|
|
|
Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
|
|
|
|
|
|
Samedi le 29 avril, 2000
Le vin n’étanche pas la soif! Tous les spécialistes, les scientifiques et mêmes les amateurs du jus de la treille vous le diront, le vin peut même déshydrater l’organisme, pris en quantité importante, lors d’un repas. Il faut compenser cette déperdition.
Il y a quelques années, un membre du personnel-cadre d’une importante maison commerciale en vins et spiritueux de Montréal accompagnait en France un groupe de journalistes et chroniqueurs en vin dont j’étais. En plus de visiter VINEXPO, le grand salon des vins de Bordeaux, plusieurs déjeuners et dîners étaient au programme de notre séjour en Europe. Or à une occasion, notre accompagnateur expliquait que chaque fois qu’il avait à consommer du vin, il tentait de prendre la même quantité d’eau, durant le repas. Ainsi, disait-il, il n’y a pas de maux de tête ni d’autres problèmes de digestion qui surviennent par la suite.
Récemment, Alain Laliberté, sommelier réputé de Montréal, donnait le même conseil. «Qui n’a pas vécu ce terrible mal de cheveux le lendemain d’un dîner bien arrosé? posait-il comme question à ses interlocuteurs.
Plus loin, il donnait sa recette : «Quoi de mieux que la prévention pour se sentir frais et dispos le lendemain (d’une fête aux libations généreuses). Il suffit de boire de l’eau, autant d’eau que de vin ingurgité. L’eau permet une hydratation du corps et au foie de travailler à l’aise. Suivez mon conseil, concluait-il, respectons le vin, buvons de l’eau».
Dans les magazines
Chantal LECOUTY, journaliste-écrivain, est également vigneronne. Elle collabore régulièrement à la Revue du Vin de France. Récemment, elle rapportait une anecdote vécue bien amusante. Je vous la refile.
C’est la vigneronne qui parle : «Premier de l’an, 11 heures du matin. Dring, dring… Ciel, un client! qui nasille un guilleret : ‘on peut déguster?’! Du fond de la couette, un peu glauques comme il sied un lendemain de réveillon, l’Époux Magique et moi d’en croyons pas l’interphone.
Lâchement, nous nous sommes faits passer pour les gardiens zoulous («Les missié patrons, y sont pas là»…). C’était il y a deux ans et nous en rions encore, le 1er janvier 2000 au tout autre décor, quoique nous ramenant encore et toujours au Vin.».
Le même magazine rapporte qu’un journaliste anglais spécialisé a été très sévère pour les «bordeaux génériques».
Ce sont les vins de Gironde qui arborent la seule appellation «bordeaux» avec un nom de commerce. Les Ambassadeurs du vin au Québec, qui faisaient partie du jury des Sélections Mondiales, en mars derniers, ont eu des remarques semblables pour les «bordeaux supérieurs» qui furent servis au souper de gala au cours duquel on a remis les médailles d’or et autres certificats. Unanimement, ils s’entendaient pour dire que les vins n’étaient pas dignes de la soirée ni des vins primés.
Le Libournais, vous connaissez? En lisant «Vins Magazines» on peut en apprendre plus. Si on vous dit «saint-émilion» ou «pomerol» vous avez déjà entendu ces mots.
Ce sont deux appellations qui font justement partie du Libournais, tout comme margaux ou moulis sont des vins du Médoc. À 25 kilomètres à l’est de Bordeaux, après avoir traversé la zone de l’Entre-deux-Mers, on arrive à Libourne, (du nom de Leyburn, son fondateur).
Le Libournais compte pas moins de treize appellations qui se conjuguent sur les vins rouges, en majorité, mais aussi des blancs secs voire même liquoreux.
Saint-Émilion compte l’appellation générique, plus celle de saint-émilion grand cru; à proximité, on trouve Montage, Lussac, St-Georges, Puisseguin auxquels on ajoute les mots saint-émilion; Lalande de Pomerol jouxte Pomerol, il y a encore les appellations Fronsac et Canon-Fronsac, Graves de Vayres, Côtes de Francs et Côtes de Castillon.
Si le Libournais compte des vins de très grand prestige, on y en produit aussi d’autres malheureusement méconnus. Il vaut la peine de demander conseil au personnel de la SAQ
pour aller à la découverte de vins fort intéressants, savoureux et souvent à prix bien abordables.
À bientôt!
Jean-Gilles Jutras, Ambassadeur du vin au Québec,
jgjutras@videotron.ca
|
|
Recherche dans
Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
|
|
|
|
|
|
|