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Jean-Gilles JUTRAS
Les potins de Bouteille
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Vos questions, mes réponses


Samedi le 17 février, 2001

Un internaute m’écrit : «Je cherche un vin rouge dont la teneur en alcool ne dépassera pas 4 à 7%. La même chose dans le blanc... Je n’ai rien trouvé, même à la SAQ. De plus, le rouge me fout un mal de tête…» -- Oh! la, la! que répondre? Voici, ce que j’ai écrit à JOAC (signature du correspondant).

«Je doute que vous trouviez des vins à si basse teneur en alcool. Le vin, en soi, provient de la transformation du sucre naturel du fruit en alcool…

Il y aurait peut-être des vins allemands qui, selon la méthode de vinification, pourraient offrir un taux réduit d’alcool. Il y a aussi un mousseux italien, l’Asti Spumante ayant moins d’alcool. Mais toujours dans ces cas, le taux de sucre résiduel est plus élevé… forcément puisque le sucre n’a pas été transformé.

Par contre, il faut savoir que l’alcool est agent de conservation… et l’alcool est utile pour soutenir le vin dans le transport alors qu’il est passablement bousculé.

Je ne saurais vous dire pourquoi le vin vous donne des migraines. Évidemment, la qualité du produit y est pour beaucoup, mais aussi, peut être que votre organisme ne supporte pas… Qui sait?»

Y a-t-il d’autres questions?

Cette chronique pourrait devenir un échange et répondre plus adéquatement à vos interrogations, si vous vouliez bien adresser vos commentaires et interrogations au soussigné. Je me ferai un plaisir de tenter des réponses.

Peter Mayle

Il y a quelques années, cet auteur anglais avait fait un «tabac» avec «Une Année en Provence». Les aventures d’un couple anglais qui voulait élire domicile dans le Luberon, le sud de la France ensoleillé, aux bords de la Méditerranée.

Voilà qu’il récidive avec «Le Bonheur en Provence»., dont je tire la sentence suivante : «Il existe une formule pour avoir une vie longue et heureuse… : manger, boire et être joyeux. Surtout, être joyeux». N’est-ce pas un beau programme?
Pas de machines à vendanger…

On sait que la pénurie de main-d’œuvre, au moment des vendanges, à fait progresser l’utilisation de la machine à vendanger. Même dans les grands vignobles du Bordelais, la machine est bien installée. Pourtant il y a quelques régions où on refuse que ces «monstres» envahissent les vignes. La Champagne ne permet pas les vendanges mécaniques.

Depuis quelques mois, on s’interrogeait à savoir si on devait ou non permettre l’utilisation de la machine à vendanger en beaujolais où elle était prohibée. Or l’INAO a décrété, en novembre dernier, le maintien de l’interdiction. Il semblerait que la plupart des vignerons étaient d’accord. «C’est donc à la main, comme c’était le cas jusqu’alors, que les beaujolais et les beaujolais villages seront récoltés.» (Vins magazine, no 37) Il faut savoir que dans le cas des dix grands crus classés, la machine était interdite et le demeurera.
Toujours en Beaujolais

On aurait expédié 60 millions de bouteilles de beaujolais nouveau en novembre 2000. C’est de la bouteille ça! On pourrait peut-être prétendre que la qualité en souffre; sachez donc que depuis le millésime 2000 les rendements à l’hectare ont été réduits de 66 à 64 hectolitres. Comme l’indique «Vins magazine», c’est l’amorce d’une démarche qualitative, dont se réjouiront les nombreux amateurs de beaujolais.

Bonne fin de semaine!

Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec,
jgjutras@videotron.ca


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