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 Vacances en Pénichettes® Locaboat Holidays
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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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Samedi le 23 juillet, 2005
On sait comment ils sont, les gens de l’Empire du Soleil levant? Gentil, affable, discret et tout ce qui fait le charme de l’Asie. Je vous dis cela pour vous raconter que lors d’une fête du Beaujolais, à Montréal, il y a quelques semaine, j’ai rencontré une charmante japonaise qui m’a parlé du vin avec enthousiasme. Même si de plus en plus de femmes s’intéressent au vin et savent en parler, j’avoue avoir été fort surpris qu’une japonaise qui habite Montréal soit représentante en vin… au Québec.
Kachiko Hanano représente entre autres grands vins les produits des vignobles Jean-Michel MOUEIX. Qui dit Moueix, dit qualité et qualités!!!
Jean-Michel est de la famille de Jean-Pierre (Pétrus) évidemment, mais il a ses 20 hectares de vigne en Pomerol et Saint-Émilion. Il semble bien que le Clos Beauregard ou celui de Toulifaut ou bien les châteaux La Tour du Pin Figeac et Rochebrune, entre autres, ne soient pas disponibles au Québec, sinon par importations privées.
Pourtant, ces produits se retrouvent au Bistro à Champlain, chez Leméac, Le Toqué, Julien, Gautier et plusieurs autres grandes tables de la région de Montréal tout aussi renommées. Si, vous êtes intéressés, je vous invite à communiquer avec HANA VIN : Kachuco Hanano, 658, rue Bloomfield, Outremont, H2V 3S1 (514-276-8151) ou via internet : kachiko_hanano@yahoo.ca
--- Vous ne le regretterez certainement pas, quand ce ne serai que de constater la gentillesse de cette dame.
Dans un siècle
Dans un siècle il y a cent ans… Jacques de la Palice n’aurait pas dit mieux, tout comme son fameux « un quart d’heure avant sa mort, il était encore en vie »…
Or dans les cent ans d’un siècle, les vins nous en font voir de toutes les couleurs. Ce qui entraîne des déclarations souvent intempestives : «Cette année, sera l’année du siècle!». Rappelez-vous, autour des années 1990, chaque année était déclarée année du siècle encore un peu et aurait pu avoir un 20e siècle de plus de 100 ans.
Je viens de mettre la main sur un volume intitulé «Un siècle de millésimes» aux éditions Fleurus,
écrit par des auteurs réputés : Jean-François Bazin et Hélène Piot entre autres, en plus du préfacier exceptionnel Jacques Puisais.
«Qui n’a pas rêvé de goûter ne serait-ce par les mots, la grâce et l’élégance d’un haut-brion 1929 ou d’une romanée-conti 1937? – de 1900 à 2000 par un millésime ne manque (dans ce livre) des plus prestigieux à ceux qui ont été vite oubliés » peut-on lire en quatrième de couverture.
Comme exemple : « 1911, après plusieurs années difficiles, voire catastrophiques, les vignobles relèvent la tête. La récolte n’est pas très abondante, mais les vins envoûtent encore aujourd’hui.» - 1922, l’année se singularise par une récolte pléthorique, mais la qualité des vins n’est pas au rendez-vous. C’est même la pire année du siècle pour la vallée du Rhône. » - note personnelle, c’est la première fois que je lis l’expression « PIRE » année du siècle…
Dans ce livre, château Yquem est cité une trentaine de fois, la romanée conti à 16 reprises, mouton-rothschild 29 fois, le champagne Dom Pérignon 4 fois, Alphonse Mellot, à Sancerre, 3 fois. On a écrit à 18 reprises sur la côte-rôtie, de la vallée du Rhône. À deux reprises, il est question de pommard, une fois dur Mâcon et 2 fois sur Saint-Véran. Tout ça pour vous dire qu’il y a une foules de petits détails tous plus intéressants les uns que les autres. C’est ce qui a permis à Jacques Puisais, dans la préface, d’écrire : « Le vin naît, grandit, vieillit, décline et finit par mourir.».
N’est-ce pas d’ailleurs, le lot de tout ce qu’il y a de vivant sur la terre? Mais sans doute que comme moi, vous direz : « On n’est pas pressé! ».
Qui est George BURNS?
Je ne le connais pas pourtant j’ai lu, je ne sais plus où, la déclaration suivante qu’il aurait faite :
« Un seul verre suffit pour me rendre saoul, mais je ne sais jamais si c’est le treizième ou le quatorzième ».
Un oubli à me pardonner…
Il y a un bon moment que je devais vous dire ‘deux mots’ d’un vin de haute qualité, produit par les Domaines Barons de Rothschild. Il s’agit de la RÉSERVE Pauillac spéciale 2002 (869651 – 31,50$) un élégant à la couleur rouge soutenue; le surprend par ses arômes intenses de fruits soulignés d’un agréable boisé; la bouche est généreuse et bien équilibrée où les beaux fruits sont encore présents assortis de fines touches de vanilles et de réglisse. On le servira avec bonheur sur une côte de bœuf rôtie aux champignons sauvages.
Quelques conseils
Dans un magazine dont j’ai retiré une page sans en noter le nom, j’ai trouvé quelques petits conseils à l’intention de celles et ceux qui commencent tout juste à s’intéresser au vin.
Il est vrai que quand on est quelques peu néophyte, on peut être perplexe parfois au moment de choisir une bouteille : blanc ou rouge?
Quand et avec quoi sert-on du rosé? Vin sec, pétillant ou moelleux? Choisir la France, l’Italie, la Californie, le Chili ou quoi? Et puis vin de pays, appellation d’origine, vino da tavola, denominacion de origen, etc. OUF!
Je vous le dis sans arrière pensée : on peut se fier au personnel de la SAQ. Mais je vous le recommande fortement, chacun et chacune doit se faire une idée et découvrir ses goûts et ses prédilections. Êtes-vous porté à courir au dépanneur si quelqu’un s’annonce à l’improviste? Ou préférez-vous acheter une caisse de vin, en réduction, à la SAQ, sans trop savoir si vous aimerez ou non?
Quoiqu’il en soit...
1- Même si la promotion est alléchante, n’achetez qu’une bouteille à la fois, goûtez et faites-vous une idée si vous devez ou non acheter une caisse.
2- Si un vin vous plaît, ne vous fiez pas trop à votre mémoire qui pourrait vous jouer de mauvais tours;
prenez la peine de préparer un petit cahier dans lequel vous inscrirez tous les détails concernant ce vin : nom, producteur, classement, origine, millésime, prix et vos commentaires…
3- Une étiquette peut être trompeuse. Les grands vins n’ont que rarement des étiquettes très élaborées. De même, certains vins plus modestes, comme des vins de pays ou ‘de table’ sont parfois plus plaisants que certains autres à la renommée tapageuse.
4- Une réserve de 10-12 bouteilles, continuellement renouvelée, est fortement recommandée plutôt que des achats à la sauvette, mais ne négligez pas de remplacer les bouteilles consommées.
5- Et le prix? Bien sûr, la très grande majorité des amateurs se limitent aux vins de 15$-18$ (et j’en
suis) mais une fois de temps à autres, ne résistez pas à vous procurer une bouteille de 25$ ou plus, que vous dégusterez avec des parents ou des amis qui vous sont chers! C’est comme cela qu’on apprend le mieux le vin, surtout si vous avez pris la peine de bien associer un plat raffiné avec VOTRE vin.
Bonne chance et belles découvertes!
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec.
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