|



|
|
Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
|
|
|
|
|
|
Samedi le 10 juillet, 2004
Même la Revue du Vin de France (mai 2004), trouve que « les vins français sont décidément trop chers! » Et si les rédacteurs du magazine savaient ce que nous payons au Québec, alors que notre Gouvernement exige toujours d’avantage de la SAQ, donc des amateurs et consommateurs de vin…
Évidemment, quand on dit que les vins français sont chers, on parle surtout des grands châteaux, des domaines renommés de Bourgogne et des Côtes du Rhône et de quelques autres crus réputés. On ne peut pas dire, nécessairement, que les vins de consommation courante, vins de pays, vins de cépages, voire même les appellations génériques affichent des prix scandaleux. Malgré tout, on peut trouver exagéré que les crus du Beaujolais, par exemple, se détaillent autour de 18-20$, que les bordeaux supérieurs soient tous ou presque à plus de 20$, qu’on doive payer plus de 15$ pour un bourgogne-chardonnay ou aligoté.
Ceci dit, il faut se rabattre sur des vins d’autres régions et même d’autres pays. Ce qui nous permet de découvrir qu’on fait de belles et bonnes choses dans le Sud-Ouest par exemple, dont on a largement parlé depuis le début de la présente semaine, dans de très plaisants vins de pays, dans des produits d’Espagne, d’Italie, du Portugal et de maints autres endroits, dont l’Argentine, par exemple qui présente des vins fort plaisants.
Jean Aubry… en Bourgogne?
Jean Aubry est chroniqueur régulier dans le quotidien LE DEVOIR, il publie un guide annuel de vins, et collabore à d’autres publications. Voilà qu’il signe une page dans le dernier numéro (no 57 avril-mai 2004) du magazine Bourgogne-Aujourd’hui. Vous savez le titre qu’il a donné à son propos? « Vine le pinot noir… libre! » Ça vous rappelle quelque chose?
Le rapprochement avec ce que vous savez se confirme quand ont lit que « Si le Québec se cherche encore sur le plan de l’affirmation identitaire, le pays du pinot noir, bien qu’il donne l’impression de s’être trouvé… cherche lui aussi… à trouver sa voie ».
Je ne vous en dit pas plus. Lisez, si cela vous intéresse, l’écrit de Jean Aubry.
Encore en Bourogne,
Ce pays ne fait rien comme les autres. Dans le Bordelais, il n’est pas rare de voir des châteaux possédant des dizaines d’hectares de vignes, quand ce n’est pas plus de 100 hectares. En Bourgogne, un domaine de 4 ou 5 hectares est très grand. Comme exemple, Clos-de-Vougeot et Vougeot sont tout à fait représentatifs.
Clos-deVougeot, grand cru, couvre 51 ha; Vougeot, premier cru s’étale sur 9,50 ha; vougeot villages moins de 4 ha et vougeot premier cru blanc 1,70ha. En tout, donc 51 ha que se partagent 81 vignerons… Il faut le faire, n’est-ce pas?
Su ce beau terroir s’élève le splendide château du Clos-de-Vougeot, propriété de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin.
Moût et moutarde
Selon le Petit Larousse, le mot moutarde viendrait de moût. Aujourd’hui, il est difficile de se faire à l’idée que le jus de raisin, mis en fermentation qu’on appelle « moût » aie donné naissance au mot moutarde plante crucifère commune en Europe, en Asie et même au Canada. C’est d’ailleurs dans les provinces de l’ouest qu’on produit la plus grande partie des grains de moutarde que nous consommons sous la désignation « moutarde de Dijon ».
Pourquoi mouton ne viendrait-il pas de moût, également? N’a-t-on pas Mouton Rothschild en Médoc et d’autres moutons, associés au vin dans plusieurs régions : Muscadet et même un château Mouton, bordeaux supérieur de la famille Janoueix. Et sans doute quelques autres encore.
Sait-on, par ailleurs, que dans l’Ancienne Égypte, MOUT fut une déesse parèdre du dieu AMON qu’elle épousa d’ailleurs. Selon la légende, Amon fut assimilé à Ré, le dieu Soleil. Pas surprenant que la moutarde soit jaune…
Mais je ne trouve toujours pas comment la moutarde pourrait dériver du moût. Et vous, pouvez-vous m’affranchir? J’attends vos réponses Merci!
Bonne fin de semaine, à bientôt
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
|
|
Recherche dans
Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
|
|
|
|
|
|
|