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| Fête pour le Beaujolais
mais deuil pour la Loire
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Samedi le 04 octobre, 2008 |
Le Beaujolais en fête
On a bien raison, dans la région de Beaujolais, de se réjouir du fait qu’un noble cru de ce beau terroir ait obtenu les grands honneurs lors de la dernière édition de l’International Wine Challenge de Londres, récemment. À cette occasion, le FLEURIE 2005, vieilles vignes, de Maryse et Jean-Marc DESPRÉS a été désigné comme le « meilleur vin du monde ».
Raymond Côté, Ambassadeur des vins du Beaujolais au Québec, a émis un communiqué fort intéressant. On y apprend que le concours International Wine Challenge de Londres était le plus prestigieux concours dans le monde. Il rassemble environ 40 000 échantillons dégustés à l’aveugle, provenant de toutes les régions viticoles de la planète.
C’est la première fois qu’un vin du Beaujolais reçoit un tel honneur de « champion du monde ». M. Côté déclare que cette confirmation, pour le vin du Domaine de la Madone du couple Després, montre bien que les crus du Beaujolais peuvent rivaliser avec tous les grands vins de la planète.
Adieu à un très grand vigneron
Un grand viticulteur n’est plus. Didier Dagueneau a perdu la vie, le 17 septembre, dans un accident d’ULM (ultra léger motorisé). Il était un innovateur et, à travers le monde, on le considérait comme un sinon « le plus célèbre vigneron français, tous vins blancs confondus ».
Il avait un domaine en terroir de Pouilly Fumé, en Val de Loire. On estime qu’il a dynamisé la viticulture.
On le surnommait le « provoc » pour certaines de ses sorties médiatiques. Je l’avais rencontré, il y a plusieurs années, en compagnie de Jean Parent de l’agence Réserve et Sélection. C’était un gaillard tout d’une pièce arborant une longue barbe et une chevelure à l’avenant un peu style « Grand Antonio », vous voyez le genre. Mais ses vins… une merveille, une splendeur.
Il donnait à ses vins des noms très remarqués et marquants : Pouilly-Fumé « astéroïde » - « Buisson Renard » - « Pur Sang » - « Silex » - « Monts Damnés ». Le seul vin, semble-t-il, disponible à la SAQ serait le Blanc-fumé-de-Pouilly, 2004 -- 10556820 – 60,00$. On dit que les vins de Dagueneau sont « les ambassadeurs de ce que la viticulture offre de meilleur aux amateurs avides d’émotions et de plaisirs à l’infinie diversité. » Une grande perte. Souhaitons que son œuvre et ses vins lui survivent.
La Fratrie des Enchanteleurs de Champagne
Fondée il y a un an, environ, cette confrérie bachique de la région de Québec, a réuni ses membres récemment, au restaurant l’Utopie de la rue Saint-Joseph, dans le Nouveau Saint-Roch. On y a dégusté 6 beaux champagnes, accompagnés de délicieuses bouchées toutes plus attrayantes et savoureuses les unes que les autres.
Parmi les liquides versés il y avait Jérôme Prévost, R & L Legras, Marguet Père et Fils, Pannier, Drappier. Je ne crois pas qu’on puisse trouver ces champagnes au Québec. Si vous allez en Ontario, peut-être les retrouverez-vous… Ce fut une très pétillante soirée. Le Grand Maître, Jean-Pierre Tremblay, créateur et fondateur de la Fratrie en a profité pour introniser de nouveaux membres et en faire passer d’autres à des grades supérieurs.
Durant l’intronisation, les impétrants ont entendu les admonitions et recommandations du Grand Maître en ces mots : « Comme les initiés naguère, instruits de sa magie (Le champagne) et de son mystère, vous révélerez les vertus de ce prodigieux liquide.
« Il donne de l’esprit aux fillettes candides,
Il console, il guérit, car c’est un enchanteur,
qui met l’éclair aux yeux,
qui chasse l’humeur noire,
réveille les chansons au fond des mémoires
et pare l’avenir d’un doux charme menteur!
Teinté d’ambre ou de rosé,
Il appelle le rire clair et franc.
Chacun jase, écartant la satire
Le cœur épanoui quand on le voit mousser.
À la ronde, vidons le fin cristal sonore,
Oublieux aujourd’hui du souci qui dévore,
Par l’espoir enivrant, laissons-nous caresser! »
Les flûtes, emplies à demie, furent portées hautement au nez puis à la bouche où on en fit couler quelques gouttes à se délecter lentement! Honneur et gloire au divin nectar!
« Le vin sort du bois »
Dans le spécial vin du magazine français LE POINT j’ai lu un article qui traite de la diminution de l’intérêt des amateurs, pour les vins fortement boisés. Quelle bonne nouvelle. J’y reviendrai. En attendant, je vous invite à vous procurer LE POINT no 1878, du 11 septembre 2008. Jacques DUPÖNT y présente son dossier annuel d’une centaine de pages, sur le vin.
Bonne fin de semaine
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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