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| Des fêtes, des bouteilles et + |
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Samedi le 15 septembre, 2007 |
Fête des Vignobles
Après les festivités dans les Cantons de l’Est, à Magog, au début du mois, la fête des vignobles se déplace sur la Côte de Beaupré et dans l’Île-d’Orléans, du 21 au 23 septembre. En effet, dans quatre des plus charmants vignobles du Québec, on peut visiter, déguster et découvrir une très intéressante exposition.
Allez faire un tour :
Vignoble du Domaine Royarnois, 146, ch. Du Cap-Tourmente Saint-Joachim-du-Cap-Tourmente, 418-827-4465 – www.royarnois.com
Vignoble Moulin du Petit Pré, 7021, av. Royale, Château-Richer, 418-824-7077
www.vignoblemoulinpetitpre.ca
Vignoble Isle de Bacchus, 1071, avenue Royale, Saint-Pierre-de-l’île-d’Orléans
418-828-9562 – www.isledebacchus.com
Vignoble de Sainte-Pétronille, 1A chemin du But-de-l’île, Sainte-Pétronille
418-828-9554 --- www.vignobleorleans.com
tournées guidées des vignobles sur réservation : 418-684-0662, poste 2243 : Alain Winter --- pour information : www.parcoursgourmand.com
Vous « vouloir » bouteilles?
La question des formats refait surface de temps à autres. Ainsi, j’ai reçu, il y a quelques jours, un courriel de France. Déborah Rudetzky m’a écrit quelques mots pour me dire : « Il existe même plus grand que le SALOMON (18 000 ml ou 24 bouteilles). » Selon elle, il y aurait donc le PRIMAT (36 BOUTEILLES) et le MELCHISÉDEC, à 40 bouteilles. (?)
J’ai tenté, sans succès, de trouver confirmation. En fait, j’ai écrit pour Planète Québec, deux chroniques sur les formats de bouteilles : le 5 janvier 2002 et le 1er mars 2005. Comme quoi cela intéresse les gens.
Si quelqu’un sait où on peut trouver confirmation de ces noms pour les bouteilles, j’apprécierais le savoir. J’ai consulté plusieurs ouvrages dont le « Dictionnaire du Vin, aux éditions Sézame, 1988) voire même, le Larousse des Vins, 1994, les deux s’en tiennent aux indications que j’ai déjà données : le plus grand format serait le Nabuchodonosor de 15 000 ml ou 20 bouteilles.
Le Larousse des Vins rappelle qu’il y a des formats bien particuliers. Ainsi, le « clavelin » du Jura fait 620 ml. De nos jours, on oublie le fameux « fiasco » italien, enveloppé de paille et qui finissait souvent comme bougeoir après qu’on eut consommé le vin qu’il contenait. Vous rappelez-vous du « p’tit flasque »? Il eut mieux valu dire « la » flasque, car il s’agissait d’une bouteille plate, contenant un spiritueux qu’on glissait dans sa poche de pantalon, le mot vient également de l’italien, (flasca).
Tourisme vigneron
On reprochait souvent aux vignerons de recevoir froidement les touristes, principalement dans le Bordelais. Les amateurs canadiens et américains étaient habitués dans les vignobles du « nouveau monde viticole » à être reçus chaleureusement à goûter, moyennement contribution, les produits du cellier, même à pouvoir s’y restaurer et de faire quelques emplettes à la boutique attenante.
Les Français s’y mettent à leur tour. Dans la Revue du Vin de France, no 613- juillet-août, on peut lire : « Les châteaux du Médoc veulent accueillir plus de touristes » … « pendant des décennies, écrit Jérôme Baudoin, ce vignoble austère, le Médoc, et ses splendides châteaux étaient restés fermés aux visiteurs. Voilà maintenant que les médocains ouvrent leurs chais et leurs châteaux aux visiteurs et les accueillent à bras ouverts. Grand bien leur fasse, il était temps qu’ils se mettent au goût du jour.
Ils devraient d’ailleurs en faire autant pour la vinification de leurs vins… Les nouveaux amateurs consommateurs n’ont pas nécessairement le goût de leurs prédécesseurs. Les nouveaux pays producteurs le savent bien qui remportent des honneurs autrefois décernés aux vins du vieux monde. Tout est à revoir, chez les vignerons européens qu’ils s’y mettent au plus tôt, avant qu’il ne soit trop tard!
Ainsi en est-il des bouchons de liège… Dans la veine de nouvelles méthodes, on en arrivera peut-être à ajouter des copeaux de chêne aux cuvées, au lieu de les faire vieillir en barriques. C’est ce qui se pratique déjà dans certains pays et que les autorités françaises auraient accepté pour des vins de pays.
Les traditions se perdent? Peut-être. On en créera d’autres tout aussi importantes. Les amateurs de moins de trente ans, ne sauront pas, dans un demi-siècle quel chemin on aura parcouru en quelque décennies.
Salut!
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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