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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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Samedi le 01 janvier, 2000
Un proverbe très ancien faisait dire aux gens qui se rencontraient à l’occasion du nouvel an : «Bon an, Mal an, Dieu soit céans!» - Permettez que je vous refile ce souhait, que l’an nouveau, tout de «zéros» paré, fasse justement zéro sur tout ce qui négatif et que de belles journées joyeuses et riches en découvertes de toute sorte apportent la paix à chacun d’entre vous et au monde entier.
LES AMBASSADEURS DU VIN
En mars 1993, la Société des Alcools, voulant honorer des personnes qui, par leurs écrits, leurs paroles ou autrement, favorisaient une meilleure connaissance et appréciation du vin, a lancé le titre d’Ambassadeur du vin au Québec. J’ai eu l’honneur d’être le premier à recevoir ce titre. Par la suite, quelques autres personnes ont été honorées; ce sont, dans l’ordre chronologique : Pierres Cazalis (Québec), Jules Roizeux (Montréal), Guy Racine (Outaouais), Claude Hardy (Montréal – décédé), Don-Jan Léandri (Montréal).
Il y a quelques semaines, les Ambassadeurs du vin ont convenu, à l’instigation de la Société des Alcools, de former un Collège des Ambassadeurs du Vin. C’est le 13 décembre dernier qu’a été annoncée la création du Collège. Par la même occasion, M. Paul H. Roy, vice-président de la SAQ, a investi trois nouveaux ambassadeurs : MM Yves Michaud et Gaston L’Heureux (Montréal) et Martin Gosselin (Québec).
Le Collège a aussi procédé à la désignation d’un président qui devient le porte-parole officiel du groupe. J’ai l’honneur d’avoir été choisi par mes confères pour occuper ce poste durant toute la présente année. Le secrétaire général du Collège est Me Ghislain K. Laflamme, directeur des relations publiques à la SAQ.
DANS LES ARCHIVES
Il y a plusieurs années que j’accumule des dossiers, des coupures de journaux ou de périodiques et autres documents se rapportant au vin. Récemment, question de faire un peu d’espace dans mes classeurs, j’ai redécouvert certains papiers.
PASCAL MARCHAND
En 1988, un magazine québécois «HOMMES» (2,95 $, sans taxes) publiait un article fort intéressant, signé par René Viau, sur Pascal Marchand, ce jeune Québécois (25 ans, alors) qui fut, un temps, régisseur et maître de chai du Clos des Épeneaux, comte Armand, à Pommard et qui, récemment, est passé directeur de la très grande maison bourguignonne Jean-Claude BOISSET.
L’article rapporte, entre autres, ce qui suit : «Sa première vinification (à Pascal Marchand) a donné, selon le magazine Gault-Millau, l’une des plus belles bouteilles du millésime 1985 en Bourgogne.» N’est-ce pas formidable? L’article raconte un peu comment Pascal Marchand est devenu «bourguignon». C’est une leçon de confiance en soi, doublée de travail acharné et d’écoute des vignerons eux-mêmes. «Plus qu’à l’école, dira-t-il en entrevue, c’est avant tout au contact des gens qui travaillent la vigne qu’on apprend véritablement le métier. Et, là encore, il ne faut pas se borner à une école de pensée. Il faut observer des vignerons, des sommeliers qui sont des professionnels de la dégustation, des œnologues, des chimistes qui analysent le vin en laboratoire, des journalistes spécialisés…»
Savoir écouter, c’est probablement ce qui a été à l’origine des succès de Pascal Marchand, un bonhomme fort attachant, sympathique et d’une simplicité exemplaire malgré ses réussites. (NOTE : le Pommard Clos de Épeneaux 1997 est présentement disponible à 53,75 $).
À suivre…
P.S. Bonne et très vineuse année 2000
Jean-Gilles Jutras,
jgjutras@microtec.net
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