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| Que de choses à découvrir |
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Samedi le 12 janvier, 2008 |
J’ai entendu aujourd’hui (10 janvier 2008) une assertion du compositeur Haydn qu’il parlait une langue comprise de tous les peuples. Évidemment, le virtuose faisait référence à la musique. J’ai presque envie de relancer, en disant que « le vins est aussi un élément de compréhension universelle. »
On m’objectera que le vin est décrié par plusieurs, notamment, du fait que certaines religions ont, de façon catégorique, complètement interdit l’alcool, quel
qu’il soit… Pour ma part, je prétends que les gens qui savent boire sont des gens compréhensifs et pacifiques. En fait, je n’ai jamais vu d’homme et de femmes, attablés autour de bonnes bouteilles et qui en causent et en devisent bien joyeusement, avoir des sentiments d’agressivités les uns envers les autres. Bonne table et vins délectables sont la source de bonnes relations humaines.
Lorsque je donnais des cours sur le vin, je disais, en préliminaire de la deuxième série de rencontres : « Le vin serait agent de PAIX, me semble-t-il. Le vin, s’il réjouit le cœur de l’homme et rend heureuses les femmes, serait aussi un élixir de bonne compréhension, de rapprochement, de concertation, en un mot, un excellent stimulateur de fraternité et d’amitié entre les humains et donc entre les peuples. »
Selon le Maréchal Pétain
J’ai acquis, je ne souviens plus où un très grand volume. Selon un ‘ex libris » que j’avais collé au début de l’ouvrage, la date d’acquisition serait mai 1975 (il y aurait donc 33 ans que je possède cet ouvrage daté de janvier 1936. Le document, car c’est vraiment un document est intitulé « Mon Docteur le Vin ». Au début, on peut lire Aquarelles de Raoul Dufy, texte de Gaston Derys, l’éditeur serait Draeger Frères.
La première page de l’ouvrage explique pourquoi « Mon Docteur le Vin » :
« Eh! Oui, lit-on, car ses préceptes vieux comme le monde sont justifiés chaque jour davantage par la Science ». et la page suivante comporte un « Hommage au Vin », paraphé par le Maréchal Pétain, en date du 27 juillet 1935. Voici le mot-à-mot de cet hommage.
« De tous les envois faits aux armées, au cours de la guerre, le vin était assurément le plus attendu, le plus apprécié du soldat.
Pour se procurer du ‘’pinard’’, le ‘’poilu’’ bravait les périls, défiant les obus, narguant les gendarmes. Le ravitaillement en vin prenait, à ses yeux, une importance presque égale à celle du ravitaillement en munitions.
Le vin a été, pour les combattants, le stimulant bienfaisant des forces morales comme des forces physiques – ainsi a-t-il largement concouru, à sa manière, à la victoire. » (C’est signé, 27 juillet 1935, Mal Pétain.)
Une très malheureuse orientation
C’est beau ce qu’a écrit le maréchal Pétain, on se demande cependant, pourquoi la France veut imposer des restrictions aux journalistes et écrivains qui donnent de l’information sur le vin. La FIJEV, (Fédération internationale des journalistes et écrivains sur le vin) a émis un communiqué indiquant qu’en France, un tribunal « assimile des articles d’information sur le vin, à de la publicité et, qu’à l’avenir, de tels écrits devront porter la mention obligatoire en matière de publicité sur les produits alcooliques en France « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. »
Comme l’écrit le secrétaire général de la FIJEV, notre métier (aux chroniqueurs) n’est pas de faire vendre. Nous ne faisons pas de la communication, ni de la réclame, nous INFORMONS… nous participons à l’éducation à la qualité… »
Je ne sais comment on pourrait influencer les gouvernants français, mais il nous faut au moins souhaiter que nos propres dirigeants ne tombent pas dans des aberrations semblables, même s’il se trouvait des groupements qui fassent pression pour limiter le rôle des journalistes et écrivains sur le vin, ce qui n’est heureusement pas le cas chez nous!
La Saint-Vincent tournante
Depuis de nombreuses années, en Bourgogne, et peut-être en d’autres régions, autour du 21 janvier, on fête Saint Vincent, patron des vignerons et, par extension, de tous ceux qui de près ou de loin s’intéressent au vin, incluant, évidemment, les consommateurs.
Cette année, comme on peut le lire dans le magazine BOURGOGNE aujourd’hui (décembre 2007-janvier 2008 – no79) la Saint Vincent tournante aura lieu à Saint-Romain, « sur le hauteurs de la Côte de Beaune ». Voici ce qu’on peut lire sur le site de la Saint Vincent tournante.
Tout a commencé au milieu du 19e siècle. On voit alors apparaître dans les villages viticoles bourguignons, des sociétés dites de Secours Mutuel. Il s’agit de regroupements de vignerons de chaque village qui ont pour mission de ne pas mettre en péril l’exploitation d’un de leurs adhérents face à un coup dur (décès, accident, problèmes de santé). On croit comprendre que par la suite, ces regroupements ont été remplacés par les confréries bachiques ou vineuses qui avaient un rôle plus folklorique et publicitaire que les syndicats de producteurs.Chaque année en l’honneur de Saint Vincent, le Saint Patron des Vignerons, un village déterminé reçoit la Saint-Vincent Tournante. Les vignerons de chaque village sont conviés à une procession réunissant les « Saints » de tous les villages. Cette procession se rend à l’église du village d;signé où une messe célèbre Saint Vincent. Puis les Chevaliers de la Confrérie du Tastevin intronisent quelques vignerons du village hôte qui ont oeuvré leur vie entière dans le respect des traditions. A l’issue de ces intronisations, un Chapitre exceptionnel est célébré au Clos Vougeot pour les porteurs de Saints de chaque société. Les vignerons du village ouvrent leur caveau et proposent un banquet le soir. Cette fête culturelle est avant tout une fête de vignerons. Nous associerons à cette grande fête l’anniversaire des 60 ans de l’Appellation Saint-Romain et celui des 70 ans de la Saint-Vincent Tournante.
Cette année la fête de la Saint-Vincent Tournante a lieu les 26 et 27 janvier 2008, à Saint-Romain, en Côte de Beaune. Pour le plus d’informations, visitez www.saint-vincent-2008.com -- Si vous êtes dans les parages, ne manquez pas la fête, à l’achat d’un verre commémoratif, vous aurez droit d’entrer dans toutes les caves de la commune…
Le cidre de glace
Voilà un produit qui fait la renommée du Québec, un peu partout dans le monde. Pour en savoir plus, notamment si vous êtes dans la région de la Montérégie, rendez vous à Rougement, du 15 au 17 février, pour participer au Mondial des cidres de glace.
Au Pavillon de l’agriculture de Rougemont, près de 20 cidriculteurs présentront leur production en plus de quelques autres artisans, fromagers, chocolatiers, charcutiers et autres. Toutes sortes d’événements culturels et sportifs vous attendent.
Vous apprécierez certainement de découvrir ce qu’est le cidre de glace et comment on peut le déguster. Véronique RIVEST, Femme du vin de 2007 et récipiendaire du Prix des Ambassadeurs du Vin 2007,sera présente, à titre de porte-parole de l’événement.
Bonne fin de semaine
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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