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| Le Prix des Ambassadeurs 2009 |
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Samedi le 13 juin, 2009 |
Le Collège des Ambassadeurs du vin au Québec a remis, lundi dernier, 8 juin 2009 le Prix annuel des Ambassadeurs. C’est le réputé chroniqueur en vin Jacques Benoit, journaliste émérite du quotidien La Presse de Montréal, qui a été l’heureux récipiendaire. Le président du Collège des Ambassadeurs du vin au Québec, M. Pierre CAZALIS a eu comme il se doit des paroles fort élogieuses et mérités à l’endroit de M. Benoit. La remise avait lieu, dans la galerie du gouverneur, en présence de M. Philippe Duval, Président et chef de la direction de la SAQ qui a également prononcé de bonnes paroles en hommage au héro de la journée.
A-t-on besoin de présenter Jacques Benoit? Toutes les semaines, depuis 1982, il signe des chroniques dans La Presse. Ses papiers sont toujours très appréciés à cause de sa rigueur, de ses connaissances et de l’à-propos de ses chroniques. Dégustateur très compétent, Jacques Benoit a la réputation d’avoir grandement contribué à ce que les Québécoises et les Québécois apprennent à mieux connaître et apprécier le vin, à en découvrir tous les secrets, depuis les lieux de productions où que ce soit, dans le monde jusqu’aux modes de vinification et de conservation.
Je crois pouvoir dire que Jacques Benoit aura été < l’origine de l’engouement qu’ont les consommateurs d’ici pour le porto tant il a écrit en long et en large sur ce vin mythique.
Il faut aussi souligner qu’en plus de ses chroniques hebdomadaires, Jacques Benoit a fourni quelques ouvrages sur le vin dont «la dégustation – comment bien goûter et accroître son plaisir». Ce qu’on sait moins, peut-être, c’est que Jacques Benoit a aussi écrit quelques romans policiers, dont, malheureusement je ne me rappelle plus des titres!
LE COLLÈGE DES AMABSSADEURS
C’est en 1999, que la SAQ a fondé le Collèges des Ambassadeurs du vin au Québec, pour réunir quelques personnes désignées comme tel depuis quelques années. J’ai eu l’insigne honneur d’avoir été le premier à être désigné comme Ambassadeur, le 21 mars 1993, alors que M. Jocelyn Tremblay était Président-Directeur général de la Société des Alcool. Par la suite, on a honoré quelques autres personnes, jusqu’à la fondation du Collège, en décembre 1999, alors qu’on a intronisé 3 ou 4 nouveaux Ambassadeurs.
Aujourd’hui, le Collège compte douze membres, chiffre d’ailleurs déterminé par les membres eux-mêmes, dès les premières réunions qu’ils ont tenues. Pour mémoire et pour les faire mieux connaître, voici les noms des Ambassadeurs : Madame et Messieurs Pierre Casalis, président, Nicole Barrette Ryan, Champlain Charest (Laurentides), Charles-Henri de Coussergues (Cantons de l’Est), Daniel Farèse (Laval), Martin Gosselin (Québec), Jean-Gilles Jutras (Québec), Ghislain K.-Laflamme (Québec), Gaston L’Heureux (Montréal), Don-Jan Léandri (Montréal), Jacques Orhon (Laurentides), Guy Racine (Outaouais).
La Coulée de Serrant
Qui connait ce vin prestigieux? Pour ma part, c’est à l’occasion d’un souper du sélect Club Prospère Montagné, présidé par le non moins illustre Prince des gastronomes Me Gérard Delage, il y a de cela quelques décennies.
En guise d’apéritif, les convives ont eu droit à ce merveilleux vin de Savennière, dont on a écrit qu’on pouvait le comparer à un Yquem,
D’où me vient que je vous parle de la Coulée de Serrant? C’est que je relisais, ces jours-ci, un bouquin amusant « Le Livre des vins insolites», de François Morel, paru en l’an 2000, aux Éditions Flammarion. Parmi une quarantaine de citations, j’ai retrouvé avec plaisir des notes sur la Coulée de Serrant, produit par la famille Joly, en Anjou, sur les bords de la Loire. Voici la description qu’en fait l’auteur : «Robe or soutenu, à reflets verts. Nez riche et austère à la fois profond, déployant peu à peu sa complexité étonnante : fleurs, fruits, réglisse, menthe, miel. Et la superbe minéralité du terroir qui tient le tout»…
Ces quelques lignes ne vous donneraient-elles pas le goût d’en goûter quelques gorgées? Malheureusement, on ne trouve plus La Coulée de Serrant < la SAQ. Jadis, il coûtait 5$ la bouteille, la dernière fois que j’en ai bue, il y a 7-8 ans, quelqu’un m’en avait acheté deux bouteilles en Ontario autour de 25$... On en avait bu une bouteille sur des huîtres bien en chair… Quel délice!
Vous en voulez d’autres?
Je me retiens, car ce serait des pages et des pages que je pourrais vous reproduire, avec le Vin Jaune du Jura, le Vega-Sicilia des bords du Duero, en Espagne ou bien Ripaille, Crépy et autres blancs produits sur les bords du Léman, en Savoie, etc. etc.
Peut-être y reviendrai-je? Depuis 1 mois, je suis à préparer notre déménagement dans une autre résidence… et c’est assommant, c’est le moins que je puisse dire! Une fois installés, mon épouse et moi, j’aurai plus de loisirs à vous trouver de nouvelles histoires bachiques…
Là-dessus, bonne fin de semaine.
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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