de Noé qui nous permet, aujourd’hui, et notamment, durant ces jours de fête autour de Noël de goûter tous les bons produits de la treille, qui proviennent des quatre coins de monde.
Les trois vignes qu’a plantées Noé, selon le récit de la bible, ont fait plusieurs rejetons depuis lors. Du mont Ararat, massif volcanique à l’est de la Turquie où l’arche de Noé aurait échoué, la vigne s’est répandue partout sur terre, pour notre plus grand plaisir.