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| Du vin ROSÉ au Cidre de Glace |
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Samedi le 21 février, 2009 |
Dans un récent Bulletin de la FIJEV (Fédération internationale des journalistes du vin) on a publié le texte suivant, provenant d’une journaliste péruvienne, Cristina Vallarino. C’est une ode au vin rosé qu’elle avait composée pour la Saint Valentin. La fête est passée depuis une semaine, mais en tant qu’amateur de rosé, je ne peux résister à vous communiquer les propos de cette journaliste d’un pays d’Amérique latine, alors que NOUS sommes dans les « derniers » (?) soubresauts de notre hiver (aujourd’hui, c’est le 19 février et il fait tempête…
Voici, pour rêver de jours plus cléments, les strophes de Cristina Vallarino,
Ode au vin rosé…
À quelques jours de la Saint Valentin, quel autre vin que le Rosé peut mieux évoquer la célèbre « Vie en Rose » ? Quelle revanche, quand on sait que jusqu'à une époque fort récente, le vin rosé (le plus vieux vin de l'histoire selon certains, le vinum clarum des
Romains) était considéré péjorativement comme un petit vin, un vin de seconde zone, élaboré
Un peu par défaut. Un vin d'été ...
Revanche tardive, après deux ou trois siècles de lourd dédain qui avaient suivi une longue époque de quasi monopole, quand les Anglais vendangeaient tranquillement l'Aquitaine et que les tonneaux de « vin clairet » - on disait claret en gascon - quittaient le port de Bordeaux pour ceux de l'Angleterre et de l'Europe du Nord. Pour se convaincre de cette vogue passée, il n'est que de considérer la peinture flamande de Breughel à Vermeer, laquelle a toujours représenté des carafes de vin clair...
D'autres siècles sont venus, plus enclins à la macération des raisins noirs, nouvel usage « très tendance » qui a progressivement relégué la production et la consommation du vin rosé aux régions du Midi de la France, notamment la Provence, laissant aux terroirs d'Aquitaine tous les privilèges d'une considération grandissante et presque universelle. Et voici que le récent engouement des Français pour ce vin clairet rebaptisé « rosé » a permis peu a peu d'inverser la tendance et de redonner au vinum clarum des lettres de noblesse qu'il avait depuis longtemps perdues. L'évolution des modes gustatives, peut-être en raison de
l'internationalisation des types de cuisine, a très vite permis au vin rosé de se refaire une réputation et de franchir ainsi les frontières sous l'habit flatteur d'une estime toute neuve.
Désormais on le retrouve aussi bien en Chine accompagnant un riz cantonnais, qu'au Japon, à New-York , à Santiago ou à Lima. On observe que sa consommation dans le monde est en constante progression. (J’ajoute, notamment au Québec). Si la France reste, aujour-d'hui, le premier producteur mondial de Rosé, il faut souligner que les pays viticoles du monde entier ont désormais inscrit le vin « rosé » à leur palette de présentation et à leurs tarifs.
Notre vieux Rosé renoue donc avec le succès ; il n'est plus seulement du vin clair, il ose se parer avec éclat des couleurs de la rose. Son nom à lui seul soulève, hors de son pays de naissance, tout un imaginaire romantique. Nul doute que ce vin chargé de rêve et d'histoire saura enchanter les dîners chics de la Saint Valentin 2009. (J’ajoute encore, « et pourquoi pas tout au long de l’année »).
Maria Cristina VALLARINO LOZADA (LIMA , PEROU) -- CVALLARINO@ewong.com
Carone, un vignoble québécois
Connaissez-vous les vins du vignoble Carone? Les ceps de ce vignoble poussent à proximité du Saint-Laurent, dans la région de Lanaudière, plus précisément à Lanoraie, entre Repentigny et Berthier. J’avais découvert Carone il y a un an ou deux, à Magog, lors de la fête des Vendanges. J’ai été agréablement surpris. Carone fait un ROUGE comme on en trouve peu au Québec. La production est cependant limitée et les vins de ce vignoble ne sont disponibles qu’à la propriété (info@carone.ca) ou encore au Marché des saveurs au Marché Jean-Talon, de même, semble-t-il qu’au marché du Vieux Port, à Québec. Ça vaut le détour.
