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| Quelques notules |
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Samedi le 24 novembre, 2007 |
« Les vins de soif, ces mal-aimés » titrait l’éditorial de Nicole Barrette Ryan, dans le numéro du mois de novembre du magazine Vins & Vignobles dont elle est rédactrice en chef. Nicole Barrette qui, depuis des décennies, multiplie les dégustations et les analyses, les voyages et les conférences, sait de quoi elle parle, quand elle écrit : « … le consommateur oublie que le vin est d’abord destiné à être bu à table tout au cours d’un repas et non dégusté hors contexte. »
À l’appui de cette affirmation, Madame Barrette rapporte une expérience qu’elle avait vécue : « je devais choisir quel vin réaliserait la plus belle harmonie avec un plat : d’un côté, un vin hyper médiatisé et, de l’autre, du même producteur, un vin plus simple. Oh surprise, le premier vin, sur lequel tout le monde s’était extasié en dégustation pure, est resté dans les verres après une ou deux gorgées, alors que l’autre, plus fringuant, doté d’une meilleure acidité mais au fruité plus fondu a été bu jusqu’à la dernière goutte. »
L’auteure continuait, en rappelant qu’on néglige souvent sans raison, si ce n’est la notoriété et les commentaires rocambolesques d’autres vins, des produits tout simples qui mériteraient pourtant une meilleure appréciation. Elle écrivait : « Je pense aux beaujolais, muscadet, bourgueil et chinon, je pense au simple chianti qui a le malheur de ne pas être né dans la zone prestigieuse du chianti classico, tous ces vins sont infiniment sapides et agréables à boire. Leur seule prétention est de faire plaisir. »
La rédactrice continuait en rappelant que lorsqu’on invite des gens à sa table, on a le devoir de les rendre heureux. Cette affirmation rejoint le 20e aphorisme de Brillat-Savarin (1755-1826) qui écrivait, il y a plus de 150 ans : «Convier quelqu’un, c’est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu’il est sous votre toit. » Rappelez-vous ces quelques lignes, en choisissant vos vins, la prochaine fois que vous aurez des invités. Il n’est pas toujours opportun de présenter les vins les plus chers ni les plus haut cotés.
Je me permets de vous souligner que je vous propose, règle générale, des vins que je m’achète moi-même, n’ayant pas les moyens de me payer très souvent des vins de haute voltige qui, accompagnés d’un plat, ne donnent pas toujours le plaisir qu’on en souhaiterait.
Ricardo et François Chartier
Toujours sur le même sujet, jeudi dernier, le sommelier Chartier, accompagnait Ricardo Larrivée qui préparait une recette en provenance d’Alsace où il était allé quelques mois auparavant pour enregistrer des séquences à présenter au cours de ses émissions de 11h chaque matin. François Chartier proposait un riesling pour arroser un poulet cuit dans ce vin. Le sommelier a proposé deux rieslings justement parce que l’un recevait de très hautes notes et l’autre qui s’associait également au plat rencontrait l’intérêt de personnes moins en mesure d’en déceler les différences.
Riesling Heissenberg 2005 – domaine André Ostetag 739813 37,50$
Riesling, Léon Beyer réserve 2005 081471 17,70$
Évidemment tous les amateurs avertis verront la différence. Mais ne l’oublions pas, le vin, d’abord, doit faire plaisir et si le fait de payer plus de 35$ vous cause problème, n’hésitez pas, buvez le Léon Beyer, sans regret!
Châteauneuf-du-pape, La Bernardine
J’ai eu à commenter, hier soir, ce vin blanc des Côtes-du-Rhône, à l’occasion d’un chapitre de la Commanderie des Costes-du-Rhône. Comme je me posais des questions quant à ;a désognation « La Bernardine », je me suis enquis chez Chapoutier même.
Voici la réponse que m’a donnée Antoine de Boysson, responsable de zone Amériques, chez Chapoutier.
« Nous produisons, sur la colline de Châteauneuf-du-pape, trois différents vins, principalement à base de grenache blanc produit sur vieilles vignes. Puis mon interlocuteur précise l’âge des vignes des trois parcelles :
- La Bernardine : 30/35 ans d’âge
- Croix de Bois : 60 ans d’âge
- Barbe Rac : 80 ans et plus.
Les amateurs avertis savent faire la nette différence entre des vins provenant de vielles vignes et ceux produits à partir de vignes plus jeunes… mais 30/35 ans, n’est-ce pas déjà respectable?
Cependant que tout cela ne répond pas à la questions, à quoi se rapporte la désignation LA BERNARDINE? C’est que ledit vignoble a été développé par les moines de Citeaux qui avaient été fondés par Saint Bernard, ce moines portaient déjà le nom de Bernardins, il y avait de plus une communauté féminine, les Bernardines; d’où,,,
Au fait, si je vous donnais mes commentaires livrés hier soir, peut-être cela vous intéresserait-il? Voici donc, humblement soumis :
LA COMMANDERIE DES COSTES-DU-RHÔNE
souper chapitre du 23 novembre 2007 – Restaurant La Fenouillière
Châteauneuf-du-Pape blanc
La Bernardine 2004 – M. Chapoutier 10455359 45,25$
Un spécimen que ce châteauneuf-du-pape blanc
1- Chapoutier pratique la culture biodynamique
(bio = vie + dynamique = en action)
ce qui signifie que la maison s’abstient de tout ce qui n’est pas naturel :
engrais chimiques, insecticides, etc. On protège ainsile
sol et
LA COMMANDERIE DES COSTES-DU-RHÔNE
souper chapitre du 23 novembre 2007 – Restaurant La Fenouillière
Châteauneuf-du-Pape blanc
La Bernardine 2004 – M. Chapoutier 10455359 45,25$
Un spécimen que ce châteauneuf-du-pape blanc
1- Chapoutier pratique la culture biodynamique
(bio = vie + dynamique = en action)
ce qui signifie que la maison s’abstient de tout ce qui n’est pas naturel :
engrais chimiques, insecticides, etc. On protège ainsi l’environnement et
le sol.
2- Du vin blanc en Châteauneuf-du-pape, c’est d’une extrême rareté;
3- Le vin de La Bernardine provient presque exclusivement d’un cépage unique,
le grenache blanc qui représente 90% des raisins, les autres cépages sont la
marsanne, la clairette et le bourboulenc.
4- Le vignoble de La Bernardine, créé en 1938, compte 26 ha dans les deux
communes de Châtauneuf-du-Pape et de Bédarrides, complantés à 98% de
grenache blanc, à raison de 6 000 plants à l’hectare.
Il faut prendre plaisir à déguster ce grand vin
- couleur jaune pâle aux éclats brillants
- nez de fleurs et d’amandes avec quelques touches minérales
- en bouche, les mêmes sensations reviennent, intensifiées, soutenues par une
franche acidité ce qui permet une longueur agréable de plusieurs codalies.
Les vins portent le nom de leurs parcelles
La Bernardine porte le nom de la maison bordant la route vers le village de Roquemaure, le nom de la maison vient d’un ordre monastique Les Bernardins, anciennement ordre de Citeaux, une branche fondée par Saint Bernard. L’ordre était antérieurement propriétaire et protecteur de la région, en plus d’avoir été les artisans de la viticulture en France, à travers les âges. »
Voilà qui complète. Le vin est tout à fait à l’image de sa noble et monastique histoire : tout blanc comme l’aube des moines, tout rond comme certaines proéminences abdominales des saints hommes, tout plein de riches arômes et de fines saveurs comme ce qui embaumait les cuisines des cloîtres.
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
Officier de la Commanderie des Costes du Rhône
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