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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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Samedi le 06 décembre, 2003
Avec l’automne et le début de l’hiver.
Les vendanges sont terminées depuis déjà quelques semaines, il reste pourtant quelques travaux à exécuter, il y en a toujours...
Les feuilles des vignes ont graduellement changé de couleur et même qu’elles sont à peu près toutes tombées. La végétation entre dans une période de repos, la vigne est dans sa phase de dormance. Le vigneron procèdera alors au buttage, notamment au Québec, où ce travail est absolument nécessaire. Il s’agit d’un labour qui ramène la terre pour couvrir une bonne partie des pieds de vigne, en vue de les protéger des gelées de l’hiver.
Pendant ce temps, à la cave, on amorce la vinification qui consiste à transformer le raisin en vin par le processus de la fermentation alcoolique, phase principale de la vinification. La fermentation s’accompagne d’un important dégagement de gaz carbonique en même temps que la température du moût (jus de fruit et matières solides éventuellement), s’élève sensiblement. On doit absolument contrôler la température car un dépassement de 30° à 35° c. serait néfaste. - La fermentation s’achève quand le sucre des fruits a été transformé en alcool, en tout ou en partie.
En France comme ici
On a pu lire, récemment, dans nos journaux, que le Conseil de la santé publique reprochait la publicité de la Société des alcools, prétextant que les promotions et autres agents de propagande incitaient la population à boire plus. C’est à voir!
En France aussi, on rapporte que l’organisme qui prend la défense de la place du vin dans la société avait dénoncé la campagne de communication de la Sécurité routière.
À ce propos, Michel BERNARD, vigneron dans les Côtes du Rhône et président de l’Agence française d’information sur le vin (AFIVIN) déclarait,. en septembre dernier, dans le magazine Cuisine et Vins de France : « Dans les campagnes anti-alcool, c’est souvent le vin qui est diabolisé… on loge le vin au même rang que les autres boissons alcoolisées et parfois, on l’assimile même à certaines drogues. »
Selon Michel Bernard, « cette position est choquante, elle effraie les consommateurs modérés, sans influer sur le comportement des buveurs excessifs. Au lieu d’éduquer, les pouvoirs publics ont choisi de faire peur ».
Il faut reconnaître qu’au Québec, « Éduc-Alcool » joue un rôle important d’éducation. Là où on peut s’interroger c’est quand, dans la lutte contre l’alcoolisme, on ne fait pas le partage ni la différence entre les divers types de produits alcooliques.
Il faut, bien sûr, combattre l’abus d’alcool, mais on devrait être plus sélectif dans ses avancés. Le vin, pris en quantité raisonnable peut être excellent pour la santé, c’est prouvé, on ne peut en dire autant des autres boissons alcooliques.
La plupart des promotions de la SAQ concerne le vin et, qu’on offre certaines réductions sur ce produit, ne fait pas nécessairement boire excessivement. Les études fournies devraient faire la part des choses, quant à la consommation des liquides à base d’alcool. On ne fait pas, que je sache, les distinctions, pourtant importantes, entre la consommation de spiritueux, des vin, de bière, etc.
Robert Mondavi
A 90 ans, le fondateur de Robert Mondavi Winery, reprend en main les destinées de son empire. À cause de difficultés de tous ordres, financières et autres, le patriarche a fait réduire les effectifs du groupe de 10%. Même son propre fils, Tim, a été prié de prendre du recul.
Robert Mondavi à donné le ton : « Nous devons clarifier la perception du nom Mondavi et mieux expliquer nos vins. L’intégrité de la famille Mondavi est en jeu. Nous avons eu trop de succès pour nos vins bas de gamme, au point de faire oublier nos vins fins. Nous devons corriger l’erreur. »
La franchise honore celui qui a été le leader par excellence des vins de Californie, notamment ceux de la Napa Valley. Ne faudrait-il pas que d’autres producteurs ou négociants, aux États-Unis et ailleurs, fassent le même examen de conscience et prennent les mêmes orientations?
(informations tirées de la Revue du Vin de France – septembre 2003).
Du nouveau sur les étiquettes
Dans ce même numéro 474, de la Revue du Vin de France, on fait état des nouvelles prescriptions édictées par la Communauté européenne, pour la rédaction des
étiquettes de bouteilles de vin. --- Présentement, les mentions obligatoires sont :
- L’origine du vin et sa classification : aoc – vdqs – vin de pays – vin de table, etc.
- Le degré d’alcool;
- La capacité de la bouteille : 750 ml ou autre
- La dénomination de vente : Château Margaux, Domaine Lamarche
- L’identification d’un responsable : Patriarche Père et Fils
À ces données le producteur ou le négociant peut ajouter les indications suivantes :
- couleur - millésime - cépage.
On peut indiquer aussi :
Une distinction (médaille d’or Sélections Mondiales)
Une marque commerciale (Cellier des Dauphin)
Le mode d’élaboration (vin nouveau, vin primeur, vin de paille, clairet,
vendanges tardives, etc.)
À compter de 2004, on pourra lire sur les étiquettes, la quantité de souffre, de sucre résiduel, des différents acides, etc. de même que le logo indiquant que le contenant peut être recyclé.
Dès la semaine prochaine
Comme les fêtes viennent rapidement et qu’on cherche toujours à innover dans les réceptions ou rencontre familiales et amicales, jusqu’à Noël, je reviendrai toutes les semaines, le mardi, le jeudi et le samedi avec des suggestions de menus, de fêtes gourmandes, des vins etc. J’espère que cela vous plaira et vous sera utile. D’ici là, bonne fin de semaine.
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec.
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