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Jean-Gilles JUTRAS
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De l'apéritif... aux copeaux(?)


Samedi le 26 juin, 2004

Dans un nouveau magazine (en langue anglaise seulement) que je viens de recevoir, il s’agit de Flavours from France, j’ai retrouvé des suggestions d’apéritifs que j’avais oubliés.

Durant les journées plus chaudes (???) il y en aura certainement même si elles tardent à nous joindre, on aimera goûter des boissons plus fraîches et malgré tout savoureuses. Un de ces apéritifs dont la popularité a des hauts et des bas, il y a le célébrissime KIR. fait d’environ 4/5 de bourgogne aligoté ou autre vin blanc sec et de 1/5 de crème de cassis.

Le Kir, je l’ai déjà écrit, porte le nom du célèbre chanoine KIR, curé à Dijon, maire de la ville et député à l’Assemblée Nationale française, il fut même président de l’Assemblée Nationale. Or, le vin d’honneur qu’il servait à la mairie, durant qu’il était maire, c’était un « blanc cass’ » c’est à dire, une concoction de bourgogne aligoté et crème de cassis. – Si vous n’avez pas lu l’histoire du chanoine, dans « Bacchus m’a raconté… » un livre publié il y a quelques années, je vous en rapporterai quelques
passages, un de ces jours.

D’autre part, on peut faire un mélange vin rouge léger avec de la crème de cassis. En France, selon ses « orientations » ou « tendances », on l’appelle ‘communard’ ou ‘cardinal’ C’est le pendant du KIR, mentionné plus haut Le communard ou cardinal se fait avec un gentil beaujolais bien frais, presque froid et de la crème de cassis également, dans les mêmes proportions ou selon votre goût.

Je lis encore dans Flavours from France : Un blanc cassé est un mélange de muscadet et de liqueur de citron. Je vous avoue que je n’ai pas goûté cette mixture, je ne vous en propose pas moins les produits suivants, sans doute à préparer dans les mêmes proportions et à servir bien frais.

Limoncello, aschi, liqueur de citron 574889 21,35$
Muscadet de Sèvre-et-maine 2002, Rémy-Panier 013821 13,25$

Du vin en doggy-bag

Les restaurateurs français n’ont pas encore pris l’habitude d’offrir certains de leurs vins au verre comme c’est très souvent la coutume chez nous. On a cependant contourné le problème de bouteilles à demi-pleines ou entamées, en offrant des sacs pour rapporter chez soi, la bouteille non terminée.

Il semblerait que la consommation du vin dans les restaurants aurait baissé de 8 à 10% ces dernières années, dû aux restrictions concernant l’alcool au volant, ce qui est très bien, n’est-ce pas? C’est pour cette raison qu’on voit depuis quelques mois, des « bordeaux bags » ou le « vénétui » d’Alsace. Sans doute que partout en France, dans quelques temps, on pourra repartir du restaurant avec son petit sac contenant une bouteille entamée à finir à la maison plus tard.

Je pense que la formule de NOS restaurateurs est tout aussi intéressante, et je ne peux que souhaiter que l’exemple des initiateurs soit suivi par bon nombre d’autres. D’Autant plus que certaines compagnies d’assurance mettent sur pied des services de raccompagnement durant toute l’année, du type « nez-rouge » en vigueur durant la période des fêtes de fin d’année.

LA CAPITALE, compagne d’assurance a fait parvenir à ses clients, récemment, un feuillet offrant le service « Tolérance Zéro ». La carte de membre coûte 40$ (10$ si vous êtes assuré(e) par cette compagnie) et peut servir au détenteur ou à ses invités.
Allez sur : www.tolerancezero.ca

Copeaux et barriques

Un longue étude sur le sujet paraît dans le numéro 481, mai 2004, de la Revue du Vin de France. Il y est donc question de l’utilisation de copeaux de chêne, en remplacement des tonneaux de bois… Je n’ai pas terminé la lecture ni l’assimilation de toutes les données de ce document je vous promets d’y revenir.

L’entrefilet suivant : « un élevage en barrique coûte de 2 à 3$ par litre, alors qu’avec des copeaux, le litre reviendrait à moins d’une trentaine de cents. Plus loin, dans l’article, on peut lire que lors d’une dégustation à l’aveugle, on a présenté sept vins blancs et neuf rouges, élevés soit en barriques soit avec des copeaux… Pour ce qui est des vins l’avantage est allé aux copeaux alors que pour les blancs ce fut « match nul ». À suivre, c’est promis.

Un chapitre de la Confrérie du Tastevin

Dans le monde des confréries bachiques, on appelle « chapitre » une rencontre autour de la table au cours de laquelle on procède, règle générale, à l’intronisation de nouveaux membres.

La Confrérie des Chevaliers du Tastevin n’échappe pas à la règle et tient, en son château de Clos de Vougeot pas moins d’un quinzaine de chapitres annuellement. Le 940e chapitre du Tastevin eut lieu le 25 octobre 2003 sous la co-présidence de la Ministre française de l’Industrie, madame Nicole Fontaine - les deux autres co-présidents étaient les ambassadeurs, en France, de la Suisse et du Japon.

J’extrais du discours de madame Fontaine, les lignes suivantes que je trouve savoureuses : « Le vin, la chose du monde la plus civilisée, selon notre inspirateur commun des soirs de franches ripailles, François Rabelais, qui cachait ses « dives bouteilles » sous sa soutane de moine erratique et épicurien… c’est une ministre heureuse qui vient partager l’atmosphère rabelaisienne de l’amitié joyeuse, en savourant l’élixir divin qui jaillit de vos collines bourguignonnes ».

Là dessus, bonne fin de semaine et « bon vote » lundi!

Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec



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