RÉSEAU PLANÈTE QUÉBEC : Planète Québec - Ma Planète - Planète Généalogie - Planète Cuisine - Planète Fleuriste


Imprimez ce
texte
Envoyez ce texte
a un ami
Ecrivez-moi
Archives
Sur les crémants et...
 

Samedi le 07 février, 2009


« Les crémants séduisent… » Telles sont les premiers mots de l’éditorial signé par Thierry Gaudillère, dans « Crémants de France » supplément du numéro 85 du magazine « Bourgogne Aujourd’hui » (déc.2008 – janv. 2009). Il est vrai que ce type de vins effervescents suscite l’intérêt et l’engouement des amateurs, si j’en juge par moi-même. On ne peut pas toujours avoir la bouteille de champagne à la main, mais on peut aisément ouvrir une bouteille de crémant, sans grever son porte-monnaie. On sait qu’en France, plusieurs régions produisent du crémant : Loire, Bourgogne, Bordelais, Jura, Limoux, Die, Luxembourg.

Qu’ont en commun tous ces crémants se demande l’éditorialiste? « Bien peu et c’est leur force » répond Thierry Gaudillère et de continuer : « Rien à voir entre un crémant d’Alsace qui va jouer le registre de la fraîcheur et de la finesse et un crémant de Limoux qui séduira par sa force et sa richesse aromatique. »

L’auteur rappelle qu’entre ces régions de productions, tout diffère : le terroir, souvent les cépages, le savoir-faire et les traditions. On rétorquera que toute cette diversité amène beaucoup de confusion chez l’amateur. Au Québec, s’ajoute le fait de la présence de multiples autres produits effervescents venant d’Italie (spumante), d’Espagne (cava), de la Californie (sparkling), etc. Où donner de la tête alors?

Quelqu’un un jour mettra-t-il un « guide des mousseux » à la disposition des amateurs? Il y a bien la Fratrie des enchanteleurs de champagne » à Québec, qui fait un beau travail d’initiation « à la bulle », mais la confrérie ne semble pas vouloir ouvrir vers les autres vins effervescents que le champagne… et on le comprend. Donc, l’espace est libre, qui l’investira?

Et le rosé?

Dans le même numéro (8) de « Crémant de France », on rapporte les résultats d’une évaluation-dégustation organisée par le magazine, le 3 octobre dernier, au Centre interprofessionnel technique des vins de Bourgogne, alors qu’un juré de huit membres a dégusté, à l’aveugle, 140 échantillons provenant de toutes les régions de production de crémant. Le premier de tous a obtenu 17,5/20 et c’est le Crémant d’Alsace Lucien Albrecht. Peu ou pas des crémants disponibles au Québec, apparaissent dans la liste des primés…! C’est à suivre.

Le même magazine publie un papier de Didier Bonnet sur les « crémants rosés », il se demande s’il s’agit d’un « effet de mode ou une nouvelle tendance »? On constate, même chez nous, que le rosé est très populaire et plus encore les mousseux, que ce soit le champagne ou d’autres crémants. Après avoir vanté « la créativité de ceux qui les élaborent », l’auteur conclut : « Quant à savoir si l’existence des crémants rosés doit plus à des opportunités commerciales qu’à une ambition gustative établie, le débat est loin d’être tranché. » Un autre sujet à suivre, bien sûr!

En 1979
Dans ma bibliothèque « gourmande » j’ai retrouvé un bouquin que j’avais acquis, en 1979, intitulé « Connaissance et gloire du vin » signé par l’œnologue Charles Quittanson, ingénieur des Industries agricoles et alimentaires. – L’ouvrage avait obtenu un prix de l’O.I.V. (Office international de la vigne et du vin) organisme encore très actif dans le monde de
l’œnologie.

Facteurs de la consommation du vin

Dans cet ouvrage de plus de 600 pages, présenté dans les deux langues (français et anglais) on trouve de tout. Ainsi peut-on lire, à partir de la page 160, « Les facteurs de la consommation du vin ». Charles Quittanson énumère, entre autres :
« la soif » : à ce chapitre le texte conclut : «Le vin n’est pas toujours le meilleur hydratant… » on s’en doute bien, l’alcool est plutôt déshydratant;
« L’esthétique » : l’on boit le vin par plaisir. D’ailleurs, la base même de l’hygiène alimentaire est la joie (pour ne pas dire le plaisir!);
« La profession » : la vie professionnelle du consommateur peut expliquer certaines formes de consommation du vin; le paragraphe donne l’exemple des jurys de dégustation qui font profession de goûter le vin;
« La thérapeutique : a-t-on besoin de rappeler que le vin, consommé modérément, peut être bénéfique. Ce n’est pas nécessairement un médicament, mais rappelons le mot de Pasteur qui a déclaré que le vin était « la plus hygiénique des boissons ».
« La cuisine » : ici encore, nul besoin de longuement épiloguer. « Le vin, écrit Quittanson, entre dans la confection d’innombrables sauces et de nombreux plats. » La liste est très longue de rappeler toutes les recettes où entre du vin. L’auteur de « Connaissance et Gloire du vin » rappelle la tradition du « chabrot ou chabrol » qui consiste à ajouter du vin rouge aux dernières cuillérées de soupe ou de potage.

Les meilleures conditions pour la consommation du vin

L’auteur continue en citant ce qui favorise une meilleure appréciation du vin. Il parle alors des occasions dans le temps et l’espace, de la température de service, du service lui-même, de l’art de l’union des vins et des mets, etc. etc.

Une mine d’or que ce bouquin. Malheureusement, je ne crois pas qu’on puisse le retrouver encore en librairie, peut-être en bibliothèque.

Là dessus, bonne fin de semaine

Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
 
Imprimez ce
texte
Envoyez ce texte
a un ami
Ecrivez-moi
Archives
 
Recherche dans
Jean-Gilles JUTRAS
Les potins de Bouteille
Visitez les Articles du site Berclo. Rubriques : A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z

 

recettes
Recette :
Vin :
 
 
 
 
Toutes nos chroniques

Retour à Planète Québec

C O U R R I E R - É L E C T R O N I Q U E
[ Rédacteur en chef | Chef de pupitre ]


Politique de confidentialité

Copyright © 2006 - Planète Québec inc. Tous droits réservés.

Répertoire de bon liens