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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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Samedi le 07 juillet, 2001
Peu de produits de la terre sont aussi près du terroir que le raisin et le vin qu’il engendre. Du moins, peut-on dire que peu de produits ont une aussi longue histoire naturelle de lien avec la terre. Depuis quelques décennies, un peu partout dans le monde, on s’inquiète de la qualité naturelle des végétaux comestibles, on craint les dégénérescences et les trafics…
On peut se réjouir que le vin est habituellement, le produit parmi les plus naturels qui soient. Bien sûr qu’on a généreusement utilisé des produits chimiques, notamment en culture, mais la tendance vise à diminuer les qualités d’engrais, fongicides et herbicides qui ne soient pas naturels.
Bien plus, la notion de terroir, notamment en France, est reconnue et protégée pas la législation sur les appellations d’origines contrôlées depuis 1921, par une loi qui est toujours en vigueur et qui même a été maintes fois renforcée. Bien plus la législation française a, en quelque sorte, servie de base à l’élaboration des règles de la communauté européenne.
Les nouveaux pays producteurs ont, en général, imité ce qui se faisait en Europe et dans les régions plus anciennes. On peut donc affirmer que le vin est un produit naturel des plus sains.
Collectionneurs d’étiquettes
On parle d’oenographilie, quand on veut désigner le fait de collectionner des étiquettes de vins. Je connais bon nombre d’amateurs qui ont des catalogues imposants de ces petits papiers qui ornent les bouteilles de vin. Saviez-vous que certains collectionneurs comptent leur réserve par milliers, voire dizaine de milliers.
Du grec «oinos» vin -«graphein» écrire et «philos» ami, l’oenographilie signifie collection d’étiquettes de vins. Les premières étiquettes de vin imprimées sur du papier n’apparaissent que vers 1760. Autrefois, semble-t-il, on n’était jamais tellement certain de ce que contenait les bouteilles, sinon qu’au moment des transactions, le producteur remettait un connaissement à l’acheteur, précisant ce que contenait le lot. (pour un peu plus d’informations allez à http://site.voilà.fr/oenographilie/index.jhtml
À propos d’étiquettes, il est assez rare qu’un producteur en change la présentation. Connaissez-vous l’histoire du «clos des mouches» de la maison Joseph Drouhin, à Beaune? (lisez alors «Bacchus m’a raconté», éd. Anne Sigier) vous apprendrez que l’imprimeur avait changé le nombre d’abeilles sur l’étiquette, sous prétexte de symétrie… Là dessus, bonne continuation d’été
Jean-Gilles Jutras,
Ambassadeur du vin au Québec
jgjutras@videotron.ca
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Jean-Gilles JUTRAS Les potins de Bouteille
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