 Vacances en Pénichettes® Locaboat Holidays
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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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Samedi le 04 février, 2006
Le zinfandel
Les Américains, et, plus spécialement les Californiens, réclament, depuis toujours l’exclusivité d’un cépage prolifique, le ZINFANDEL.
Prolifique, le zinfandel l’est véritablement, les viticulteurs en tirent une variété de vins presque industrielle. Comme l’écrivait Jacques Benoit, dans le journal La Presse, récemment, « On fait, avec le zinfandel (qui l’ignore?) toutes sortes de vins, jusqu’à des rouges mutés, auxquels on ajoute de l’alcool comme pour les portos, et des rosés sucrés, que les Californiens désignent sous le nom de ‘white zinfandel! ».
Or, depuis des décennies, les scientifiques se posent des questions quant à l’origine du zifandel. Pendant longtemps, on s’entendait pour dire que ce cépage californien descendait du «primitvo» italien.
Mais plus tard des chercheurs ont contesté cette possibilité. Selon Jacques Benoit : «selon d’autres chercheurs, on a jugé qu’il était plutôt identique au plavac mali, de Croatie, ou même qu’il serait issu d’un autre cépage croate en voie de dispaition, le crijenak.» On était donc encore en pleines recherches, des deux côtés de l’Atlantique, car il n’y avait pas que les Américains pour s’intéresser à la question…
Dans son article, Jacques Benoit rapporte que des auteurs anglais réputés, Oz Clark et Margaret Rand ont publié récemment, un ouvrage fort sérieux, aux éditions Ga;limard, le «Guide des Cépages », où ils affirment que selon des experts de l’université Davis, on affirme que le zinfandel est le primitivo d’Italie.
Qu’en est-il du zinfandel?
Certains n’aiment pas une certaine rusticité du zinfandel. Il est vrai que ce cépage, selon les viticulteurs qui le produisent peut donner des produits bien différents les un des autres. Le plus intéressant, selon moi, est un vin rouge, sec et moyennement fruité, offrant un bon équilibre entre les tanins, l’alcool et l’acidité.
J’aime un bon vin solide, bien dosé, présentant des arômes de petits fruits et de sous-bois. On le sert à température moyenne, sur des viandes grillées ou un poulet bien doré. On évitera de le servir sur des fromages à moins que ce soit un produit comme du cheddar vieilli.
Vin rouge et fromage?
Incompatibles estime-t-on. Une recherche de l’université Davis, en Californie, tend à prétendre que le vin rouge et le fromage ne vont pas nécessairement de paire, les saveurs et les parfums des deux denrées étant d’origines tellement différentes.
Il y a quelques exceptions précise l’article que j’ai lu, à ce sujet. On donne l’exemple d’un saint-nectaire qui serait accompagné de fines tranches de champignons, comme des bollets, des portofino, voire même des champignons de Paris.
Même si on a servi un vin rouge sur le plat principal, il n’est pas incongru de verser un bon vin blanc bien structuré, sur un plateau de fromages. L’acidité, la minéralité d’un vin blanc seront beaucoup mieux associées au gras et à la densité d’un fromage à pâte fleurie ou plus ou moins ferme.
Vins et cidres de glace
Est-ce que nos produits si renommés sont en danger? On prétend que le réchauffement de la terre pourrait être néfaste pour la production des cidres et vins de glace qui demandent une certaine période de froid soutenu lors des récoltes.
Ainsi apprend-on qu’au Vignoble de l’Orpailleur, le 16 janvier dernier, à 8h du matin, on a procédé aux vendanges d’hiver. « En se servant du froid, écrit-on dans Les Lettres Gourmandes de Thierry Debeur, du 1er février, pour faire perdre au raisin une bonne partie de son eau, on doit attendre ensuite, une température avoisinant –8° à
–12° c. pour que la glace joue son rôle. C’est à peu près le même procédé pour les pommes, en vue du cidre de glace.
Or, il appert que le réchauffement de la planète ne permettrait pas des périodes assez longues pour que les fruits demeurent gelés ce qui est très important pour réaliser ces produits si délicats. Si la température va en dent de scie, il y a grand danger que les fruits ne résistent pas et pourrissent. Très grave pour nos braves artisans.
Ce sera à suivre. Il semblerait que l’émission « La Semaine verte » de dimanche midi, à Radio-Canada abordera ce problème.
Masculin ou féminin?
Si les mots raisin et cépage sont du genre grammatical masculin, qu’en est-il des même des cépages? On dit le cabernet, le chardonnay, le pinot quelque soit la couleur, le gamay, etc.
Mais doit dire LA «syrah», la «folle blanche», la «muscadelle», «l’altesse», la «petite arvine» et sans doute quelques autres. Même en Italie, je l’ai appris aujourd’hui, le 3 février, le cépage «barbera» serait également du genre féminin.
Quand un veut bien parler d’un vin qu’on aime, autant le faire dans les règles,
Un oubli
Jeudi, je vous ai parlé des vins de Claude Coulombe, les « Vins de l’Ïle » servis lors du souper de la confrérie des Vignerons de Saint-Vincent. J’ai omis de vous donner les coordonnées. Je corrige cet oubli :
Claude Coulombe,
Les Vins de l’Ïle,
20, rue Genest, Sainte-Pétronile,
Ïle d’Orléans, G0A 4C0
418-828-9901 ou 418-528-9074
--- fax : 418-667-5258
courriel : claudecoulombe@videotron.ca
Bonne fin de semaine
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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