J’ai retrouvé l’information concernant « L’Académie du vin de France ». Voici ce que j’ai lu sur le site www.voilà.fr à ce propos. « L’Académie du vin de France créée en 1933, par le gastronome français Maurice-Edmond Saillant, dit Curnonsky et le baron Le Roy de Boiseaumarié, cofondateur de l’Institut national des appellations d’origine (INAO) vient d’élire à sa présidence Jean-Pierre Perrin, domaine de Beaucastel (Châteauneuf-du-pape, Vaucluse). » (nouvelle parue de novembre 2005)
On n’en sort pas, rappelez-vous ce que je vous disais mardi. L’appellation « chêteauneuf-du-pape » a été formellement inventée par Pierre Le Roy de Boiseaumarié et voilà qu’un autre propriétaire de cette partie des Côtes-du-Rhône accède à la présidence de l’Académie du vin, comme indiqué plus haut.
Il faut dire que le vignoble des Côtes-du-Rhône et les artisans rhodaniens sont très actifs et dynamiques. Il n’est pas surprenant qu’ils soient désignés à la tête d’organismes de haut niveau, dans le monde du vin.
L’article duquel j’ai tirai la citation qui précède faisait état aussi d’une sortie de l’Académie du vin, à la même date de novembre dernier, contre l’attitude du Gouvernement français, face au vin. « L’Académie du vin, écrit l’article paru dans VOILÀ.FR s’insurge contre les « campagnes anti-alcooliques » et les « coups de boutoirs » de l’État français qui « diabolisent le vin de France en oubliant sa dimension culturelle. » On y rappelle que l’Espagne a fait du vin un produit culturel alors que la France continue à « diaboliser » ce produit unique et pourtant bénéfique.
Je me dois de préciser que l’Académie du vin n’entend pas prétendre qu’il ne fait pas dénoncer l’abus d’alcool, Mais c’est le fait qu’on place le vin au même niveau que tout autre type d’alcool qui est contesté.
VINS et SANTÉ
Dans le même ordre d’idée, Sylvain AZRIA, éditeur de « Vins et Santé » dont le numéro de l’année 2005 est paru à la fin de l’an dernier, écrivait en présentation liminaire « Vins et Santé est convaincu que protéger le vin c’est protéger l’humain ». Le 10e numéro du « 1er guide du vin dédié à votre santé », présente, en guise d’éditorial, des textes sur le vin, dont certains viennent de très loin. On peut lire un propos de Maître Arnaud de Villeneuve, écrit aux environs de l’an 1300. Ce docteur était médecin des papes et fondateur de la faculté de médecine de Montpellier. Un autre papier provient du Professeur Paul-Henri Cugnenc, médecin chirurgien à l’hôpital Georges-Pompidou.
Ce cher docteur a écrit : « Si bien que son bienfait (au vin, évidemment) se manifeste non seulement vis-à-vis du corps mais aussi il élève l’âme en lui apportant la joie qui fait oublier la tristesse. »
Je n’irai pas plus loin dans ces citations. C’est tout le document de près de 450 pages qu’il faudrait reproduire. Je m’en abstiens. Je vous invite plutôt, visiter www.vinsetsante.com vous pourrez lire plusieurs excellents articles se rapportant au vin en général. mais, évidemment, sur le vin et la santé, en particulier. Il y a même un papier que j’y ai signé sur « les jeunes Québécois et l’alcool ».
Le Tastevin
Les amateurs de vin connaissent, pour la plupart, cet objet un peu mythique et un peu-beaucoup folklorique. Plusieurs confréries bachiques en ont fait un élément important du costume moyenâgeux que les membres endossent; on porte le tastevin en sautoir, suspendu à un cordon ou un ruban multicolore.
Autrefois, les vignerons, notamment en Bourgogne, avaient toujours son tastevin en poche. De nos jours, le verre à dégustation, dit verre INAO a remplacé cet objet quelque peu désuet.
Le Dictionnaire du vin, paru en 1988, aux éditions Sézame, à Boulogne-sur-Seine, dit ceci, à propos du tastevin :
Tasse à déguster, täte-vin ou tastevin : Il existe plusieurs sortes de tasses à déguster appelées aussi tâte-vin.
La tasse bordelaise est un tronc de cône très ouvert, dont la surface est unie et dont le fond, renflé en dedans, est presque hémisphérique; en retournant la tasse, le creux produit par ce bombage sert de mesure pour essayer des coupages par parties déterminées. -- La tasse bourguignonne, ou taste-vin, a la forme d’une tasse à thé, à fond plus ou moins rebondi; elle est entourée de bosselure régulières, différant de forme sur les deux côtés; d’un côté, ce sont des cupulettes, de l’autre des stries parallèles. »
Pour sa part, Michel Dovaz, dans son livre « 2000 mots du vin » prétend que le tastevin bourguignon « est plus perfectionné » que celui de Bordeaux, « Les reliefs différents qui la marquent ( la tasse bourguignonne) ont été étudiés pour sonder la robe des vins blancs et rouges. Les tasses à déguster, conclut Dovaz, ne se conçoivent qu’en cave pour goûter des vins jeunes. »
Les membres de confréries qui arborent un tastevin comme élément de leur costume ou comme signe de leur appartenance à un regroupement déterminé se servent très rarement de cet outil si ce n’est pour accueillir un nouveau membre,
De grâce, si vous avez un tastevin, placez-le dans une armoire à moins que vous ne le portiez fièrement. Ne jamais l’utiliser comme ‘cendrier’… Cela c’est vu! et, pour un amateur, membre de confrérie, c’est un sacrilège!
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille