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Pineau, cadeaux et divers propos
 

Samedi le 08 décembre, 2007



Quelques suggestions de cadeaux
Inutile de chercher, pour des cadeaux de Noël ou du Jour de l’An, les amateurs de vin ne demandent pas mieux que de recevoir des livres ou des objets se rapportant au vin, leur grand intérêt.

Je suis allé, récemment dans deux librairies et j’ai relevé quelques nouvelles parutions qui pourraient faire de plaisants cadeaux de Noël pour vos êtres chers et, pourquoi pas, pour vous-même.

Attention, je vous donne les prix que j’ai vus, mais je sais qu’en quelques endroits de grandes surfaces, on peut parfois obtenir des prix inférieurs, à vous de vérifier et de profiter des rabais.

La Sélection Chartier 2008 – éd. La Presse (26,95$)
Petit Debeur, les vins 2008 – éditions Debeur (14,95$) (NOTE : je collabore à la rédaction de ce guide très pratique. J’ai y proposé et commenté une trentaine de produits.

Phaneuf, guide 2006 – éditions de L’Homme (26,95$) (plus de 800 000 exemplaires vendus, depuis les débuts, il y a 27 ans).
Les 100 meilleurs vins, guide Aubry – 19,95$
Guide DEBEUR – 2008. revue gourmande – 16,95$

Quelques livres nouveaux

Le Vin, par André Doninié, éd. Place des Victoires, (49,95$)
Bouquet et arômes, Jacques Benoit, (chroniqueur à La Presse) 34,95$

Vins du Nouveau Monde, Jacques Orhon, éd. De l’Homme – 49,95$
Nouveau guide des vins d’Italie Jacques Orhon, éd. L’Homme – 49,95$

Petit Larousse des vins 29,95$

LE PINEAU DES CHARENTES

Voici des extraits d’un communiqué provenant de la SOPEXA, Société de promotion des produits alimentaires de France, à propos d’une des boissons des plus appréciées des Québécois, « Le Pineau des Charentes séduit les consommateurs… puisque sa cote d’amour s’élève à 59% », au Québec.

D’autre part, le même communiqué annonce que « Le Pineau des Charentes sera au cœur des célébrations entourant le 400e anniversaire de la ville de Québec ! En effet, à l’occasion du coup d’envoi des festivités de Québec 2008, le 31 décembre prochain, les festivaliers pourront se délecter de L’Elixir, cocktail officiel de l’événement, à base de Pineau des Charentes et de jus de canneberge. »

Je n’ai malheureusement pas la recette de cette concoction mais, il me semble que comme pour le kir, les proportions 2/5 de pineau pour 3/5 de jus de canneberge pourrait être expérimenté. On ajuste, selon son goût, ce qui, évidemment permet de goûter longuement le Pineau des Charentes, mais attention, c’est alcoolisé. Si vous n’avez pas à conduire après vos libations, pas de problèmes! Mais si vous devez sortir, « la modération a meilleur goût! ».

« Présent depuis longtemps sur les tablettes des succursales SAQ, poursuit le document, le Pineau des Charentes détient plus de 10 % de parts de marché dans la catégorie des apéritifs. Les Québécoises et les Québécois démontrent un réel attachement au produit puisque sa notoriété s’établit à 54% chez les consommateurs d’alcool ».

Les Français boivent moins

Un entre-filet lu, il y a quelques semaines, indique que les Français ont tendance à consommer moins de vin, eux qui étaient pourtant champions en la matière, jusqu’au début des années 2000.

Le petit papier prédisait que les Français allaient « tomber à la troisième place en 2 010, derrière les États-Unis et l’Italie, selon une étude réalisée pour Vinexpo, salon mondial qui eut lieu à Bordeaux, en juin dernier.

La France, un des cinq grands marchés mondiaux avec l’Allemagne, la Grande-Bretagne, les États-Unis et l’Italie, est le seul pays à connaître une évolution négative de sa consommation (-2% par an) depuis plusieurs années. »

L’Amicale des sommeliers du Québec

Ces jours-ci, l’Amicale des Sommeliers du Québec fêtera les 45 ans de sa fondation. C’est à Montréal, en 1962 que cette confrérie vineuse a vu le jour, dû à la volonté de gens de la restauration de créer un organisme apte à défendre leurs intérêts. Des sommeliers, des maîtres d’hôtel, des directeurs de restaurants et autres spécialistes du boire et du manger ont ainsi fondé l’Amicale; ils étaient de Montréal, plusieurs des Laurentides et d’autres de la Rive Sud, de la Métropole.

Au fil des ans, les professionnels de la restauration et de l’hôtellerie ont quelque peu délaissé leur association qui a cependant été sauvé par des amateurs non professionnels que l’Amicale accueillait depuis quelques années. Dès 1963, une section de l’Amicale avait vu le jour à Québec même, regroupant les mêmes personnalités du monde de la restauration et de l’hôtellerie.

Depuis lors, l’Amicale des Sommeliers compte des sections en plus de celles de Montréal et de Québec, en Mauricie (Cœur du Québec), en Outaouais et depuis peu dans les Cantons de l’Est. Aujourd’hui même, cette dernière section de l’ASQ tiendra un chapitre des Fêtes, au Manoir Hovey, à North Hatley; à cette occasion, le président de la section, M. André-D. FORGET, sera promu « chevalier de l’Amicale ».

Un grand souper de gala de sept services, sera présenté aux participants. Dans une prochaine chronique, je vous ferai part des vins servis alors, au Manoir Hovey qui vient d’obtenir la reconnaissance « Relais & Châteaux’ ».

En 1986

J’ai beau me creuser les méninges, je ne me rappelle plus où j’ai récupéré un dossier de l’Association Québec – Perche, qui existait, semble-t-il, à Québec à cette époque. Quelques documents font état que l’Association était bien active. J’ai ainsi un menu servi le 15 juin 1986, dit Festin du Goûte-Boudin. Voici en quoi consistait ce menu, servi au Motel Universel du chemin Sainte-Foy, à Sainte-Foy. – (En y pensant bien, je crois que ledit dossier vienne des archives de Claude Michel).

Crème de poireaux : Le poireau dans la crème nous vient des sols privilégiés de Saint-François de l’Argentenay, en l’Île d’Orléans.

Tourtière de grand-maman, fèves au lard du dimanche matin, le boudin maigre des grands chefs de la restauration du Perche ancien, le délicieux jambon à l’érable, les pommes de terre purée des grands-mères, en l’Acadie ancestrale, la fraîche macédoine de légumes voisineront dans le même plat selon la coutume établie par nos ancêtres dans les Seigneuries premières de la Côte de Beaupré, (héritage du patrimoine canadien).

Les croustillantes crudités nous arrivent du terroir des Jardins privilégiés de Boucherville;
Le Grand Sec d’Orléans, un bon cidre du pays des vergers de cette merveilleuse Île de Bacchus en Kébec;
Les délicieuses pommes au four, amoureusement préparées, nous proviennent des Grands Prés de la Côte Sud, à Cap Saint-Ignace;
Les fermes ancestrales des Terres Basses de Saint-Laurent auront fourni le blé et le beurre;
Le lait, le thé et le café eurent été puisés dans la belle vallée de la Chaudière.

Prix du repas : 25$ -- cidre, taxes et pourboires inclus.
C’était le bon temps – mais les effluves cidricoles ont bien changé, le cidre est nettement meilleur qu’à l’époque. Il faudrait que j’y revienne.

Salut! Bonne fin de semaine.

Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec



 
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