Or, Carone poursuit une action fort méritoire, Pour chaque bouteille vendue, un montant est remis au Fonds mondial pour la vie sauvage (World Wildlife Fund ou WWF) qui plante des chènes-liège sur les bords de la Méditerranée. Anthony Carone explique, là dessus : « Chaque fois que Carone contribuera à planter un nouvel arbre à liège, nous soutiendrons le travail de WWF et des communautés locales afin de protéger les seules forêts de chênes-liège de la région méditerranéenne… ». Salut Carone, merci!
VINEXPO et le Canada
Le plus important salon international des vins, Vinexpo, a publié, récemment, des statistiques intéressantes par rapport au commerce des vins au Canada (on n’a pas de détails, malheureusement, par rapport au Québec seulement) – il est cependant passablement facile de conclure que le Québec pèse lourd quand il s’agit de consommer du vin…
Des chiffres de l’étude de Vinexpo rapportent qu’entre 2003 et 2007, les Canadiens ont consommé 454 millions de bouteilles de vin, toutes catégories confondues, ce qui représente, dit-on, une croissance de près de 30%, au cours de cette période; on estime que la progression devrait se poursuivre, jusqu’en 2012, alors que le Canada consommerait près de 6 milliards de bouteilles. (le chiffre de l’étude est de 49 587 caisses).
En 2007, le Canada s’est placé au 6e rand mondial des pays importateurs de vins tranquilles. La consommation de vins importés a augment. De 31,98% pour atteindre 26 millions de caisses, en 2007. L’étude prévoit que la consommation continuera de croître entre 2008 et 2012 pour en arriver à 37 millions de caisses. C’est plus qu’un fleuve, c’est un océan!
Un autre chiffre intéressant : 61,4% des vins tranquilles consommés au Canada, en 2007 étaient rouges et ce chiffre devrait avoisiner 29,876 millions de caisses en 2012. Par contre, la consommation du vin rosé a augmenté de plus de 60% durant la même période et devrait augmenter encore de 60% entre 2008 et 2012. Grand bien nous fasse! (Voir, plus haut, l’Ode au vin rosé).
Irez-vous en France en mars?
Si oui, sachez qu’un grand événement vinicole aura lieu dans les Côtes du Rhône entre le 16 et le 21 mars. 750 exposants seront disponibles pour des rencontres et des dégustations, durant ces 6 jours. Il s’agit de Découvertes en Vallée du Rhône, 2009 -- Pour information : www.infos-rhone.com
Presque toutes les activités ont lieu en Avignon, mais il y en aura aussi à Tain l’Hermitage et dans la commune d’ Ampuis, le 20 et 21 mars. – On peut toujours communiquer avec SOPEXA-Canada, à Montréal, au 514-288-5802 - demander Cynthia Joyal ou Valérie Jolivet.
Les cidres de glace
On le sait, maintenant, le CIDRE DE GLACE est devenu une marque de renommée internationale pour le Canada, plus encore, pour le Québec. Or, il y eut, récemment, une compétition le MONDIAL DES CIDRES DE GLACE 2009. L’événement s’est déroulé au début du mois, à Rougemont. Il s’agit d’une compétition unique sur la scène de la cidriculture DANS LE MONDE!
La médaille « Grand Or » qui récompense le produit qui a obtenu la plus haute note, a été décernée à Neige, de la Face cachée de la pomme. Par ailleurs, Cuvée spéciale du Domaine Lafrance et Frimas de La Face cachée de la pomme se sont mérité des médailles « OR ».
Enfin, des médailles d’argent sont allées à
Domaine Lafrance Bouquet sur glace – Vergers Lafrance
Neige éternelle La Face cachée de la pomme
Cryomatus Domaine Antolino Brongo
Cryo Cidrerie Cryo
Pinnacle Signature Domaine Pinnacle
L’Art du givre Verger Lacroix
Givre de Saint-Joseph Verger Lacroix
Tentez de découvrir et de goûter ces produits d’exception! Pour plus d’informations : Mondial des cidres de glace – Odette Côté, 450-443-8808 – info@mondialcidresdeglace.com
Bonne fin de semaine!
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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Recherche dans
Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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