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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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Samedi le 21 juillet, 2001
Vive la Bourgogne!
Le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) annonce, dans le numéro de juin de «En direct de la Bourgogne», son bulletin officiel d’information, que tous les intervenants du vin, en Bourgogne consacreront 2 millions de francs (plus de 500 000$ can) pour l’amélioration de la qualité et une meilleure connaissance des vins bourguignons. Excellente nouvelle! dont on ne verra sans doute pas les effets avant deux ou trois ans. Si tant est qu’il y avait besoin de cette campagne, tous les amateurs en bénéficieront tôt ou tard!
Festivals Baroque et de Jazz
Les amateurs de musique baroque qui serait en France, en juillet, sont invités au 19e festival de Beaune, qui a lieu présentement et jusqu’au 29 juillet. Les concerts se déroulent dans la cour des Hospices de Beaune un lieu touristique à ne pas manquer, si vous ne l’avez déjà vu… ou dans la basilique Notre-Dame. Ceux et celles qui ne connaissent pas cette région de la Côte d’Or seront, par ailleurs enchantés de leur découverte, Beaune est une jolie ville cerclée de mûrs antiques. J’imagine qu’on ne manquera pas, alors, de goûter quelques bonnes bouteilles pendant le séjour. La musique et le vin ont toujours fait bon ménage. On peut avoir le programme du festival baroque sur internet : www.festivalbeaune.com
Par contre, toujours à Beaune, aura lieu le 1er festival de jazz, les 14 et 15 septembre prochain. On aura plus de renseignements en communiquant avec le «BIVB» : En direct de Bourgogne, 12, boul. Bretonnière, BP 150, 21204, Beaune Cedex. – ou auprès de Claire Contamine tél. 03 80 25 04 80 ou par fax 03 80 25 04 81.
RESTAURANT
Savez-vous que le mot existe depuis le 16e siècle. Au début il désignait un «aliment qui restaure». Ça doit être monsieur de la Palice qui a dit cela… Mais non, c’est ainsi. Ce n’est qu’au 19e siècle qu’on utilisa le mot restaurant pour désigner un établissement spécialisé, non pas où on mangeait, mais où on vendait des «restaurants», toujours les aliments qui restaurent.
À Paris, l’histoire dit que le premier marchand de mets prêts à manger, notamment du bouillon, un dénommé Boulanger, vendait aussi d’excellents «restaurants», c’était en 1765. Le Larousse gastronomique rapporte que le premier restaurant (le lieu où l’on vend de la nourriture qu’on peut manger) fut celui que Beauvilliers fonda en 1782, sous le nom de «Grande Terrasse de Londres».
La Nouvelle France aurait-elle précédé la «Mère-Patrie»? On pourrait le croire, en lisant les propos de Jean Provencher, dans sa chronologie du Québec (Boréal, 1991). L’historien écrit :« Le 19 septembre 1648, à Québec, Jacques Boisdon (quel nom prédestiné!) reçoit du Conseil de la Nouvelle France la permission à l’exclusion de tout autre[..] de tenir boutique de pâtisserie et hostellerie pour tout allans et venans’. C’est, selon Provencher, la plus ancienne législation relative à la tenue des auberges et des cabarets au Canada.»
Pour rétablir les faits aux bonnes dates, il faut rappeler ce qu’en dit le Larousse Gastronomique : «Jusqu’à la fin du 18e siècle, on ne trouvait à manger moyennant finances, que dans les auberges et les tavernes». Donc Paris et Québec vivaient la même situation aux mêmes dates, quant aux lieux de restauration.
Jean-Gilles Jutras,
Ambassadeur du vin au Québec
jgjutras@videotron.ca
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