Samedi le 31 mars, 2007 |
Pour agrémenter votre congé de Pâques, voici trois petites histoires lues dans « L’humour des joyeux buveurs » de Mina et André Guillois. (Marabout – 1988).
« Un célèbre acteur américain venu passer quelques jours à Paris, sitôt descendu d’avion, prend un taxi pour se faire conduire à un restaurant très réputé. Là, il surprend le sommelier en lui commandant une bouteille d’un grand bordeaux, seulement connu des initiés.
- Je vois que monsieur est un connaisseur lui dit le sommelier, en apportant avec précaution la poussiéreuse bouteille.
C’est alors que l’Américain commet la gaffe de sa vie en répliquant:
- Vous avez oublié de m’apporter une paille!
oooOooo
Raoul Ponchon a dit :
Quand mon verre est vide, je le plains,
Quand mon verre est plein, je le vide!
oooOooo
Un patron de bistrot demande à un client:
- Pourquoi commandez-vous toujours deux verres de vin rouge?
- Parce que, dit le client, quand je prends un verre, je deviens un autre homme
et cet autre homme a soif, à son tour.
oooOooo
Accords mets et vins
Voilà un sujet qui suscite bien des discussions et parfois même, des divergences sérieuses… Il est vrai que bien des facteurs entrent en ligne de compte quand vient le moment d’associer un vin pour accompagner un plat.
Récemment, j’ai vécu l’expérience et même deux fois plutôt qu’une. D’abord, au début de février, à l’occasion des dégustations du concours « Sélections Mondiales des vins – Canada, 2007 » et la deuxième fois au concours La Coupe des Nations, tenu à Québec, il y a quelques jours.
Dans les deux cas, une des séances consistait à apprécier un plat servi en même temps que 3 à 5 vins. Le premier exercice, aux Sélections mondiales avait prévu la formule d’un repas complet, comprenant entrée, potage, plat principal, fromages et dessert. Il s’agissait, dans chaque cas, de définir si le vin « relevait » ou « abaissait » le plat ou, à l’inverse, si le plat déclassait le vin ou le valorisait…
Pour la Coupe des Nations, l’exercice allait à peu près dans le même sens, sauf que le dégustateur devait noter ses résultats sur une grille allant, par 10, de 0 à 100. Cet exercice m’a paru difficile, d’autant plus que parfois, on aurait voulu noter 68,5 ou 83,8, par exemple, impossible avec des chiffre ronds 20 – 40 – 65 – 80 etc.
On s’accorde à dire que « L’accord parfait n’existe pas »! L’art de marier mets et vins est imprécis et subjectif. Les caractéristiques d’un plat découlent de tous les éléments qui le composent de même que de la durée et du mode de cuisson et de bien d’autres facteurs.
Pour ce qui est du vin, le terroir, le climat, sans oublier le ou les cépages et une foule d’autres causes influencent l’appréciation. Bien plus, il importe de tenir compte de l’état d’âme du dégustateur ce qui peut nettement influencer le résultat. Le meilleur amateur compétent pourra errer s’il n’est pas en bonne condition physique et intellectuelle, au moment de l’exercice.
N’oublions pas qu’en dehors des « concours » le vin et tout ce qu’on sert à la table devraient être source de plaisir. Choisissez les alliances, entre le vin et le plat, sans trop de tergiversations. Votre premier choix est souvent le meilleur.
Le Chili
Quand on a commencé à s’intéresser aux vins du Chili, ces produits étaient presque tous originaires de la vallée Centrale, aux abords de la capitale, Santiago. Aujourd’hui le Chili exploitent de nouveaux vignobles dans des régions jusqu’à maintenant inexplorées au point de vue viti/vinicole.
Un très intéressant article publié dans Vins et Vignobles, rédigé par l’éditrice et rédactrice en chef, Nicole Barrette Ryan indique que le Nord du Chili se couvre graduellement de vignes prometteuses.
Ce serait, écrit-elle, sur les hauts plateaux des vallées de Limari et de l’Elqui situés à 500 ai nord de Santiago, à proximité de la mer « qui apporte de l’air frais bénéfique pour la vigne. » Une nouvelle générations de vignerons est apparue également, complétant le monde qui avait tracé la piste.
Bien sûr, ce qui a fait au début, en fin de décennie 1980, l’intérêt pour les vins chiliens, c’était « des prix très bas, une qualité honorable, des vins faciles à boire… ce qui résultait dans le fait que tout était réuni pour assurer le siccès auprès des consommateurs ».
Il me semble qu’on oublie trop souvent de goûter et d’apprécier les vins du Chili. Je vous promets de vous en recommander quelques-uns ces jours prochains.
Un très beau jour de Pâques
Là dessus, je vous offre mes vœux sincères et chaleureux pour une belle et savoureuse période de Pâques.
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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