|



|
|
Louise Turgeon DE TOUT DE RIEN
|
|
|
|
|
|
Mercredi le 10 mars, 2004
Nous traitons nos joies comme une de mes voisines traitait
les groseilles.
"Fais-nous un gâteau aux groseilles! disaient les enfants lorsque celles-ci commençaient à grossir. Mais la mère ne voulait pas entendre parler de les cueillir vertes.
Il fallait attendre qu'elles mûrissent.
Quand les groseilles furent mures, les enfants les réclamèrent pour la table, mais la mère décida qu'elle en ferait de la gelée.
Quand le moment de faire de la gelée fut venu, la mère voulutattendre de terminer ce qu'elle faisait, afin de pouvoir y consacrer tout son temps.
Mais hélas! Quand ce bienheureux moment fut arrivé, le soleil, les oiseaux et un orage inattendu avaient dépouillé tous les buissons!
Voilà comment nous agissons avec les joies et les bénédictions de chaque jour. Nous disons: Oh! combien j'aimerais pouvoir jouir de ce moment, si...
... et nous laissons l'épreuve, les difficultés ou le souci
l'empoisonner.
Nous espérons toujours pouvoir, une fois, jouir
véritablement de notre santé, de notre foyer, de nos amis.
Mais qui peut nous garantir que, lorsque ce jour si longtemps différé arrivera, les fruits seront encore aux buissons?
(O.S. Marden)
Vous pouvez lire les chroniques précédentes en cliquant sur ARCHIVES.
Pour consulter les autres chroniques livres et culture lanaudoise cliquez sur : http://culture.planete.qc.ca
Pour consulter la chronique De bric et de broc, cliquez sur : "/loulou/detoutetderien/index.html"
|
|
Recherche dans
Louise Turgeon DE TOUT DE RIEN
|
|
|
|
|
|
|