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Un conte amusant - oenologique-littéraire
 

Samedi le 22 décembre, 2007


Le secrétaire général de la FIJEV (Fédération internationale des journalistes et écrivains du vin) Hervé Lalau, a fait parvenir, ces jours-ci, dans le bulletin électronique de la Fédération, un conte bien approprié à la période de Noël et des fêtes. Je vous le livre tel que je l’ai eu.

C’est mon cadeau des fêtes. En cette presque-veille de Noël. Je vous invite à lire et relire ce texte, il y a des « jeux de mots » cachés… À vous de les découvrir, chers ami(e)s du vin.

Une page d'amour... Sancerre

Notre ami Damien de Koninck (Sopexa Bruxelles) nous transmet ce texte, véritable tour de force oenophilo-littéraire... Il m'est arrivé une histoire dont il faut que je vous donne, si je puis dire, la primeur. C'était il y a quelque temps, au bal de la Nuits Saint Georges que j'ai rencontré la petite Juliénas, une fille drôlement Gigondas, un sacré beau Meursault, bien charpentée, et sous sa robe vermillon un grand cru classé, avec des arômes de cassis et de fraises des bois. On a dansé Anjou contre Anjou sur un Sylvaner à la mode et, plus tard, lorsque je lui ai proposé de l'emmener dans mon Châteauneuf-du-Pape, elle est devenue toute Croze-Hermitage !!! Le temps d'aller chercher un Chablis au vestiaire, de mettre un petit Corton dans ses cheveux, on est monté dans ma Banyuls et on a roulé jusqu'au matin. Ah quelle belle journée ! On s'est baladé Entre-deux-mers, il faisait beau, on a Vacqueyras sur la plage, les pieds dans l'eau Clairette, on s'est Pouilly-Fuissé dans les dunes et puis comme le Mercurey montait sérieusement et qu'on commençait à avoir les Côtes-Rôties on a décidé de rentrer. Mais voilà, en partant, nous nous sommes retrouvés coincés dans les embouteillages, enfin les bouchons, quoi! Je commençais à Minervois sérieusement et là, Juliénas et moi, nous avons commencé à nous crêper le Chinon. D'un seul coup elle a claqué la Corbière de la Banyuls et elle est partie ! Je me suis retrouvé comme Macon. Quoi, me suis-je dit, elle s'est déjà Sauvignon avant même que j'aie le temps de la Sauternes ! Mais je vous Jurançon, je l'avais dans la Pauillac, en effet, j'étais tellement Tokay que j'ai couru après elle dans Lalande et les Chardonnay pour la rattraper. Quand on s'est retrouvés, et que je l'ai vue devant moi en Gros-plant, je lui ai dit -"Ne fais pas ta Pomerol, et ne t'en va plus Gamay !" En pleurant, elle est tombée dans mes bras en Madiran -"Ne m'en veuille pas, je voulais juste être sûre que ton Saint-Amour était vraiment Sancerre". Depuis, on ne s'est plus cuités..."

Là dessus, bonne fin de semaine et d’année. On se retrouvera le 8 janvier. D’ici là, savourez tout ce que la vie vous offre de beau et de bon, goûtez de nouvelles bouteilles, soyez généreux pour les plus démunis mais surtout soyez prudent et prudente… je vous veux toutes et tous en 2008.

Vous n’êtes pas sans savoir que ce sera une année exceptionnelle, que 2008, on célèbre le 400e anniversaire de la fondation de la ville de QUÉBEC, par Champlain. Bien des occasions de festoyer et de célébrer auxquelles vous êtes toutes et tous invités. Regardez le site du 400e et tout ce qui a été publié. Pour ma part, j’y reviendrai sûrement le plus souvent possible.

SALUT!

Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
 
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