Uniprix, ça fait du bien
 
Imprimez ce
texte
Envoyez ce texte
a un ami
Ecrivez-moi
Archives
Sélections Mondiales des Vins - Canada 2007 et autres sujets...
 

Samedi le 17 février, 2007


Le 8 février dernier, à la clôture des cinq jours de dégustation du Concours Sélections Mondiales des vins – Canada 2007, plusieurs participants se sont levés pour remercier et féliciter Me Ghislain K.-Laflamme, d’avoir pris les rennes du « plus grand concours international de vins en Amérique ».

En effet, lorsque la SAQ a annoncé, en octobre 2005, qu’elle cessait d’organiser le concours dont elle avait acquis les droits en 1986, bien des voix s’étaient élevées pour réagir à cette décision. Rien n’y fit, la SAQ avait conclu que la tenue du concours Sélections Mondiales des Vins ne cadrait plus avec ses nouvelles priorités d’affaires.

Après étude et consultation, Me Ghislain K.-Laflamme s’est associé à quelques personnalités du monde des affaires de la Capitale, dont Denys et Pierre Paul-Hus du Magazine PRESTIGE, du Festival de la gastronomie de Québec et de la Corporation des Restaurateurs de Québec, de même que la société Laflamme, Lafontaine & Associées, concepteurs d’événements en vin et gastronomie. La SAQ a cédé ses droits audit consortium lequel s’est mis à la tâche sur-le-champ.

Ainsi a eu lieu la 14e édition du concours, l’un des plus anciens et des plus importants au monde. Sélections Mondiales des Vins Canada est membre de la Fédération internationale des Grands Concours de vin (VinoFed) et bénéficie du patronage de l’Organisation internationale de la Vigne et du Vin (OIV) de même que de l’Union internationale des Œnologues (UIŒ).

Les nouveaux dirigeants étant tous de Québec, il devenait évident que l’événement devait absolument avoir lieu dans la Capitale, ce qui fut fait du 3 au 9 février, en l’hôtel Royal Palace, alors que plus de 1 700 produits provenant d’une trentaine de pays ont été soumis à l’appréciation et à l’analyse de 56 spécialistes, œnologues, journalistes, sommeliers, ingénieurs, directeurs d’autres concours internationaux, etc. Ces personnes venaient de 26 pays différents.

Les membres du jury étaient partagés, à raison de 5 ou 6 personnes, en une dizaine de commissions auxquelles on soumettait 12 à 15 produits, à chacune des trois sessions de chaque journée.

En utilisant une fiche d’évaluation basée sur 100 points (reconnue par l’OIV), les dégustateurs devaient évaluer les qualités «source de plaisir du vin » : 15 pour la vue, 30 pour l’odorat, 44 pour le goût, et accordaient, enfin, jusqu’à 11 points pour le jugement global.

Les échantillons soumis au concours devaient atteindre au moins 93 points pour un Médaille Grand Or – de 88 à 92 points pour une Médaille d’Or et de 82 à 87 points pour recevoir une Médaille d’Argent. Bien plus, le concours Sélections Mondiales des vins accordait un « sceau de qualité internationale », à
tout produit qui obtenait plus de 80 points.

À noter cependant que selon les règlements du concours : « la somme de toutes les médailles attribuées aux échantillons ayant obtenu les meilleurs résultats ne pouvait excéder 30% du total des échantillons présentés au concours ».

Lors du dîner de gala tenu au Cercle de la Garnison, le jeudi 8 février, on a annoncé les 10 récipiendaires des « Médailles Grand OR » : 2 d’Afrique du Sud, 3 d’Australie, une pour chacun des pays France, Espagne, République Tchèque et deux pour le Canada : Le Vignoble de l’Isle de Bacchus et le Vignoble du Marathonien, pour leur vin de glace.

Le site internet du concours Sélection Mondiale fournit la liste de tous les gagnants. Il s’agit d’aller au www.smvcanada.ca

Les organisateurs ont gagné leur pari… Sélections Mondiales des Vins – 2007 a été un franc succès; on leur doit donc reconnaissance…

Il s’agit, pour nous, de découvrir le choix des membres du Jury et d’apprécier ces vins de haue qualité, en attendant le prochain rendez-vous, en juin 2008, dans le cadre des fêtes du 400e anniversaire de Québec et de la tenue du Rassemblement des confréries bachiques.

Que recherche-t-on?

Quand on se penche sur un verre de vin, qu’est-ce qui doit primer, les qualités ou les défauts? La questions se pose sporadiquement… Il y a des consommateurs exigeants qui n’ont d’intérêt, semble-t-il, qu’à trouver les défauts petits ou grands d’un vin. D’autres, plus épicuriens et dilettantes, ne s’éterniseront pas sur une petite défaillance d’un vin, s’ils y trouvent, par ailleurs plaisir et satisfaction.

En relisant une chronique de Jacques Benoit dans La Presse de la mi-janvier, j’ai compris que « la plupart des consommateurs sont d’abord sensibles au plaisir que procure le vin et donc à ses qualités »… Comme ils ont raisons. Pourquoi se penche-t-on seulement sur ce qui déplait? Autant boire une tasse de thé!

Jacques Benoit poursuit en indiquant quelques pièges à éviter, en dégustation pour obtenir satisfaction. « Les deux principaux pièges, écrit-il, à mon sens, sont la température de service. Et puis le fait que beaucoup de vins, principalement les vins jeunes – et avant tout les rouges denses et concentrés – demandent un bon moment d’aération dans le verre pour se montrer sous leur vrai jour ».

« En bref, continue le journaliste: servir trop frais ou trop froids, les rouges et les blancs se goûtent mal, des nuances échappent au dégustateur. Même chose pour le vin qui vient tout juste d’être débouché et versé – principalement, donc, en ce qui regarde les vins rouges jeunes. »

Soyez donc attentifs à ces petits détails. Vos dégustations n’en seront que plus satisfaisantes et profitables.

Souvenir embêtant.

Un jour que je passais en entrevue à la télévision, avec mon épouse, l’animateur connaissant mon intérêt pour le vin, mais, de toute évidence, ne connaissant pas le vin, me demande à brûle-pourpoint, quel vin j’apporterais si je devais être exilé sur une île… Une ou deux secondes de réflexions et je réponds : une « Romanée-Conti ». Ah! oui, me rétorque mon interlocuteur, c’est un bon vin italien! (Ce ne semblait même pas une question… c’était, sans aucun doute, une affirmation).

Je suis bouche bée! La Romanée-Conté est, c’est connu, le plus grand vin de Bourgogne, produit en Côtes-de-Nuits… Que répondre. J’ai un peu bafouillé pour ne pas faire perdre la face à mon vis-à-vis et lui dit que plutôt, c’était un vin français, malgré la consonance, qu’il avait dû prendre le vin indiqué pour un autre produit… On a vite changé de sujet.

Là dessus, bonne fin de semaine

Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec






 
Imprimez ce
texte
Envoyez ce texte
a un ami
Ecrivez-moi
Archives
 
Recherche dans
Jean-Gilles JUTRAS
ns de Bouteille
recettes
Recette :
Vin :
 

 
 
 
 
 
 
Toutes nos chroniques

Retour à Planète Québec

C O U R R I E R - É L E C T R O N I Q U E
[ Rédacteur en chef | Chef de pupitre ]


Politique de confidentialité

Copyright © 2006 - Planète Québec inc. Tous droits réservés.

Répertoire de bon liens