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| Une page d'histoire et des oublis... |
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Samedi le 09 février, 2008 |
On ne le sait peut-être pas, Samuel de Champlain qui a fondé Québec, il y a cette année 400 ans, aurait été victime d’un attentat. Certains de ses hommes, à la solde des Basques de Tadoussac, voulaient s’en prendre au fondateur de Québec. Il rapporte lui-même les faits dans ses écrits dont se sert le journaliste Louis-Guy Lemieux du quotidien Le Soleil qui y signe, tous les jours, des capsules historiques depuis quelques semaines.
Les conspirateurs qui souhaitaient assassiner Champlain ont été arrêtés après avoir accepter du bon vin… Comme quoi le vin a pu modifier l’Histoire de Québec et de la Nouvelle France. Voici ce qu’a écrit le journaliste Louis-Guy LEMIEUX, en date du 29 janvier 2008 :
« Il (Champlain) fait arrêter les conspirateurs sur la foi du témoignage de Natel. Le journaliste Lemieux cite, par arpès, Champlain lui-même :’’Natel me confirme qu’on voulait attenter à ma vie. En retour, les conjurés croyaient qu’en cédant aux Baques le comptoir de Québec, leur fortune serait faite…
‘Pour confondre définitivement les conjurés, je (c’est toujours Champlain qui écrit) demande au capitaine Testu de les prendre par leur point faible : le VIN. Il les attire sur la grande barque, accostée au port de Québec, en leur offrant deux bouteilles de bon vin, comme un présent venant de leurs amis de Tadoussac. Comme on leur offre une collation, en outre du vin, ils viennent tous sur le bateau… C’est là que je les fais mettre sous arrêt ». (fin de l’anecdote).
C’est un « pot de vin » qui a marqué l’Histoire!
OUBLIS
Dans mon papier sur les confréries bachiques, j’ai fait au moins deux oublis. D’abord le groupe Amici dell’Enotria, à Québec. Jean Bérubé, chercheur scientifique et docteur en foresterie, a repris la direction d’une confrérie créée, il y a une vingtaine d’années, par M. Ortolani, attaché commercial à l’ambassade d’Italie à Ottawa.
Inactive pendant quelques années, la confrérie a été reprise par Jean Bérubé qui a relancé les Amici dell’Enotria - textuellement, les Amis de la Terre du Vin (Enotria, en italien). – Par ailleurs, Jean Bérubé publie, depuis cinq ans, un guide unique « Tutto italiano » aux éditions BRUB, dans lequel sont notés et commentés les vins italiens disponibles à la SAQ. --- On peut joindre Jean Bérubé au 418-653-7321 ou encore par internet : jberube@cfl.forestry.ca
La Commanderie des Vinophiles
On doit aussi noter une autre belle association vineuse. En 1968, un grand amateur de vin, monsieur Raoul D. Gadbois (frère du célèbre abbé Gadbois de la « Bonne Chanson ») fonde la Commanderie des Vinophiles qui fut très active un temps, alors qu’elle recrutait d’illustres personnalités comme Gérard Delage, Robert Choquette et autres. Puis pendant un certain temps, la confrérie cessa ses activités et ce, jusqu’en 1992, alors que de jeunes amateurs, sous la « houlette » de Germain Poirier, reprennent les rennes de la Commanderie, avec l’assentiment de M. Gadbois.
Aujourd’hui, la Commanderie des Vinophiles est active, notamment dans la région de Montréal. Elle est même associée à la Fédération internationale des Confréries bachiques dont elle est l’ambassadrice au Canada. Pour plus d’informations, visitez le site www.commanderiedesvinophiles.com
Ou communiquez avec M. Poirier : germain.poirier@sympatico.ca
L’Ordre de Bon Temps de Champlain et Pont-Gravé
Au début de la présente chronique, je vous rapportais un fait historique, concernant Champlain et la fondation de la ville de Québec dont on souligne le 400e anniversaire présentement.
