 Vacances en Pénichettes® Locaboat Holidays
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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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Samedi le 24 décembre, 2005
Bien oui, c’est demain, la grande fête de l’année, que l’industrie et le commerce ont un peu banalisée, en la faisant commencer dès la fin d’octobre, non pas pour nous permettre de réfléchir à notre contexte de vie, mais plutôt pour inciter à dépenser pour les cadeaux, les préparatifs de toute nature, etc.
J’ai d’ailleurs quelque peu participer à cette course à la dépense, je le réalise, en vous proposant, depuis plusieurs semaines, des vins pour accompagner vos fêtes gastronomiques de familles ou d’amis.
Mais, à ma défense, je considère que donner un peu de joie à ceux qu’on aime, en leur faisant partager notre table, c’est déjà donner une autre dimension à la vie trépidante.
Quant à moi, prendre le temps de se rappeler des personnes serait une prise de conscience que Noël et le passage à une nouvelle année sont des moments très importants et autre chose que des dépenses futiles.
J’ai visité, il y a quelque temps, un salon des métiers à Québec et j’ai été ému en voyant le travail d’une artisane.
Avec des fils métalliques dorés et de petites pièces de verres de diverses couleurs l’artiste a monté une petite crèche : Marie, Joseph et bébé Jésus de formes stylisées mignonnes et délicates. J’ai succombé, l’objet est maintenant tout voisin du sapin artificiel qui orne le salon de notre appartement.
Quand les enfants étaient à la maison, nous avions une petite crèche sous l’arbre de Noël que nous avons abandonnée en quittant la maison… Mais, quand les fêtes revenaient, il nous manquait ce témoignage qui fait que Noël n’est pas un jour comme les autres. Même s’il y a beaucoup de préparatifs, il doit y avoir aussi une place, si petite soit-elle, pour réfléchir.
Le souvenir d’un ami
Ce qui fait réfléchir, aussi, c’est de retourner dans ces vieux souvenirs, dans des dossiers d’autrefois. Ces jours-ci, j’ai retrouvé dans mes tiroirs, des anecdotes à vous raconter, en cette veille de Noël, les propos du chef Guy CAUFFOPÉ, dans le journal le Soleil de Québec, il y a certainement une quinzaine d’années, à la veille des fêtes. Il s’agissait des suggestions pour le réveillon, à l’intention d’une douzaine de convives. Le menu était ainsi composé :
Un aspic de fruits de mer (moules et crevettes)
Une dinde au porto et aux marrons
Le plateau de fromages (à l’époque c’était brie, bleu de Bresse et comté) évidemment, aujourd’hui on opterait pour des fromages de chez nous et comment!
Comme dessert, un gâteau « cœur de moka ».
Guy Cauffopé proposait un vin pour chaque service.
Pour l’aspic de fruits de mer, on recommandait un « montbazillac, graves moelleux »… Or, je vous informe que monbazillac s’écrit sans « t » et que, de plus, c’est un vin du sud ouest et non du Bordelais. Si vous réalisez plat semblable, je vous recommande le château La Croix Poulvère, Louis Roche, monbazillac, 2003 850818 : 22,95$
Sur la dinde, on suggérait un saint-émilion. Il y en a des dizaines, on n’a que l’embarras du choix. Mais aujourd’hui avec la dinde, notamment au porto et aux marrons, j’opterais pour un vin du Portugal, comme le Sogrape reserva alentajo, 2002 10371593 21.20$
Avec les fromages, dans le Soleil de l’époque (je n’ai malheureusement pas la date), on avait recommandé un Côte de Nuits – évidemment, de Bourgogne. C’est très vague comme indication, des côtes de nuits, il y en a des dizaines, d’autant plus que de nos jours, on privilégie le vin blanc avec le brie, le comté ou autres semblables.
Allons-y donc pour un côtes-de-nuits, mais en blanc, comme le Bourgogne hautes-côtes-de-nuits 2002, de Faiveley : 856916 – 22.85$. Avec le bleu, on pourrait revenir au porto qui a servi à préparer la dinde, ou alors, avec un vin rouge de son choix.
Le dessert au chocolat était accompagné d’un vouvray mousseux. Vieille habitude que de servir du vin mousseux au dessert. On peut maintenir la traditions soit avec
Cuvée Flamme saumur, 223255 21,85$
Ou encore, et c’était sans doute ce deuxième vin que proposait Guy Cauffopé :
Bouvet-Ladubay, saumur brut 035444 21,15$
Ce beau mousseux était vraiment à la mode, à l’époque, on le servait presque à tous les repas, soit comme apéritif ou au dessert. On l’oublie trop souvent, de nos jours.
Un autre vin populaire jadis, le château Moncontour, brut de Vouvray, vient de Touraine. Vin fin et merveilleusement délicat, le château Moncontour servait à l’apéritif, quand on a cessé de consommer des alcools (gin, scotch, etc.) Voyez, dans la flûte, les multiples bulles fines et persistantes. En bouche, ce gentil mousseux offre des saveurs de fleurs et de fruits, vraiment idéal avant le repas ou tout au long d’un « ambigu ».
L’Amour du vin,
Il faut découvrir Patrick Dussert-Gerber, c’est tout un numéro. Quelques méchantes langues ont déjà prétendu que sa réputation était surfaite, pourtant, il continue à publier et signe courageusement des critiques bien documentées.
Il publie une fois l’an « Millésimes » sous-titré la bible internationale des vins. Le dernier numéro paru, le 2005, - c’est le 25e. Peut-être encore disponible dans les boutiques de presse ou de périodiques. Il faut débourser 16,75$ pour un document de plus de 450 pages, avec photos, commentaires, suggestions, etc. Un cadeau du nouvel an à faire à l’amateur de vin,
De plus Patrick Dussert-Gerber a plusieurs sites internet voyez : www.guidesdesvins.com -- ou www.vinsdusiecle.com --- ou encore, www.amourduvin.com
Surprise sur la première page de « guide des vins », on peut lire un commentaire sur le mousseux « Bouvet-Ladubay » mentionné plus haut.
Et voilà, nous y sommes. Je ne sais si vous allez à la messe de minuit. C’est une des nombreuses traditions qui entourent cette fête chrétienne. La cérémonie de minuit qui autrefois consistait à trois messes, comme on l’a vu récemment, tire ses racines en des temps immémoriaux. La crèche a été inventée, dit-on, par saint François d’Assise, en 1223. Après la messe de minuit il y a presque toujours eu un réveillon, c’est à dire un repas ou, tout au moins, une collation pour se réchauffer après être sorti dans la froidure pendant quelques heures.
On pourrait rappeler bien d’autres traditions dont certaines remontent au début de la Colonie et que nos ancêtres se sont empressés d’implanter en Nouvelle-France. Il y a plusieurs sites àa découvrir, sur internet où on fait d’intéressantes découvertes. Il est bon de pouvoir retrouver certaines pratiques maintenant révolues, oubliées ou délaissées. J’avoue que je trouve malheureux que, de nos jours, on ait tellement oublié notre passé, nos origines, nos traditions.
Je ne peux faire autrement, que de vous souhaiter JOYEUX NOEL.
Je vous invite à visiter quelques sites qui vous apprendront plein de belles choses sur notre Histoire. À vous toutes et tous, je formule des vœux de bonheur, de paix, de santé et d’amour, pour cette fin d’année 2005!
Je serai de retour le 3 janvier.
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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