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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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Samedi le 06 mars, 2004
On trouve de plus en plus de vins produits chez nous, au Québec, sur les tablettes des succursales de la SAQ. Pourtant, la culture de la vigne au Canada n’a pas une longue histoire. Pour ma part, j’ai en mémoire un beau vignoble que la famille de Michel CROIX, a mis plusieurs années à ériger, à Saint-Bernard-de-Lacolle, près des frontières américaines, en Montérégie.
Malheureusement, après quelques années de productions moyennes, au début des années 1980, une très grande proportion des ceps ont gelé profondément et furent complètement détruits. La famille Croix a plié bagage et est retournée en France.
Ailleurs au Canada, les conditions climatiques .étant plus propices, la viticulture est plus florissante, il s’agit d’aller visiter la Péninsule du Niagara pour s’en convaincre; aussi, si vous allez dans la Vallée de l’Okanagan, vous découvrirez un paradis pour les arbres et arbustes fruitiers.
Pour revenir au Québec, grâce aux travaux du professeur J.-O. VANDAL agronome et généticien de l’Université Laval, on peut maintenant utiliser des ceps hybrides qui résistent aux grands froids de nos hivers. C’est avec des vignes hybrides d’ici et d’autres importées de France, notamment, que nos vignobles québécois peuvent produire quelques vins dont certains sont tout à fait agréables.
J’aurai l’occasion d’en parler plus tard, après le concours de la Coupe des Nations qui se tiendra à Québec, en avril prochain.
Créés par les Conquistadors
Il est vrai que les conquérants des territoires sud-américains ont été envahis au 16e siècle par des troupes venues notamment d’Espagne et du Portugal. Comme un peu pour la Nouvelle-France, plus ai nord, ces nouveaux arrivants apportaient avec eux des traditions de toutes natures, dont celles ayant trait à l’alimentation, à la production et à la consommation.
Ainsi, le vignoble de toute l’Amérique du Sud origine de l’arrivée des conquérants, il en a gardé des reflets encore perceptibles : variétés de raisins, mode de culture et de vinification sont nettement rapprochés de ce qui se faisait dans la Péninsule Ibérique. Qui plus est, l’influence de producteurs européens a fait rebondir les vignerons du milieu et donner un nouvel essor aux vins de l’hémisphère sud qui, comme on peut le constater régulièrement sont bien différents des vins d’Europe.
On apprend que c’est en 1521, que Hermàn Cortés a planté les premiers ceps européens, en sol d’Amérique latine, au Mexique plus précisément. La vigne n’a pas tardé à se répandre un peu partout plus au sud. À tel point que l’Espagne a craint pour sa propre industrie viticole. Le roi Philippe !! aurait même interdit la plantation et la production de vin. Peine perdue, la vigne a continuer allègrement de progresser jusqu’à nos jours.
Selon « Vins Magazine » le Chili serait le plus européen des vignobles sud-américains. Bien des œnologues de l’université ont été formés à Bordeaux. Il faut lire les propos de Hervé Romat, conseiller auprès de Bodegas y Bebidas qui relate les liens qu’il a avec une famille chilienne originaire du Libournais en France dont l’ancêtre a planté les premiers ceps en 1906.
22 au 25 avril
Avez-vous noté? Le Salon des vins et spiritueux de Montréal aura lieu au Palais des congrès du 22 au 25 avril. Une équipe représentant les Côtes du Rhône animera une partie du Salon, notamment à l’accueil, les 22 et 23.
Pendant ce temps, au Centre de Foire de Québec, se déroulera le Gala de la Gastronomie annuel jumelé au concours Coupe des Nations où dévoilera les gagnants qui se seront mérité un bon jugement de la part d’un jury se connaisseurs. Les vins, bières et cidres présentés sont, d’une part des produits proposés par les Agences de vins et spiritueux pour des produits disponibles à la SAQ ou des vins et cidres de production québécoise.
Pour bien conserver son vin
- Une température constante en moyenne autour de 10° c. (Mon expérience personnelle veut que les grands changements de température nuisent au vin, s’ils sont trop brusques. Par contre, si les températures varient très lentement, le vin n’en souffre pas trop, pour autant qu’on le conserve dans de bonnes conditions.)
- Une obscurité permanente. Voilà qui est très important. La lumière même brève, nuit considérablement au vin, surtout s’il s’agit d’un soleil brillant directement dirigé sur les bouteilles.
- Un bon degré d’humidité, principalement pour conserver les bouchons en bon état d’étanchéité.
- Aucune vibration… On ne sait trop pourquoi, mais un environnement trépident est absolument néfaste pour le vin.
- Une bonne aération est essentielle à la conservation et à l’évolution des vins.
Bonne chance! Belles et bonnes découvertes…
À bientôt
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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