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| C'est beau, le monde du vin! |
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Samedi le 21 mars, 2009 |
Le plus vieux clos de Bourgogne
Dans le dernier numéro du magazine « Bourgogne aujourd’hui », (fév.-mars 2009,
no 86), on peut lire un article intéressant, sur les origines du vignoble bourguignon.
L’auteur, Laurent Gotti, rappelle que « les historiens ont longtemps fait commencer l’histoire
de la vigne en Bourgogne, vers 312 après J. C. »
Or, l’an dernier, on aurait découvert les vestiges d’un clos « haie ou palissade »
attenant à une villa et remontant au 1er siècle après Jésus Christ, situé à quelques mètres
du vignoble actuel de Gevrey-Chambertin. Sur ce site, on a trouvé des vestiges de mode
de culture préconisé par les agronomes romains.
L’auteur conclut que «La découverte serait complète sur les archéologues venaient
à identifier un pépin de raisin dans les matériaux prélevés. Une étude de l’ADN de ce dernier
pourrait dévoiler jusqu’à l’origine des cépages plantés. » N’est-ce pas fascinant?
Du lexique bourguignon et d’ailleurs
On lit ou entend parfois des mots dont on se demande la signification. En Bourgogne,
par exemple, le mot « clos » se rapporte à une parcelle de vigne, de dimension plus ou
moins importante, qui, à un moment de son histoire, aura été enceinte par un muret de
pierres, une haie ou autre élément de clôture; quant au mot « climat » il se rapporte à un
lieu-dit cadastré.
Encore, le mot « cru » qu’on utilise dans la plupart des régions viticoles, vient du
verbe croître dont c’est le participe passé. En d’autres mots, on pourrait dire que « cru »
veut dire là où la vigne a cru, a poussé; par extension, cru désigne un vignoble précis, un
terroir, voire même une région. Dans le Bordelais, par exemple, lorsque les « crus » on
été classés, cette désignation se rapportait à l’ensemble des vins produits dams une zone
bien délitée : 1er cru classé de Margaux ou 2e, 3e cru etc…
Une bouteille de 1971
Mon bon ami Jean-Pierre Beltrami qui, en passant, est un grand amateur de vin
de Bourgogne, est Suisse d’origine, il a même été de longues années, Consul Honoraire
de la Suisse à Québec. Comme tous les Suisses que je connais, c’est un bon vivant et
il sait le faire connaître.
Tout récemment, il m’a adressé un courriel pour me relater la découverte qu’il venait
de faire, en tirant une bouteille de « derrière les fagots », c’est-à-dire, presque cachée
et oubliée; il m’écrit, ce cher Beltrami « J’ai retrouvé cette bouteille (il avait placé une photo
dans son message) datant de 1971. Ce vin rouge vaudois provenant des caves de René
Neyroud à Chardonne et dénommé Charmigny.
Comme il se doit, poursuivait mon ami, nous avons estimé que sa vie (au vin) fut
assez longue et qu’il fallait constater comment un vin rouge vaudois se comportait après
38 ans »… - Eh! Bien conclut mon Jean-Pierre Beltrami, ‘étonnant’ quoiqu’un peu tuilé
dans sa robe, le liquide a conservé un caractère de pinot-gamay marquant… Et nous
l’avons bue jusqu’au bout! Moralité… à vous de le faire!
J’ai eu ce message le 24 février. Or, quelques jours plus tard, le 8 mars, j’ai reçu un autre courriel de mon ami Beltrami. C’était la suite de la fabuleuse histoire d’un vin suisse qui a tenu le coup, pendant 38 ans.
« J’ai envoyé la photo de ladite bouteille, m’écrivait mon ami, à plusieurs de mes connaissances… de même qu’à la veuve du vigneron René Neyroud dont il a reçu comme il le dit, un « témoignage assez bouleversant ». J’irai au cimetière, lui a écrit la dame, avec la photo pour lui dire qu’il peut être fier de son vin, du travail qu’il a accompli! »
Et de conclure Jean-Pierre Beltrami : « Nous qui savons parler du vin, c’est beau… ».
Je ne crois pas devoir en dire plus. Tout cela est beau, en effet. C’est ça, le monde du VIN!
Bonne fin de semaine
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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