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Jean-Gilles JUTRAS
Les potins de Bouteille
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Deux semaines...


Samedi le 15 janvier, 2000


Oui, déjà quinze jours de passés dans cette année 2000, tellement attendue, tellement espérée, tellement appréhendée… Il faut constater que le temps semble s’écouler de plus en plus vite, du moment qu’on a atteint un âge qu’on dit raisonnable et respectable…!
Dans le courrier

Un internaute écrit : «J’ai lu avec délice votre texte sur le bourgogne.» Les délices sont dans le verre, cher ami, mais je vous remercie pour votre bonne appréciation et je vous souhaite que votre rêve se réalise : aller en Bourgogne d’ici 2 ans (ne trouvez-vous pas que c’est loin?).

Le potentiel de garde des vins de Bourgogne est moindre que celui des bordeaux. Il n’empêche qu’ils savent garder la bouteille, pour les grands de 5 à 15 ans, suivant cependant les millésimes. Une règle à moi dit : «il vaut mieux boire un vin trop jeune que dépassé…». En d’autres mots, il est préférable de dire on aurait dû attendre plutôt que j’aurais préféré le boire il y a un an ou deux.

On n’a pas intérêt à garder les «passetoutgrains». Il vaut mieux les boire dans les 3 ou 5 ans de leur production.

Quant à des vins de moins de 35 $, on en trouve un bon nombre, notamment du Mâconnais et de la Côte chalonnaise. Il y en a certainement aussi quelques-uns de la Côte de Beaune, beaucoup moins dans la Côte de Nuits, sauf les génériques et les villages. Consultez donc les conseillers en vin de la SAQ; ils connaissent leurs produits et ont acquis des compétences sûres.

LA DÉGUSTATION

Il s’agit d’évaluer un vin par la vue, l’odorat et le goût. On résume les étapes en disant que l’œil analyse la couleur et la brillance du vin, que le nez en recherche les parfums et les arômes, alors que la bouche détecte les saveurs, de même que la texture et l’ampleur du produit.

Quand on veut décrire les sensations observées, on utilise bien des mots, des images, des comparaisons qui, bien souvent, peuvent paraître exagérés pour les non-initiés.

LA COULEUR DU VIN
Un internaute amateur de vin m’a écrit, il y a quelques temps, concernant la difficulté que rencontrent les personnes qui s’intéressent au vin, à comprendre les différents épithètes que les chroniqueurs ou autres connaisseurs utilisent. Il est vrai que certains ont l’imagination facile quand il s’agit de décrire un vin.


Vous avez bien raison, cher ami. Notamment quant aux qualificatifs accordées aux couleurs et aux saveurs. Les rouges grenat et rubis sont souvent employés pour décrire la couleur d’un vin. Selon les indications que je détiens, rubis est plus clair et plus transparent que grenat. Encore qu’il ne faut pas être daltonien…

Décrire un vin suppose qu’on possède bien les notions qui différencient un vin d’un autre. Mais les descriptions comme les appréciations, demeurent bien personnelles.

Ceux qui ont métier d’informer les autres devraient être un peu plus objectifs… Mais quand il s’agit de vin, peut-on être objectif? «Des goûts et des couleurs…», vous connaissez la phrase. Que cela ne vous empêche pas de continuer à «pratiquer»… Bonne dégustation!

Jean-Gilles Jutras, président
Collège des Ambassadeurs du vin au Québec,
jgjutras@microtec.net


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