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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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Samedi le 02 février, 2002
Sait-on qu’on fait des mousseux de qualité dans le département de l’Aude (Sud-Ouest) avant que ne soit connu le champagne? En effet, ce sont les moines de l’abbaye de Saint-Hilaire, à Limoux, qui ont élaboré le premier «brut». Comme dit la publicité, depuis, «l’esprit des bulles accompagne tous les moments joyeux, ceux qui racontent le plaisir d’être ensemble».
Au sujet du champagne et tous les mousseux de qualités, qu’ils soient français ou d’autres régions, voici quelques propos :
- On peut servir ce type de vin tout au cours d’un repas, même si, en principe ils sont plus à leur place à l’apéritif;
- Encore faut-il, si on veut faire un repas «tout mousseux», choisir des plats qui s’allieront bien : entrées, évidemment, recettes de poissons, de viandes ou de volailles en sauce blanche, etc.
- Pour bien ouvrir une bouteille de mousseux et pour éviter que le bouchon ne casse, il faut tenir la bouteille fermement d’une main et le bouchon de l’autre. On fait alors tourner la bouteille lentement et on retient le bouchon pour qu’il ne saute pas. «Un petit psitt vaut mieux qu’un grand pop!».
- Peut-on conserver une bouteille de mousseux ouverte en y glissant une petite cuillère dans le goulot? NON… utilisez, plutôt, ces bouchons spéciaux qui s’ajustent à la bague du goulot.
- Le type de verre influence le goût. Pour ma part, je n’explique pas ce phénomène, mais je ne saurais boire du lait dans une tasse, ni du vin dans une coupe en métal. Un verre épais gâte mon plaisir, alors qu’une coupe élégante, en verre fin et mince me ravit. Pour ce qui est des mousseux et plus spécialement du champagne, on optera pour une flûte élancée aux parois légèrement rétrécies. On bannira à tout jamais ces coupes évasées plus aptes à servir des sorbets que des vins fins.
- Pour rafraîchir une bouteille de vin, notamment un bon mousseux, mieux vaut un seau d’eau et de glace. Je lisais récemment la suggestion suivante : jetez une poignée de gros sel sur la glace, cela la fera fondre et la bouteille se rafraîchira plus rapidement; la température d’une bouteille plongée dans un seau à glace perd 10° c. en 15 minutes.
- Les blancs jeunes et effervescent se servent entre 8 et 10° c. Les blancs de garde entre 10 et 12° c. ; quant aux vins rouges, on les déguste entre 15 et 18° c.
Les guides de vin
On ne saurait se passer de ces outils pour bien choisir son ou ses vins. Évidemment, le plus important et précieux guie est celui de Michel PHANEUF qui en est à sa 21e édition. Les commentaires et analyses de plus de 2 500 vins, les 200 bons vins à moins de 20$ et une foule d’autres renseignements, commentaires et suggestions. Michel Phaneuf ne se dément pas, année après année, il guide les Québécoises et les Québécois, dans le monde fascinant des vins.
Il y a aussi «Les Vins, sélections 2002» de Thierry Debeur, un guide facile d’approche, qui renferme les suggestions de 4 ou 5 «amateurs» passionnés du vin, dont j’ai l’honneur de faire partie.
Il y a aussi des livres de suggestions signés par Jean Aubry, François Chartier et autres. Ce sont des «livres de chevet» qu’on ne peut ignorer non plus que les suggestions des chroniqueurs des grands quotidiens, des revues et magazines de même, évidemment que celles de votre chroniqueur préféré de Planète Québec, qui vous dit :
Là dessus, bonne fin de semaine
.
Soyez prudents, notamment, en maniant la pelle à neige! Et savourez bien tous les plats et les bons vins servis à votre table! À bientôt!
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
jgjutras@videotron.ca
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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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