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Jean-Gilles JUTRAS
Les potins de Bouteille
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La vie en rouge Les idées de Lenoir


Samedi le 01 octobre, 2005



La Sopexa (société de promotion des produits alimentaires français) a publié, récemment, un communiqué sur les vins des Côtes-du-Rhône intitulé « Passionnément rouge ». On y apprend que les côtes-du-rhône génériques, visant la régularité, sont choisis en majorité par les amateurs. Le prix de ces vins est bien abordable, on les retrouve, dans les tarifs, entre 15 et 20$. C’est justement cette fourchette de prix que, presque tous ceux qui, comme moi, apprécient le vin choisissent leurs achats.

Des chroniqueurs du Québec ont visité les Côtes-du-Rhône, cet été. Quelques uns ont bien voulu donner leurs impressions. Voici, entre autres : «Les réalisation éclatantes du Rhône-Sud suscitent une attention croissante chez les amateurs. Certaines appellations avec mention de ‘villages’ se démarquent. Par exemple. Cairanne. Rasteau, Gigondas, Vacqueyras…

On a noté que le millésime 2003 est magnifique, tant pour les très grands vins que pour les appellations moyennes. La syrah, dans le nord, est fruitée et dodue, dit-on. Dans le sud, écrit-on encore, les cépages traditionnels bien adaptés ont donné des assemblages explosifs, puissants et très colorés.

Si vous ne connaissiez pas les vins rhodaniens, j’espère que vous irez rapidement vous en procurer. Si, par ailleurs, vous êtes adeptes des côtes-du-rhône, ne ratez pas l’occasion de compléter vore réserve avec des 2003.

Si vous cherchez plus de renseignements allez sur le site : www.vins-rhone.com

JEAN LENOIR

La Fédération des journalistes et écrivains sur le vin (FIJEV) m’a adressé hier, un communiqué informant les membres d’un partenariat avec LE NEZ DU VIN. Collection Jean Lenoir.

Il faut vous dire que Jean Lenoir, français de renommée internationale, a créé, en 1981, il y a donc près de 25 ans, un outil presque indispensable à l’amateur de vin. Je vous avoue que j’ai été, sans doute, un des premiers à me procurer ce « laboratoire » de l’olfaction, en faisant venir, via la librairie L’Action, directement de l’auteur lui-même, le livre-flacons LE NEZ DU VIN. J’ai bien écrit « livre-flacons » car l’outil comporte 52 petites bouteilles qui renferment autant d’odeurs et de parfums que révèle le vin.

Je ne résiste pas à l’idée de vous suggérer de ‘jouer’ au nez du vin avec les convives que vous aurez invités à votre table. Évidemment, assurez-vous que ces personnes sont vraiment intéressées à en apprendre plus sur le jus de la treille. « Devinez/Devinez » écrit le site de Jean Lenoir. (précisons que le jeu de mots, renfermé dans ce double « devinez » écrit la 2e syllabe, ‘VIN’ du premier, en rouge de même que la 3e du second, ‘NEZ’.

Jean Lenoir précise : « Apprécier un vin ne relève pas d’un don inné. Un vin se boit d’abord… par le nez! Ne restons plus des analphabètes de l’odorat. Pour notre plus grand plaisir, prenons conscience de nos propres capacités olfactives et apprenons à déguster.

Lorsque j’en ai l’occasion, en donnant des conférences, par exemple, je dis aux auditeurs que nous, les humains, avons nettement ignoré notre NEZ. « Regardez les animaux, leur dis-je, rares sont ceux qui vont manger sans avoir humer auparavant ce qu’ils s’apprêtent à consommer. Les humains devraient en faire autant…

Dans le message de la FIJEV, on annonce une nouveauté de Jean Lenoir. Il s’agit de l’arôme de ‘fût de chêne neuf’. On écrit, à ce propos : « Notre petit dernier est né d’un père de 200 ans! – 200 ans, poursuit-on, c’est le temps qu’il faut à un chêne pour arriver à pleine maturité et donner les meilleur de lui-même au vin ».

Puis on élabore sur les effets du bois sur l’évolution du vin et sur les qualités que le passage en bois apporte au produit. Très intéressant. Il faut cependant se rappeler qu’on parle habituellement, dans ce cas, des grands châteaux, des domaines exceptionnels, et autres vins de haute qualité.

Les vins de consommation courante, qu’on a l’intention de consommer dans les quelques mois qui suivent leur achat, n’ont pas besoin du soutien des fûts. Mais, il n’empêche que parfois on se paie LA grande bouteille, alors savoir les effets du bois sur le vin, permet de mieux comprendre ce qui s’est passé durant le vieillissement.

Par contre, le NEZ DU VIN original, (celui de 52 bouteilles ou encore ceux plus spécialisés pour vin blanc, rouge, etc.) apporte beaucoup d’intérêt, même quand il s’agit de vins plus modestes. Car découvrir pourquoi un beaujolais a des odeurs de bananes, qu’un cabernet présente des arômes de poivrons, qu’un vin du Midi se pare d’effluves de garrigues, dédouble, à mon avis, le plaisir de la dégustation. Allez sur le site www.nezduvin.com

Le retour aux traditions culturales

Le magazine français LE POINT publie chaque année, au cours de septembre, un « spécial vin ». On apprend, cette année (no 1721, du 8 sept,) que les vignerons français vantaient « les mérites de la cuve en bois, des pressoirs à l’ancienne et des vieilles vignes. Ils s’affichent avec le cheval qui laboure leur parcelles. Ce n’est pas du bio, mais c’est un retour à la nature sous toutes ses formes.

On apprend que même Pascal MARCHAND, notre compatriote régisseur au domaine de La Vougeraie, en Bourgogne a consacré 16 ares de vigne en mettant de l’avant l’aspect expérimental des traditions, en revenant au désherbage à la pioche. On estime qu’étendre l’essai plus loin serait impensable, économiquement.

Par contre, certains producteurs font l’expérience de la ‘haute densité’ c’est qu’ils plantent 30 000 pieds de vigne à l’hectare plutôt que les 10 000 actuellement cultivés un peu partout. Cette abondance de ceps a des conséquences importantes. « Les racines des plants se concurrencent et les ceps donnent au mieux une ou deux grappes par pied ». La production à l’hectare n’est pas réduite, mais le vigneron doit consacrer trois fois plus de travail pour obtenir un même rendement qu’avec trois fois moins de ceps.

On verra ce que cela donnera dans l’avenir. À surveiller!

Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Quéebc



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