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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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Samedi le 03 mars, 2001
Le père de Charles Trenet, né à Narbonne et décédé récemment, Lucien, donc, était notaire à St-Chinian. Est-ce que St-Chinian vous dit quelque chose? Il s’agit de l’une des belles appellations d’origine du Languedoc-Roussillon qui produit des vins rouges de belle et agréable qualité.
D’ailleurs selon Paris-Match : «Il (Charles Trenet) trônait souvent le midi… dans la salle centrale du Fouquet’s, (à Paris)… À 86 ans, pourvu d’un solide coup de fourchette (trois plats à la suite) et d’une sérieuse descente (intéressante appétence) – il s’offrait des bouteilles à 3000 FF+ ou – 600$) monsieur Charles s’en mettait plein les lampions.»
Pas surprenant que tout au long de sa vie artistique, le Fou Chantant ait fredonné les plaisirs de la vie, les douceurs de la France, la joie qui déborde du cœur en faisant BOUM! En souvenir du grand poète charmant et charmeur, levons nos verres en découvrant ou retrouvant des vins du Midi, pleins de soleil et de sourires.
Boit-on trop de vin?
C’est la question que se posait Jacques Benoit, dans La Presse, récemment. Il faisait alors référence aux statistiques publiées par la SAQ, selon lesquelles, les ventes de vin, au Québec, avaient augmenté de 8,7% au cours du dernier exercice. Le fait semble en inquiéter plusieurs.
Selon les mêmes sources, les Québécois auraient consommé 13 litres de vin, en 1997-98, très loin derrière des pays d’Europe dont les habitants absorbent environ 50 litres annuellement. Faut-il prendre panique quand on annonce qu’au Québec, on prévoit une consommation de 18 litres, avant 2010?
Dans son papier, Jacques Benoit se réfère à l’illustre professeur Émile Peynaud qui a écrit : «Ce qui pousse l’homme à boire est d’abord une volupté et il faut une bonne maîtrise de soi pour rester un buveur raisonnable.»
Dans Le Goût du Vin, célèbre ouvrage que tout amateur de bons vins devrait posséder, le professeur Peynaud explique : «Si j’avais à définir l’art de boire, je dirais qu’il obéit à deux règles : la mesure et le bon goût, et qu’il se résume en deux formules simples : ‘boire peu, mais boire bon’ ou encore ‘boire peu, pour pouvoir en profiter longtemps’. Ce sont certainement les bons vins qui permettent le plus aisément de se tenir à cette conduite. Ils enseignent la tempérance à qui veut bien écouter leur message. C’est avec le vin et la dégustation que l’homme peut apprendre la façon civilisée de boire». (fin des citations).
QUE BOIRE AVEC
J’ai eu une chronique hebdomadaire sur le vin, à Québec, pendant un bon moment. Or je relisais, récemment quelques uns de mes écrits toujours d’actualité… Entre autres sujets, je répondais à une question souventes fois énoncée. Que servir avec des mets asiatiques? et sur des plats québécois? etc.
Pour un repas chinois, par exemple, notamment s’il s’agit de préparations plus américaines (vite fait!) qu’asiatiques, je proposerais un rosé ou un vin rouge léger qui s’accommodent tout autant de préparations salées que douces. J’ai déjà bu un muscadet sur un repas chinois et ce n’était pas mauvais… Si vous apportez votre vin au restaurant fréquenté, demandez l’avis d’un conseiller en vin de la SAQ sinon, vous devrez vous limiter aux suggestions de la carte.
Bonne chance, à la prochaine!
Jean-Gilles Jutras,
Ambassadeur du vin au Québec,
jgjutras@videotron.ca
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