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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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Samedi le 14 décembre, 2002
Inutile de le répéter : j’aime bien les vins mousseux. Comme je ne peux me payer le champagne aussi souvent que je le voudrais, je me tourne vers des crémants ou autres vins à bulles de toutes origines : France, Italie, États-Unis, etc. Un des mousseux que je privilégie, c’est la blanquette de Limoux, notamment celle du domaine de Fourn, propriété de la famille Robert à Pieusse, à quelques kilomètres de Limoux. (Blanquette – dom. de Fourn : 220400, - 16,95$)
Une publicité, parue dans la revue Cuisine et Vin de France déc.-janv. no 89, donne un bref historique de la blanquette de Limoux. Voici ce qu’on peut lire : «Ce jour heureux de 1531 qui vit la naissance dans l’abbaye de Saint-Hilaire du 1er Brut du Monde en annonçait bien d’autres. La Blanquette de Limoux venait d’être inventée et depuis, l’esprit des bulles accompagne tous les moments joyeux, ceux qui racontent le plaisir d’être ensemble.
«Brut ou demi-sec, l’A.O.C. Blanquette de Limoux est avant tout l’expression tout en finesse de son origine : un terroir en pente au centre de toutes les attentions, un savoir-faire magique, de la cueillette à la main jusqu’à l’élevage sur lattes. Pour que chaque jour soit un jour heureux».
Par le décret de 1993, l’AOC Limoux est tenue de provenir des cépages mauzac, chardonnay et chenin à l’exclusion de tout autre – le mauzac doit compter pour au moins 15% de l’encépagement.
Un joli vin pour des fêtes 2002-2003 bien joyeuses.
Un outil pour savoir…
Dans l’actualité du 1er décembre, on peut lire que des chercheurs de l’Université DAVIS étaient à mettre au point un outil pour «déterminer le moment où un grand crû serait prêt à boire». En effet, lit-on dans le paragraphe : «Ouvrir un château Pétrus 1961 (qui vaut 2 000$) et se rendre compte qu’il est transformé en vinaigre est le cauchemar de l’amateur. --- Mettant à profit la technique de résonance magnétique nucléaire, on pourrait déceler le niveau d’acidité et ainsi voir si le vin évolue trop vite.
Ne cherchez pas cet outil, il n’est qu’à l’état de projet, dans les laboratoires. L’article conclut : «Ce procédé est sur le point d’être breveté».
À suivre, évidemment.
LAGUIOLE
Il semblerait qu’il faille prononcer «laïole». Les Français ont de ce petits détails qui parfois agacent ou encore nous les font bien apprécier. Laguiole, c’est le nom d’une fabrique de couteaux de diverses destinations. Celle qui nous intéresse le plus, évidemment, est le couteau de sommelier ou «tire-bouchon».
C’est un bijou, fait d’acier et de bois précieux ou autre matériau noble.
C’est un instrument qui coûte ce qu’il vaut, mais quel plaisir d’ouvrir une bouteille de sa réserve personnelle, avec un outil aussi élégant et bien adapté à la main de l’utilisateur. -- Il y a aussi des couteaux à steak tout aussi bien faits et des plus utiles. De superbes cadeaux pratiques et beaux, à mettre sou l’arbre de Noël, sinon, vous vous les achetez pour vous.
Là dessus, à la semaine prochaine,
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
jgjutras@videotron.ca
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