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| Y a-t-il plus festif? |
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Mardi le 09 décembre, 2008 |
Y a-t-il plus festif qu’une flûte de champagne ou de mousseux, pour accompagner les amuse-gueules, les mets fins et toutes les autres bouchées de Noël et de tout le temps des fêtes? N’est-ce pas que les bulles qui s’amusent à monter et descendre dans les verres effilés, contenant un vin effervescent, sont déjà une fête en soi?
On me dira, le champagne, c’est un peu cher pour mon budget… je comprends et j’abonde dans le même sens, quoique… une fois par ci par là, c’est bien agréable. Mais il n’y a pas que le champagne qui mette la joie dans le verre et dans les yeux et sur les papilles. On trouve plusieurs autres vins effervescents, de provenances diverses, offerts dans les succursales de la SAQ.
Qu’est-ce qu’un vin effervescent?
Pour être scientifique, (ce qui enlève bien de la poésie aux bulles…), un vin effervescent est généralement un vin contenant une concentration suffisante de gaz CO2 pour le saturer de multiples bulles et même d’une jolie mousse évanescente.
On trouve plusieurs types de vins mousseux souvent produits de façon différente; on peut choisir entre les perlants, les pétillants, les mousseux etc. On parle, selon le cas, de méthode champenoise (exclusivement en Champagne), de méthode traditionnelle, ancestrale, en cuve close, entre autres. Les meilleurs produits étant ceux évidemment pour lesquels on applique la méthode traditionnelle.
Le champagne
La façon de faire le champagne ou autres mousseux élaborés d’une élaboration identique, consiste à produire d’abord un vin tranquille qui aura préalablement été fermenté et qu’on aura laissé reposer un certain temps, allant de quelques mois à plusieurs années; ce vin tranquille sera ensuite embouteillé après qu’on lui ait ajouté une certaine quantité de vin additionné de levure, c’est la « liqueur de tirage » qui doit amorcer la « prise de mousse », c’est-à-dire la formation de CO2 qui engendre mousse et bulles.
Par la suite les bouteilles sont rangées, empilées, pour des semaines et des mois. On dit alors que le champagne repose sur lattes, car les rangées de bouteilles sont empilées sur les autres chacune isolée de celle du dessous par de petites planchettes (des lattes) pour en empêcher le roulement ou le glissement.
Bien d’autres vins mousseux, en dehors de la Champagne, sont élaborés de même façon; les crémants d’Alsace, de Bordeaux, des Côtes-du-Rhône, de Bourgogne, du Jura, de Limoux, de Loire, en France, de même que bien des produits d’Italie, d’Espagne, d’Allemagne, des États-Unis etc.
Vive le champagne
Oui, c’est plus cher… mais n’est-ce pas «le vin des rois et le roi des vins», même si cette phrase, on l’entend parfois aussi pour d’autres vins, on ne peut nier au champagne le fait d’être la joie, l’allégresse, le plaisir en verre, ou mieux en flûte, car c’est dans une coupe élancée que le champagne se révèlera de préférence, où il fait le mieux miroiter et danser ses multiples bulles fines et légères
Ces fameuses bulles, il semblerait que c’est presque par hasard qu’on les a découvertes. Pierre Lotigie-Laurent, dans son site internet, LA PLANÈTE-VIN, écrit : «Ce vin avait la fâcheuse habitude de bouillonner dans les tonneaux au début de la saison chaude. Mis en bouteille l’hiver suivant, il moussait et devenait vin du diable ou lance-bouchon. Au cours du 17e siècle on commence donc à modifier la seconde fermentation qui donne naissance à la mousse magique, cette mousse, qui, depuis lors, n’a cessé de mettre ses amateurs en effervescence!»
Il faut se rappeler que le champagne est élaboré à partir de trois cépages renommés : le chardonnay, le pinot noir et le pinot meunier, ce dernier moins connu que les deux autres. Le chardonnay représente 25% de l’encépagement, le pinot noir 35% et le meunier 40%.
ET QUAND LE BOIT-ON?
Évidemment! Le champagne se boit en toutes occasions, avec ou sans soif! Mais, au prix à débourser, on attend une occasion spéciale pour déboucher une bouteille. Pour un repas, c’est bien sûr à l’apéritif qu’on préfère le verser dans de jolies flûtes de cristal. On peut sans doute faire un repas tout champagne, mais ce n’est pas si facile. Autant se limiter à l’apéritif et, éventuellement, en de rares exceptions, au dessert, avec un rosé bien équilibré.
Doit-on sabler ou sabrer? On peut employer les deux expressions.. Certaines personnes habiles, réussissent à ouvrir une bouteille de champagne en utilisant un sabre de façon appliquée. Sabler le champagne, c’est en boire généreusement, comme de l’eau qui coule dans le sable. Je viens de lire, une autre explication à «sabler» : après avoir mis les verres au congélateur, ils sont embués, au sortir, on les saupoudre alors de sucre ce qui a pour effet d’activer les bulles(?).
Je ne saurais recommander cette pratique. Il ne faut pas givrer les verres, l’eau condensée diluerait le champagne. Et que vient faire le sucre? Buvons le champagne bien frais, autour de 6-7° c., tel qu’il coule de la bouteille.
N’est-ce pas que la période de Noël, du Jour de l’An et de toutes ces fêtes qui marquent le changement d’année sont propices à déguster du champagne ou tous autres mousseux d’où qu’ils proviennent.
Y a-t-il plus festif…?
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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