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| Biologique, terroir, etc. |
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Samedi le 18 avril, 2009 |
Attention! on est très porté sur le « biologique », de nos jours. Ce terme peut cacher bien des « mensonges », N’est pas biologique qui veut et un produit arborant cette mention n’est pas nécessairement exempt de tout artifice.
À propos du vin, Pierre Casamayor, œnologue, écrivain et professeur émérite, écrit « qu’il n’existe pas de vin biologique au sens strict… » Mais ce sont plutôt des vins issus de l’agriculture biologique ou de raisins biologiques. En fait, il faut préciser ce qu’est la culture biologique, selon M. Casamayor, il s’agit d’un « mode de culture de la vigne (ou d’autres végétaux) sans produits chimiques, par opposition à la culture dite conventionnelle ».
Selon l’auteur, une charte concernant la production de vins biologiques devrait être bientôt promulguée, en France. M. Casamayor indique que même en bio, la viniculture exige l’ajout de substances chimiques comme le souffre qui empêche le vin de devenir du vinaigre. C’est la raison pour laquelle, conclut-il, le vin ne peut être qualifié de bio.
C’est dans « Le vin en 80 questions », paru chez Hachette en 1986, que Pierre Casamayor donne toutes ces informations. C’est dans ce même bouquin qu’on peut lire que le vin est « un produit culturel ». L’auteur explique que jadis, avant le transport ferroviaire, « on ne buvait que le vin de sa région, de son village, voire de sa vigne. » Le vin, conclut-il, « est à l’image du terroir qui l’a vu naître ».
En lisant ce passage, j’ai voulu aller voir ce qu’on disait à propos du mot « terroir ». Car j’ai souvenir que bien des auteurs du vin estimaient que le mot terroir était exclusif à la France, nulle part ailleurs, disait-on, dans les autres pays producteurs le mot n’a pas eu de traduction. Bien sûr, en Italie, au Portugal et autres pays d’Europe, on a adopté les « appellations d’origine » mais on ne fait pas nécessairement référence au fait que le terroir soit un des éléments primordiaux de la qualité d’un vin.
À propos du terroir
Le terroir ne se limite pas à l’endroit géographique où pousse la vigne. C’est la composition du sol et du sous-sol, la conformation de terrain, l’exposition au soleil, la pluviosité, etc. Aujourd’hui on parlerait peut-être « d’environnement » au lieu de terroir.
Pas surprenant alors, que pendant un temps, seuls les Français se soient préoccupés du terroir tout autant que du climat, des variétés de raisins et du travail humain. Dans les pays du Nouveau Monde viti/vinicole, notamment, selon Pierre Casamayor, chez les Anglo-Saxons, on niait l’importance du terroir. Mais cela change présentement, « Les Californiens, écrit le professeur Casamayor, ont fait de grandes recherches sur leurs sols et commencent à délimiter des terroirs, tout comme les Australiens. Il leur reste maintenant à inventer le mot correspondant ».
Le vignoble mondial
On apprend, par le truchement d’un bulletin de la FIJEV (Fédération internationale des journalistes et écrivains sur les vins et spiritueux) que les vignobles en Europe, du fait que la Communauté européenne tend à vouloir en réduire la superficie, enregistrent, en 2008, un recul de 33 milliers d’hectares (mha), par rapport à l’année précédente et couvrent maintenant 3 818 mha. Cette réduction, est principalement le fait de l’arrachage définitif en France, en premier lieu.
Ailleurs, pour les pays non compris au sein de la Communauté Européenne, on note une faible augmentation de la superficie en vigne notamment dans deux zones, la Nouvelle-Zélande qui compte 5 mha de plus et la Russie qui marque une augmentation de 4 mha. La superficie mondiale de la vigne se situerait présentement 786 mha.
À noter que la FIJEV tire ses information d’une source très sûre, l’Office international de la vigne et du vin (OIV).
Malgré ces diminutions, je ne crois pas que la disette totale de vin soit pour demain.
Bonne fin de semaine.
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
P.S. Je suis honteux. Je viens de relire mon texte paru dans la rubrique « large soif », de jeudi dernier. Le dernier paragraphe est complètement incompréhensible. On aurait dû lire :
Une information fort encourageante : les ventes de rosés ont progressé de plus de 25%, entre 2006 et 2008… Maintenons la tendance!
Désolé!
JGJ
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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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