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Samedi le 19 septembre, 2009 |
En France, le vin «a de la misère»… Il ne se passe pas une semaine, depuis quelques années, sans que les vignerons et les autres intervenants du vin, en passant par les amateurs, n’aient mille et une raisons de récriminer. Prenez le dossier du ROSÉ, vous vous rappelez que j’avais écrit ici-même, que la Communauté Européenne proposait de permettre d’assembler du vin rouge et du vin blanc pour faire du rosé, alors qu’en Europe, en France, principalement, cette tactique est totalement interdite. Le vin rosé, sauf en Champagne, s’obtient par une vinification délicate qui permet de colorer plus ou moins intensément, le liquide qui sort du pressurage.
À ce propos, voici ce que j’ai découvert dans «Vins et Divin» un complément au magazine français Monsieur (mai-jui 2009) «couper n’est pas r
rosé» prétendent les vignerons français. «Pour bien comprendre la colère des viticulteurs, écrit le magazine, il faut tout d’abord comprendre comment est fait le rosé. Il est élaboré à partir de raisins noirs. On laisse les grains macérer un certain temps : le jus est donc en contact pendant quelques jours avec la peau du raisin. C’est ce qui va lui donner cette couleur plus ou moins rosée. Et que propose la Commission Européenne? D’autoriser le mélange de vin blanc et de vin rouge. Cette pratique s’appelle «coupage», jusqu’alors interdite en Europe.»
Les vignerons déclarent que la Commission Européenne songeait à modifier cette règle, uniquement que pour des fins mercantiles… l’effet de ces changements, selon eux aurait fait, entre autres, du Rosé de Provence, un ridicule «coca-cola».
Heureusement, selon un écrit paru le 18 juin 2009, «la guerre du rosé n’aura pas lieu». Effectivement, «la Commission Européenne a renoncé la semaine dernière (première quinzaine de juin) à autoriser la production de vin coupé».
Le coupage a mauvaise réputation
Un autre article sur le même sujet, déclare que tout ce branle-bas n’apaiserait pas nécessairement « les inquiétudes de la viticulture française. Le vignoble français, champion du monde du rosé, ne pouvait laisser passer sans réagir cette décision, qui risque de mettre à mal autant son économie que son image de marque. Le coupage a souvent mauvaise réputation, quand on parle de vin, et l’image renvoie aux pires moments de la viticulture française, quand on mélangeait les vins de l’Hexagone avec les « piquettes » algériennes.
«En 2006, la France a produit 5,9 millions d’hectolitres de vins rosés, ce qui correspond pratiquement au tiers de la production mondiale, devant l’Italie et l’Espagne. Alors que la consommation de ces vins est en constante progression, la décision européenne risquait de banaliser ces produits.
Les défenseurs du coupage, à l’inverse, mettent en avant la concurrence internationale. Bruxelles a voulu faire miroiter l’accès aux marchés émergents que sont, globalement, les pays asiatiques, principalement la Chine.» On estime, en dernier lieu, que 87 % des Français refusaient le coupage
Que boivent les Français?
Dans « lalsace.fr » on lit que «la consommation su vin rosé a sensiblement augmenté ces dernières années. En 2005, 88% des ménages français déclaraient acheter du vin au moins une fois par an, selon un sondage de Viniflor et la consommation moyenne de vin était de 42,8 litres par ménage. Quant au type de vin, le rosé arrive au deuxième rang (19%) devant le blanc (16%) mais très loin derrière le rouge (65%).
Un autre chiffre intéressant : Les Français représentent 14% de la consommation mondiale du vin, mais boivent un tiers des rosés bus à travers la planète, les Américains en boivent 11%,
À ma connaissance, aucunes statistiques semblables pour le Canada et le Québec. Statistiques Canada a quelques données sur le sujet, mais englobe le vin dans alcool. Évidemment que le vin c’est de l’alcool, mais en aucun endroit au monde on assimile le vin aux spiritueux titrant 40% et plus… Alors faire des comparaison est presque impossible.
Par ailleurs, la Société des alcools (SAQ), dans un e ses rapports, donnait des chiffres de la consommation du vin par tête d’habitants : 18 litres, par année, en 2008 comparativement à 12,3 litres/année, il y a 5 ans.
J’aimerais bien plus de chiffres… et vous?
La belle Bourgogne
Toujours fascinante, la Bourgogne qui sait se révéler à qui sait l’écouter.
Situons le vignoble proprement dit, par rapport aux autres grandes superficies viticoles. Tout le monde réalise que la Bourgogne est deux ou trois autres zones de production un des plus prestigieux vignobles de France.
La Bourgogne compte cinq AOC, 32 appellations de «grands crus», 562 de «premiers crus», 44 appellations communales ou de villages et 23 appellations régionales. La vigne en bourgogne, courre sur 250 km du nord à partir de Chablis au sud jusqu’en Mâconnais, au sud. Malgré tout, seulement deux cépages sont utilisés pour réaliser tous ces vins, le chardonnay pour les vins blancs et le pinot noir pour les rouges et les rosés. On ne peut oublier l’aligoté, un autre cépage exclusif à la Bourgogne, dont la production est très limitée.
Les vrais amateurs de vin vous diront que la Côte d’Or est le plus prestigieux vignoble de France! Et j’en suis.
Bonne fin de semaine
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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