Samedi le 23 juin, 2007 |
Rassemblement mondial, en 2008
Cela se prépare depuis presque trois ans, le « Rassemblement mondial des confréries bachiques », en 2008. à l’occasion des fêtes du 400e de fondation de la ville de Québec. Cet événement, qui aura lieu du 5 au 9 juin 2005, sera accompagné du Festival de l’harmonie des vins et des mets lequel se prolongera jusqu’au 14 juin dans une quinzaine de restaurant réputés de la Capitale. Si le Rassemblement est principalement dédié aux membres des confréries, la population locale et les visiteurs pourront participer aux activités du Festival de l’harmonie des vins et des mets.
Je reviendrai assurément sur ces événements majeurs et je vous ferai part, ultérieurement, de la programmation de ces grandes fêtes du vin et de la gastronomie de 2008; on y attend des délégués de plusieurs confréries de partout au Canada, d’Europe évidemment et des États-Unis.
Nouvelle appellation
Comme on l’écrit dans www.metrofrance.com « il est très rare en France d’avoir une nouvelle dénomination…Pourtant, à l’occasion de Vinexpo 2007, on a présenté la première cuvée des vins de pays de l’Atlantique produits dans le Bordelais. Cette nouvelle catégorie de vins de Bordeaux entend « juguler la crise viticole bordelaise ».
On estime à 40 000 hectolitres, (5 millions de bouteilles), la production des vins de pays de l’Atlantique pour la première année. On prévoit qu’une vingtaine d’autres producteurs se seraient inscrits pour produire eux aussi ce type de vin. C’est assurément à suivre.
Dans les bulles
Le champagne a vraiment des vertus insoupçonnées. Ce sont les premiers mots d’un article paru, en début d’années, dans Québec Science, signé par Fabien Gruhier, « car la bulle, poursuivait-il, possède l’incroyable pouvoir de réconcilier science et sensualité. » - Pour ma part, j’estime que les bulles, notamment celle du champagne ont le pouvoir de réconcilier tous les humains en difficultés les uns avec les autres.
Dans le même article, un encadré rapporte que l’éclatement des bulles des vins mousseux, principalement du champagne engendre un phénomène surprenant, alors qu’ « Il faudrait bénéficier d’une vue perçante capable de saisir des images au millionième de seconde, pour profiter d’un autre plaisir qu’offre le champagne. Lorsqu’une bulle éclate, il se forme une fleur à cinq pétales. Hélas! le joli phénomène n’est visible qu’avec des caméras très spéciales. » J’avoue n’avoir jamais vu ce « spectacle ».
Savez-vous ce que disait la marquise de Pompadour, à propos du champagne? « C’est, affirmait-elle, le seul vin qui laisse femme belle après boire ». C’est pas beau ça?
À propos des bouteilles
La bouteille n’a pas toujours été le contenant idéal du vin… Pour l’histoire, ce n’est d’ailleurs qu’au début du 18e siècle que la bouteille est apparue, en Europe et l’usage n’en a été propagé qu’au dix-neuvième. Auparavant, le vin était conservé et manipulé en fûts, l’usage des flacons était réservé au service à la table de la bourgeoisie.
Il y a quelques années, j’avais eu un échange de courriels avec un correspondant français qui m’avait demandé pourquoi les bouteilles actuelles avaient une capacité de 75 cl soit 750 ml (qui est en fait ¾ de bouteille). J’avais répondu que je ne savais pas trop la raison de ce format et j’ajoutais : « Je me rappelle qu’il y a une vingtaine d’années (aujourd’hui ce serait certainement 25 ou 30 ans), chaque région avait des capacités en volume différentes… Puis il y eut uniformité en France ce qui a été adopté ensuite par le Marché commun pour toute l’Europe. »
Mon correspondant, en mars 2004, m’écrivait qu’au moment où l’Angleterre a pu produire des bouteilles en verre à prix abordable, on a vite adopté ce type de contenants. Mais la capacité des bouteilles étaient variées. « Les capacités les plus courantes avoisinaient les 85 cl. Elles n’étaient pas identiques pour toutes les régions, on trouvait 73 cl pour le Bordeaux, 77 cl en Champagne. »
« Mon correspondant terminait en précisant : « Un arrêté ministériel du 18 mai 1979 a mis fin à cette diversité en imposant la contenance de 75 cl (750 ml). » Une seule exception subsiste, ce que j’ai d’ailleurs écrit ici même : la bouteille de vin jaune du Jura, le clavelin contient 62 cl (620 ml) La différence, soit 38 cl serait la déperdition du vin par évaporation naturelle… le vin jaune doit demeurer au moins 6 ans, en barrique, sans ouillage (ajout de vin pour compléter la capacité du fût.
Bonne fin de semaine, bonne Saint-Jean-Baptiste!
Large soif! En toute modération.
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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