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Jean-Gilles JUTRAS
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Vin de paille --- et vin rosé


Samedi le 04 septembre, 2004

Vers la fin des années ’80, j’ai eu l’occasion de visiter la région viticole des Côtes-du-Rhône, une des plus belles contrées de France, à tous points de vue. Bien sûr qu’à cette occasion, - c’était un voyage de presse, organisé par la SOPEXA, on nous (chroniqueurs en vin) menés chez plusieurs producteurs et vignerons, de même que dans de grands domaines et négoces.

C’est ainsi que je suis allé dans l’immense « caverne » du Cellier des Dauphins, dont notre ami Samy Rabbat est le directeur commercial en Amérique. (J’espère que vous lisez ses chroniques, dans Planète Québec). Pour revenir à mon voyage dans les Côtes du Rhône, j’ai visité aussi la très belle cave coopérative de Tain l’Hermitage. (je vous promets de vous conter l’histoire de l’ermite et de sa chapelle).

Lors de ce voyage, j’avais rapporté une bouteille de 500ml de VIN DE PAILLE, 1988, de la Cave de Tain l’Hermitage. Je viens tout juste, le 31 août de goûter ce vin de paille, en compagnie de quelques intimes qui venions de travailler à la préparation du bulletin de la section de Québec de l’Amicale des Sommeliers.

Le vin de paille

Dès après les vendanges, les grappes de cépage marsanne sont déposées sur des plateaux pendant environ deux mois, pour faire sécher les raisins. Ce n’est qu’après ce laps de temps que les raisins sont pressésm vinifiés lentement puis mis en barriques pour un élevage de deux ans.

Le vin qui offre des arômes et des saveurs de fruits confits, d’hydromel et d’agrumes, s’associe justement très bien avec une tarte aux fruits frais. Ce qui fut fait l’autre soir!

Le professeur Émile Peynaud

Il y a quelques semaines je soulignais ici même le décès de l’illustre professeur et œnologue Émile Peynaud. J’ai retrouvé dans mes dossiers quelques feillets détachés d’une petite publication. Monsieur Peynaud venait de publier son plus puissant ouvrage « Le goût du vin » toujours d’actualité, croyez-moi. Interviewé à l’occasion de la parution de son livre, Émile Peynaud répondait aux questions de la journaliste, à qui il venait de déclarer :

« Déguster, c’est goûter avec attention un produit dont on veut apprécier la qualité. C’est le soumettre (ce produit) à nos sens, en particulier ceux du goût et de l’odorat. C’est essayer de le connaître en recherchant ses différents défauts et ses différentes qualités et en les exprimant. C’est étudier, analyser, décrire, définir, juger, classer. »

Où finit le rouge, où commence de rosé

Il y a plusieurs année, j’avais conservé quelques feuilles détachées d’une petite publication mensuelle éditée par le Savour Club de France, société de vente par correspondance, genre de club d’achat qui existe depuis plus de 40 ans et aide les amateurs et même les « connaisseurs » à faire les meilleurs choix. Le club fournit des tonnes de renseignements, de conseils, de suggestions

Dans un des petits feuillets distribués aux adhérents, il y avait un article intéressant sur le vin rosé. L’été n’est pas fini, d’autant plus qu’on n’en a presque pas eu, cette année, on peut donc boire encore quelques gorgées de rosé bien frais, toujours agréable avec des cochonnailles, des pâtés ou des terrines.

Voici un peu d’histoire à propos du rosé.

« Jusqu’au 18e siècle le vin rosé fut le seul type de vin que l’on réussissait. En effet, la vinification des rouges et des blancs demande une technique que ne possédaient pas encore viticulteurs et négociants

C’est pour cette seule raison que le Bordeaux « claret », si cher aux Britanniques, représentait la plus grande partie de la production bordelaise. Les grands crus, tels que nous les apprécions tant aujourd’hui, n’existaient pas. »

L’article poursuit en expliquant qu’au 19e siècle, le rosé est presque disparu parce qu’on avait réalisé de grands progrès qui ont nettement améliore les techniques d’élaboration des vins rouges et blancs. Mais les amateurs sont
Revenus à la charge et le rosé a repris sa place. On n’a que se rappeler, ici même au Québec, comment il était difficile de faire déguster du rosé. Heureusement, chaque année la consommation augmente pour le plus grand plaisir des amateurs,

Bourgogne ROSÉ

Ceci pour vous dire que je viens de découvrir un très beau rosé qui vient de la Cave de Buxy, en Côte Chalonnaise. C’est le Bourgogne Rosé, 2003, 16,95$ - évidemment fait de pinot noir, sous l’étiquette fort réputée Louis Roche. On se le procure difficilement… il est assez rare. Allez sur le site de la SAQ pour savoir où vous pouvez vous en trouer. Je vous le recommande fortement!

Bonne fin de semaine,

Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec


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