Or, toujours pour l’Histoire, rappelons que le premier cercle gastronomique et bachique, en Nouvelle-France, a été fondé par Champlain lui-même. Voici, à ce sujet, quelques lignes d’un papier paru ici-même, dans Planète Québec, en date du 6 juillet 2006. En parlant de l’Ordre de Bon Temps de Champlain et Pontgravé, je notais que « Ce groupe sélect a été fondé, il y a une vingtaine d’années, par des amateurs de bonne chère, de vins fins et… d’ « Histoire ». L’Ordre veut rappeler le premier club gastronomique fondé en Nouvelle France, par Champlain, lui-même, en 1606. Le fondateur de Québec était alors à Louisbourg, aujourd’hui en Nouvelle Écosse.
Comme le regroupement détient une charte canadienne, les amateurs du Québec ne pouvaient pas donner à leur propre groupe le nom original : Ordre de Bon Temps. Des avocats astucieux ont proposer de contourner la difficulté en ajoutant les noms de deux illustres fondateurs de la Nouvelle France, Samuel de Champlain, que tout le monde connaît comme fondateur de ville de Québec,
et François de Pontgravé, ami de Champlain. Celui-ci est certainement moins connu, d’autant que son nom est écrit de multiples façon dans les livres : François Gravé du Pont – appelé aussi Dupont-Gravé, Gravé-le-Pont, Pont-Gravé, ou simplement Le Pont ou Gravé.
L’Ordre de Bon Temps de Champlain et Pontgravé a toujours le même Gouverneur président à sa tête, Me Claude Paquette qui avec Me Mario DuMesnil, Pierre Witmeur et votre serviteur a fondé le cercle historique. On peut joindre Me Paquette au 450-471-4596 ou, par internet : claude.paquette@jolicoeurlacasse.com
Et encore, pour ne pas dire « et caetera »
J’ai été intronisé dans la confrérie des Hospitaliers de Pomerol, dans la Confrérie des Chevaliers du Sacavin (Loire), chez les Chevaliers de Fitou… Au Québec, on a eu ou existe encore les Dames de la Duchesse-Anne, les Amies de Curnonsky, l’Ordre des Disciples d’Escoffier, sans compter la Chaîne des Rôtisseurs, l’Ordre hospitalier, courtois et curieux de Saint-Bacchus, j’en passe et j’en oublie…
Alcool et Santé
Éduc-Alcool a publié, récemment, une brochure intitulée « Les nievaux de consommation d’alcool à faible risque ». Il n’y a pas de doute, bien des études l’ont démontré, la consommation raisonnable du vin peut être bénéfique. Mais l’abus peut être néfaste. – Comme le mentionne l’aphorisme X de Brillant-Savarin : « Ceux qui s’indigèrent ou qui s’enivrent ne savent ni boire ni manger ».
Le fait de s’interroger sur la consommation modérée est un signe de « savoir vivre » et de gens sensés. Le fascicule de la société Éduc-Alcool indique que 7 Québécois sur 10 « veulent en apprendre davantage sur la quantité d’alcool qu’on peut boire sans courir de risques pour la santé ».
Sait-on qu’il y a autant d’alcool dans une verre de bière (341 ml – 12 oz à 5% d’alcool) - que dans un verre de vin (142 ml – 5 oz à 12% d’alcool) – ou dans un verre de vin fortifié (comme le porto ou semblabe) (85 ml – 3 oz à 20% d’alcool) ou que dans un verre de spiritueux (43 ml – 1,5 oz 40% d’alcool). On trouve tous ces renseignements et bien d’autres dans la brochure précitée, qu’on peut se procurer dans les succursales de la SAQ; en visitant www.educalcool.qc.ca ou en communiquant avec Éduc-Alcool : 1-888-252-6651 ou, par internet : info@educalcool.qc.ca
Bonne fin de semaine, soyez prudent et prudente!
Et venez fêter les 400 ans de Québec, ça dure jusqu’à l’automne.
Mieux, venez vous joindre aux amateurs de vin, durant le Rassemblement des Confréries, du 5 au 8 juin 2008. (www.rassemblementbachique2008.qc.ca )
Jean-Gilles Jutras
Ambassadeur du vin au Québec
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