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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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Samedi le 01 mai, 2004
Il existe dans le monde, une bonne vingtaine de grands concours de vins. Un des plus connus est certainement LES SÉLECTIONS MONDIALES, de Montréal, que la SAQ a créé, il y a une vingtaine d’années.
La prochaine édition des Sélections Mondiales aura lieu à l’hôtel Bonaventure à Montréal, du 2 au 6 juin prochain, on estime qu’il y aura plus de 3000 vins à évaluer. Évidemment, le concours la COUPE DES NATIONS, à Québec, ne réclame pas d’être de l’envergure de ces grandes manifestations internationales…
Mais le plus ancien concours de vins marque, cette année, son cinquantième anniversaire. C’est à Ljubijana, la capitale de la Slovénie, que se déroule l’événement.
Le concours respecte toutes les règles en vigueur depuis quelques années, on les a même devancées, puisque il y avait une foire des vins, à Ljubijana dès 1926.
Bien plus, un communiqué rappelle qu’en 1811, on avait organisé, dans la capitale de la Slovénie d’aujourd’hui, une dégustation des vins illyriens. (L’Illyrie est une région montagneuse à proximité de l’Adriatique, aujourd’hui partagée entre la Slovénie, l’Italie, l’Autriche et la Croatie).
Il y aurait donc près de 200 ans que l’on organise des concours en vue de découvrir LE MEILLEUR VIN du monde… Mais aujourd’hui, n’organise pas qui veut des compétitions œnologiques. Ces événements sont contrôlés par plusieurs organismes dont l’Office international de la Vigne et du Vin (OIV). Or, le célèbre concours de Ljubijana a rapidement été reconnu sur le plan international.
Ainsi, seulement 30% des vins inscrits et dégustés sont primés ce qui est tout a fait dans la note, pour conserver une certaine crédibilité. Au fait, c’est de Ljubijana que venait le premier président, à la fondation, à Montréal, en 1994, de la Fédération mondiale des Grands Concours de vin. Depuis, le concours de Slovénie poursuit sa course vers les sommets à tel point qu’il est devenu un modèle pour tous les autres concours dans le monde.
LE CHÈNE C’EST IMORTANT
Il n’est pas besoin de répéter que le chêne peut devenir un facteur important pour la réalisation des grands vins… Non seulement est-il, une fois transformé en tonneau, un moyen de transport et de conservation à nul autre pareil, mais aussi apporte-t-il des arômes et des saveurs recherchés, en plus de fournir des éléments qui favorisent la conservation et le vieillissement des vins.
Il semblerait que les œnologues et maîtres de chais aient tendance à favoriser le chêne français. Mais en Suisse, on fait pression pour l’utilisation de chênes indigènes qui poussent dans les forêts helvétiques et dont on fabrique, sur place, des barriques de très bonne qualité.
Dans un dossier important, publié en novembre 2002, sur le site internet de la Journée Vinicole, quotidien français dédié au vin, on proposait une étude sur « La nécessité de créer de nouvelles combinaisons aromatiques », on pouvait lire : « Le bois n’est pas un matériau inerte et le passage en fût ne consiste pas uniquement en une pratique visant à bonifier le vin… » l’ajout de douelles dans les cuves pourrait y parvenir tout autant… d’ailleurs cette pratique est strictement interdite pour les vins en AOC.
L’article continue ainsi : « Au contact du bois, le vin subit de nombreuses modifications… l’élevage sous bois permet d’assouplir les vins, de compléter leur charpente et leur structure ou encore d’apporter davantage de gras et de rondeur. »
Il est intéressant de savoir qu’on ne peut utiliser le bois n’importe comment. Rappelons-nous les premiers vins que nous avons goûtés provenant de Californie, d’Australie et autres, on goûtait plus la planche que le raisin. Heureusement, aujourd’hui, on est plus circonspects dans l’utilisation du bois.
TCHIN-TCHIN
Vous savez d’où vient cette tradition de choquer les verres, pour se saluer ou pour se souhaiter la santé? J’ai découvert dans un site internet volumineux, que cette formule remonterait au Moyen-Âge alors qu’on pratiquait allègrement les empoisonnements dans les mets et les boissons. On a donc pensé d’échanger les liquides, notamment, d’un récipient à l’autre. Rappelons qu’en ces temps, les vases pour boire étaient en métal. Se verser un peu de son breuvage dans celui d’un autre convive était un signe de confiance.
La chose était facilitée du fait qu’on remplissait les verres à ras bord. L’un des deux buveurs commençait à cogner son verre contre l’autre de sorte que le liquide du premier allait rejoindre l’autre récipient puis on inversait les rôles.
Une conclusion : « Si vous trinquez en confiance, nul besoin de perdre une seule goutte de votre liquide… »
À la prochaine!
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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